divines et innocentes 2

Ode à l'érotisme et à l'innocence.

SYNOPSIS

Classé dans : SYNOPSIS — 25 août, 2009 @ 5:03

Histoires érotiques et romans-photos qui suivent les incertitudes et les émois  de femmes ingénues et respectables, souvent mariées et mères de famille, engluées dans leur routine et leur bienséance, qui vont brusquement être confrontées à un monde qu’elles ignoraient, un monde de passion et de sexe, de libertinage, où d’autres laissent libre cours à leurs désirs et à leurs fantasmes sans le moindre tabou. Là, elles vont devoir affronter des situations sensuelles et érotiques, faire face à toutes sortes de tentations troublantes dont elles ignoraient jusqu’ici l’existence.

Dans libertinage 1, suivez les émois de Sandrine, douce et attentionnée, affective et réservée, lea129444120.jpeg qui coule des jours paisibles avec son mari. Trop paisibles… La routine a pris le dessus, anesthésiant des rapports sexuels bien trop rares.Alors, à la question «   que faire pour sauver son couple ? » , ils ont trouvé une réponse radicale : chercher de nouvelles sources d’excitation dans le libertinage.Avec prudence. Pour voir. Par curiosité.Mais dans ce milieu sensuel, érotique et suffocant, l’excitation monte, le désir s’installe, les pulsions se déchaînent.Et Sandrine, de simple spectatrice, va découvrir et explorer un nouveau continent de volupté, happée dans des expériences torrides qui détermineront de façon définitive l’avenir de son couple.  lea0590thumb.jpeg   leahpic014.jpeg134617.jpg

Dans  » Océane en eaux troubles », nous suivons la mission trés spéciale de Vanessa et d’Océane.

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Elle est blonde et affole les regards … Une femme-flic qui n’existe que dans les rêves les plus fous, somptueuse et insolente, au charme ravageur, c’est aussi une libertine adepte de toutes les aventures avec hommes ou femmes. Une féminité exacerbée à la sensualité à l’état pur que rien ni personne ne peut satisfaire. Elle s’appelle Vanessa.Elle aime la vie, le sexe sans tabou, les sports extrêmes, la moto,   lc2.jpeg                       et les armes à feu qui ont sur elle un étrange pouvoir de puissance et d’érotisme.lc08.jpegN’obéissant à aucune règle, lc07800.jpegc’est un électron libre qui a un sacré fichu caractère, aux méthodes si peu orthodoxes qu’elle a le don d’agacer son supérieur hiérarchique. Une mission de routine qui tourne à la fusillade et ce dernier craque. C’est la bavure de trop. Alors, pour tempérer ses ardeurs, on va lui imposer une nouvelle coéquipière qui est tout son opposé : Océane. Celle-ci est une femme-enfant aussi envoûtante que fragile, à la beauté triste et au regard nostalgique, dont la pudeur dissimule de secrètes frustrations.

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 Un visage d’ange qui trompe donc son monde.

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Et une beauté qui va en effet toucher le cœur de Vanessa malgré ses premières réticences. Une amitié naissante va naître entre les deux femmes, un respect réciproque qui prendra une tournure inattendue et explosive lors d’une mission qui, dérapant brutalement, va dévoiler leurs sentiments et les mener aux confins de leur volupté. Tout cela pour les besoins de l’enquête qui les poussera à faire l’amour, et ce malgré les réticences d’une Océane littéralement désemparée…tp2649.jpg

C’est un dénouement frénétique et tragique qui va les transporter dans un trio lesbien d’une violence inouïe, un magma brûlant de plaisirs exacerbés et de fureur destructrice, où la chaste et candide Océane va révéler un tempérament insatiable. Et transformera à jamais sa vie sexuelle…tp4440.jpg     tp136560.jpg     tp130192.jpg

Dans libertinage 2,  » Un Amour de tante », nous prenons maintenant le cas d’une attirance impossible entre Ingrid, étudiante studieuse et romantique, aussi sage que timide, et sa tante Julie, adepte du libertinage, passionnée et indépendante, d’un tempérament volcanique.  Habituée à satisfaire ses désirs sans aucune contrainte, séparant sexe et amour, Julie va pourtant se trouver dans une situation inhabituelle et perturbante lorsque l’amitié et les liens familiaux vont céder la place à un sentiment beaucoup plus troublant. 83982.jpgElle ne résistera pas longtemps à la tentation de séduire et pervertir la propre fille de sa sœur.    92823.jpg    110701.jpg    13972.jpgPossédée d’une passion aussi dévorante qu’interdite, elle va emporter Ingrid sur des chemins hors norme, entretenant une relation charnelle si intense qu’elle l’emportera dans sa chute. 21938.jpg 22346.jpg                      27412.jpgL’esprit de Ingrid va peu à peu se consumer dans cet amour fou, lui faisant perdre tous ses repères, la libérant de toutes ses inhibitions, pour à son tour se lancer à corps perdu dans un libertinage effréné.

A CORPS PERDUS : Rachel, jeune et jolie stagiaire de la police, vient à peine d’intégrer l’équipe de Toulouse qu’elle se voit confier sa première mission. Après la déposition d’une jeune fille de bonne famille, étudiante dans une prestigieuse faculté, qui prétend être victime de harcèlement et avoir été abusée sexuellement par une autre femme, voilà la ravissante policière lancée à corps perdu dans une aventure tumultueuse. En effet, afin de mener l’enquête, Rachel est chargée d’infiltrer une faculté où elle se fait passer pour une étudiante.

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Rachel va approcher la principale suspecte, la mystérieuse et inquiétante Christine, une rebelle affichant avec insolence son look androgyne et une beauté ambiguë,

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et tenter de s’en faire une amie pour mieux gagner sa confiance. Un jeux terriblement dangereux alors que Christine ne dissimule en rien son homosexualité et son intérêt pour la jeune femme. Mais, insouciante et excédée que l’on ne la prenne jamais au sérieux, enflammée par sa première mission où elle travaille en solitaire malgré la présence de son fiancé, lieutenant de la PJ, qui la suit à distance pour assurer sa sécurité, la jeune promue des forces de l’ordre va mener un combat au corps au corps des plus torrides et des plus intimes avec Christine, menant une lutte acharnée pour préserver son innocence et ses valeurs hétérosexuelles. Contre toute attente, alors qu’elle est reine des arts martiaux, experte en combat à mains nues, donc de taille à se défendre, Aurore va se laisser maîtriser et dominer par la volcanique Christine.

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Un duel qu’elle aurait dû facilement emporter… Mais avait-elle réellement envie de lui résister ? Alors qu’elle ne s’est jamais sentie attirée par les femmes, Rachel ne s’est- elle pas laisser piégée par les affres d’un désir interdit ? Mystère de l’attraction fatale, des alchimies improbables, celles du fruit défendu et des étreintes voluptueuses entre femmes, celles qui vous fait basculer avec délice de l’autre côté…

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Rachel va perdre pied, lui cédant tout, au-delà de la raison et de toute pudeur, emportée par une passion trop

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tumultueuse pour y résister, une descente dans la débauche et,

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pourquoi pas, dans l’amour tout simplement.

Lesbos sisters 1 : A la mort de son père, une très belle femme se découvre une demi-sœur inattendue, aussi masculine qu’elle-même est féminine, aussi homosexuelle qu’elle-même est hétérosexuelle. Comment, dans ces conditions, malgré les liens du sang et leur contradiction, ces deux femmes vont-elles franchir la ligne jaune et entamer une liaison aussi passionnelle que torride ?sl119378.jpg sl177371.jpgsl141605.jpg  

 

 

TU SERAS A MOI : Peu après la naissance de leur premier enfant, Victor et Isabelle fuient la Bretagne pour venir s’installer dans les Landes. Un stage professionnel oblige Isabelle à quitter sa famille pour se rendre à Lyon, partageant une chambre d’hôtel avec Selena. Si elle peut compter sur son aide, celle-ci va adopter un comportement de plus en plus étrange en quêtant à la moindre occasion sa présence, cherchant à l’attirer sur les chemins tortueux d’une liaison interdite. Selena est une femme à la quarantaine lumineuse, séduisante et très à la mode, animée par sa passion pour le plaisir et pour les femmes.

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Isabelle, femme mariée à la vie bien tranquille, est au contraire une beauté froide dissimulant mal son manque de confiance et ses frustrations refoulées.

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Une proie facile pour Selena qui, tantôt veuve noire, tantôt mante religieuse, exerce un pouvoir malsain sur Isabelle. Et, pour la plier à ses envies, va la brusquer ts38653.jpg   ts61448.jpg

et l’emporter contre son gré dans son univers, briser ses défenses

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pour l’amener au bout de ses désirs.

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D’abord réticente, Isabelle va se laisser happer par l’effervescence d’une alchimie explosive et le tourbillon d’un désir torride qui révéleront de façon définitive sa vraie nature.

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La proie :

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Estelle est une jeune femme gracile et sérieuse, à la fraîcheur et candeur émouvantes, qui a tout pour être heureuse. Prudente et raisonnable,

 

 

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elle mène une vie paisible entre son mari et son enfant qu’elle adore, et son emploi de professeur des écoles dans une petite ville provinciale où il ne se passe jamais rien. Pourtant, cette jeune femme ordinaire va être plongée dans une situation explosive et sa vie en sera bouleversée à jamais lorsque son mari va se faire arrêter pour meurtre. Déterminée à l’innocenter et faire éclater la vérité, elle découvre qu’il est en fait un agent du service de renseignement français et que l’une de ses missions a mal tournée. Décidée à sauver son mari, elle intègre provisoirement les services secrets et se voit confier une mission dangereuse : récupérer coûte que coûte une clef USB que détient une directrice de banque, Agathe de La Salle, dont l’influence s’étend jusqu’aux plus hautes sphères politiques. Agathe est une femme dominatrice, autoritaire et impitoyable, qui affiche sans vergogne sa réussite et son homosexualité, mais dont le plus grand tort est d’être secrètement responsable d’un vaste réseau clandestin de trafic d’armes en Afrique du Nord. Pour l’approcher, Estelle va devoir séduire cette femme, usant de sa jeunesse et de son charme pour la tromper. En effet, Agathe est une lesbienne mâture, décadente et perverse, aux pulsions sexuelles exacerbées, et qui adore avant tout séduire et corrompre de jeunes femmes innocentes. Sa philosophie : satisfaire tous ses instincts dans l’instant, intensément, sans morale ni limite. Estelle est donc une proie facile : immature, fragile et pudique, émotive et bouleversée, motivée par des sentiments purs envers son mari qu’elle veut innocenter et qui lui feront prendre tous les risques. Sans expérience, elle va donc livrer contre Agathe un combat d’un érotisme inouï,

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 où la peur de l’une va exciter le désir de l’autre, la vertu contre le vice, la fraîcheur et l’innocence face à la maturité et la décadence d’une femme prête à tout pour arriver à ses fins.

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Dans  » LES SIRENES DU LAGON », comment résister au chant langoureux et envoûtant de sublimes et divines libertines ?

Quand les feux de la passion embrasent une île isolée du Pacifique…

A la mort de son père, Jade découvre alors qu’il était directeur d’un établissement libertin sur une île paradisiaque et isolée du Pacifique Sud, en Polynésie française. Elle hérite donc d’un hôtel de luxe bien particulier, confrontée à un univers foisonnant et fascinant dont elle ignorait jusque là l’existence. Un véritable choc pour Jade, bourgeoise catholique et pudique,  33.jpeg         002.jpeg

propulsée dans un monde libertin qui va lui révéler bien des surprises…Dans un décor magique, sauvage, emprunt d’une sensualité oppressante, se dissimule un monde de passions exacerbées et de codes mystérieux, avide de tous les raffinements et de toutes les voluptés…Des plages oniriques aux hôtels de luxe, des filles envoûtantes aux soirées fastueuses et voluptueuses, Jade se persuade vite que la mort de son père n’est pas naturelle, usant alors de toute sa séduction avec autant d’ignorance que d’inconscience pour délier les langues et dévoiler de sombres mystères, évoluant dans un tourbillon lascif où se mêlent le chantage et la corruption, la luxure et les pièges tortueux de l’amour. Ses principes rigoureux vont ses fissurer lentement lorsqu’elle se laissera troubler par un beau et mystérieux libertin qui tentera par tous les moyens de la pousser aux délices d’une aventure extra-conjugale.  266.jpegMais sa confusion sera poussée à l’extrême lorsqu’elle devra affronter les avances de Laure, sa demi-sœur, libertine trop belle et audacieuse, inventant autour d’elle un univers de voluptés et de tentations, cherchant à la précipiter dans les bras d’une lesbienne bien trop heureuse de cette aubaine… Un flirt poussé qui la laissera désorientée, beaucoup trop fragilisée et beaucoup plus apte à succomber après aux tentatives de Laure. Mais Jade est bien trop honnête pour se résoudre à l’adultère et au lesbianisme avec sa propre sœur.  3913.jpgA moins que celle-ci rivalise de sensualité  105469.jpget d’ingéniosité pour briser ses ultimes défenses, la consumant dans les ravages d’une passion coupable…114454.jpgLa juge d’instruction Marine Clément et le lieutenant Esther Salignac mènent une enquête délicate dans le milieu très fermé des clubs échangistes. Un crime maquillé en accident, celui du Directeur de l’hôtel «   Le Lagon des Délices  » et les voici lancées à corps perdu dans de troublantes investigations. Une enquête hors norme dans une société libre et dissolue, ouverte aux licences les plus effrénées. Un havre de tentation et de volupté qui va quelque peu ébranler les sentiments de la jeune recrue des forces de l’ordre, alors en couple avec Marc, également lieutenant de police et partenaire dans cette affaire. Esther, jeune femme flic sans expérience mais pleine de fougue,  2.jpeg     01.jpeginventive et téméraire, va explorer pour les besoins de l’enquête le plaisir absolu, une intrigue sulfureuse qui va la plonger au plus profond des dérives sexuelles de l’âme humaine. Malgré les mises en garde de son fiancé, et en dépit des dangers et des tentations qu’elle encourt, Esther va s’investir bien plus que de raison, entraînée malgré elle dans des jeux d’un érotisme brûlant. 149658.jpg Les désirs interdits vont atteindre leur paroxysme, une explosion brutale des sens dont les conséquences seront irrémédiables. 1782.jpg Une spirale trop intense dans laquelle son fiancé va également se laisser happer.

 

 

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La juge d’instruction Marine Clément paiera également de sa personne dans cette troublante aventure. Froide et ambitieuse, ses investigations poussées au cœur de la communauté échangiste vont ébranler sa rigueur. Dans une ambiance lourde de sexe débridé, de corps qui se nouent et se dénouent au gré des désirs, de liberté effrénée et virevoltante, elle va se sentir belle et désirable, poussée malgré elle dans les bras d’un amant exceptionnel.

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Il en sera de même pour d’autres personnages qui vont entrecroiser leur destin, attisant les convoitises, provoquant passions et jalousies, intrigues et manipulations, les entraînant dans un tourbillon si voluptueux que les événements vont déraper. A la merci de libertins qui n’hésiteront pas à basculer tous les tabous, certaines révéleront leur vraie nature, livrées corps et âme aux caprices les plus décadents, tandis que d’autres organiseront la riposte, entre séduction et mensonges, un jeu de pistes dont elles ne sortiront pas indemnes.

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La corruptrice 1.

Classé dans : La corruptrice. — 29 juin, 2011 @ 10:35

 

Marine Clément alluma ses feux de position avant de s’enfoncer dans le parking souterrain. Lorsqu’elle fut garée et descendue de voiture, la grille d’acier s’était déjà rabattue bruyamment. Le silence qui régnait était impressionnant, inquiétant même, et le bruit de ses hauts talons claquant sur le sol et résonnant contre les murs en béton était maintenant le seul signe distinctif d’une présence humaine. Elle fut rassurée à l’idée de savoir que ce sentiment de solitude était inexact. Au sous-sol, un gardien devait l’observer sur ses écrans. Au Palais de Justice, les lieux étaient aussi bien sous surveillance audio que vidéo, et ce souvenir la rasséréna. Elle prit l’ascenseur de haute sécurité jusqu’au deuxième étage. Ici, tout était aussi vide et silencieux. Il était un peu moins de huit heures du matin, même sa secrétaire et le greffier n’étaient toujours pas là, ce qui lui allait très bien. Un peu de calme allait lui permettre de se concentrer sur ce dossier pourri qu’on lui avait refilé, une affaire qui sentait le piège à plein nez et qui allait ruiner à coup sûr sa carrière si elle n’y prenait pas garde. Y repenser la mit en colère, et elle ruminait toujours son ressentiment envers le substitut du Procureur alors qu’elle gagnait son bureau. Elle n’aurait jamais dû accepter ce dossier, mais de toute façon avait-elle vraiment le choix ? Elle manipula distraitement des papiers qui traînaient sur son bureau avant de se décider à attaquer le dossier épais qu’on lui avait si sournoisement transmis et qu’elle avait étudié malgré tout avec minutie. Heureusement, malgré ses préjugés, sa conscience professionnelle était toujours vivace, un esprit obstiné et pragmatique qui ne lui faisait jamais défaut, surtout si on l’attendait au tournant. Savoir qu’on essaierait de la coincer dés son premier faux pas était le plus motivant des stimulants, aussi mit-elle de coté sa rancœur pour reporter son attention sur ses notes. Elle revint vite au premier procès verbal concernant sa cliente, Romane Lauris. Elle tenta le mieux possible de rester objective en relisant cet interrogatoire qui fut le plus insolite et absurde de toute sa carrière :

 

Question : Quelle relation entreteniez-vous avec la mère de la victime, Françoise Bignolas ?

Réponse : Amicale. Je le connais depuis six ans et nous avons toujours entretenus de très bonnes relations.

Question : Amicale ? Plusieurs témoins affirment que vous entreteniez plutôt des relations dépassant de loin la simple amitié…

Question : Attendez, ne confondons pas tout. Dans notre milieu, on sépare totalement le sexe de tout le reste. Les sentiments, on les met de côté… Que du sexe, du plaisir, de la chair… Alors, en effet, j’avais des relations sexuelles avec Françoise, mais cela se déroulait dans un accord tacite, en toute amitié. Nous n’étions pas pour autant amoureuses l’une de l’autre. Elle le faisait avec moi comme elle le faisait avec beaucoup d’autres hommes ou femmes…

Question : Elle avait donc plusieurs amants et maîtresses à la fois ?

Réponse : Simplement des partenaires. Ou des complices, comme vous préférez… Françoise n’est pas une femme à se contenter d’un ou d’une seule partenaire et je n’ai pas plus d’importance que les autres…

Question : Et sa fille, la plaignante, était-elle au courant des mœurs libertins de sa mère ?

Réponse : Pas que je sache…

Question : Donc vous n’avez aucune certitude ?

Réponse : Exact.

Question : Par contre, vous étiez certaine que Nadine ne fréquentait pas le même milieu que sa mère et était totalement étrangère à tout ce libertinage.

Réponse : Oui, ça j’en suis certaine… Nadine est bien trop sage et coincée pour se permettre le moindre écart. La vraie petite fille modèle… m70894.jpg

Question : Ce qui ne vous a pas empêché de la corrompre et l’initier à vos petits jeux pervers. N’est-ce pas vrai ?

Réponse : Faux. Elle était triste et perturbée par une histoire de cœur et je n’ai fait que la consoler. Après, c’est vrai que cela a vite dérapé, mais c’était un dérapage réciproque et consentant.

Question : La suite de l’enquête nous le dira… Mais n’oubliez pas qu’elle porte sur vous des accusations graves qui relèvent du pénal. Le harcèlement sexuel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Vous risquez gros sur cette affaire et démentir les faits ne peut que vous nuire davantage. Mm Nadine Ferrier vous accuse tout de même d’avoir brisé son ménage et d’avoir tout mis en œuvre pour nuire à son mariage. Les faits concordent avec plusieurs témoignages. Avouez que cette façon de tirer les ficelles dans l’ombre, de manipuler les gens, vos manigances, tout cela n’est pas très sain… Briser son couple et empêcher son mariage est une atteinte à son intégrité et à sa vie privée. Et tout cela était calculé… La fragiliser pour en faire une proie plus facile. A force de creuser, la face cachée de l’iceberg nous est apparu dans toute son horreur. Les langues commencent à se délier et je ne pense pas être au bout de mes surprises.

Réponse : Attendez, ne me mettez pas tout sur le dos. Si le fiancé, Alexis, s’est permis une petite folie avec une autre femme, question de goûter à autre chose avant de se mettre la corde au cou, je n’y suis pour rien ! C’est un homme et la chair est faible, surtout la leur… Libre à lui de coucher avec qui il veut.

Question : Sauf que la femme en question est une de vos amies. Et que c’est vous qui l’avez poussée dans les bras d’Alexis.

Réponse : Allons donc ! Même s’il est exact que Coralie est une très bonne amie, je ne suis pas responsable de ses actes et ses histoires de cul ! Elle a flashé sur Alexis, et alors ? Elle l’a séduit, et alors ?

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Et lui, bien que fiancé, a cédé à ses avances. Et alors ? C’est leur problème, pas le mien.

Question : Donc vous niez avoir demandé à votre amie de séduire Alexis ?

Réponse : Parfaitement. Après, elle m’a fait des confidences. Dés leur première rencontre, elle a été attiré par le beau Alexis. Coralie est une femme belle et indépendante qui a l’habitude d’obtenir ce qu’elle veut. Elle s’était jurée de le mettre dans son lit, par défi aussi, car le fait qu’il soit avec déjà une autre femme ajoutait du piquant au jeu de la séduction. Et qu’il soit à quelques jours du mariage l’a encore plus excitée je crois… Et elle a réussi. Coralie a énormément d’atouts en sa faveur, et elle sait y faire. Sensuelle, piquante, elle dégage un très fort parfum de volupté et d’interdit, le genre de femme qu’on a envie de prendre comme maîtresse pour s’éclater au lit, pour tout se permettre et s’autoriser. Le genre de choses qu’on pourrait facilement partager avec elle sans avoir jamais osé le faire avec sa femme ou sa fiancée. Le coup extra dont on se rappellerait toute sa vie. La tentation extrême. Et Alexis a craqué. Coralie m’a raconté leurs exploits sexuels et c’était apparemment un bon coup.

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 Il s’est lâché, un mec un peu frustré qui manquait d’expérience et qui se retrouvait enfin entre des mains habiles et expertes, l’amenant là où il n’avait jamais été.

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Un élève doué et performant qui s’est enfin autorisé toutes les audaces…   m12.jpeg

Question : Stop, vos détails sont hors sujet. Je pense plutôt que ce pauvre homme est tombé dans un piège dont vous étiez l’investigatrice.

Réponse : Si vous tirez seule vos conclusions, inutile de conserver davantage. Mais c’est bien Alexis et lui seul qui était accroc au sexe avec Coralie et qui n’a pas cessé de la rejoindre dés qu’il en avait l’occasion.

Question : Corrompre Alexis était la première étape de votre plan. Tout faire justement pour qu’il tombe amoureux de cette femme et qu’il en vienne à délaisser sa fiancée. A jeter le doute et distiller l’incertitude à bon escient. Ainsi, Nadine se retrouvait seule et abandonnée, perdue, et surtout plus facilement accessible, à votre merci.

Réponse : Si vous le dites… Croyez ce que vous voulez. J’ai fait acte de charité et de sollicitude, c’est tout. La solidarité féminine. Je l’ai soutenue, c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vraies amies et je lui ai donc offert mon épaule.

Question : Pas que cela apparemment… Vous lui avez offert beaucoup plus alors qu’elle n’en demandait pas autant.

Réponse : Je lui ai offert ce qu’elle souhaitait inconsciemment. De la tendresse et du réconfort. Bon, c’est vrai qu’elle était un peu perdue, désorientée…

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Et même dégoûtée des hommes, après la trahison de son chéri… Mais elle hésitait encore, à se marier, à lui pardonner… Lorsque je suis venue lui rendre visite, elle avait justement enfilée sa robe de mariée, à se demander ce qu’elle devait faire. Elle était en pleine crise existentielle, à se poser trop de questions. Lorsque je l’ai déshabillée,

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l’amenant là où je voulais, elle a eu quelques gestes de pudeur et des airs effarouchés qui m’ont touchés, émus même…

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 Que voulez-vous, je suis une sentimentale, on ne se refait pas… Mais ses attitudes de biche aux abois ressemblait plus à de l’incertitude et un trouble indéfinissable, rien de plus…

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Aucune résistance. De la surprise, c’est tout. Alors j’ai continué. A la chauffer, à l’embrasser,

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 la caresser, la cajoler, avec cette douceur et cette patience dont seules les femmes ont le secret.

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Et la coquine s’est laissée faire, à se demander ce qui lui arrivait, comment tout ce que je lui faisais pouvait être aussi bon et agréable… Vous ne pouvez pas imaginer mon sentiment de puissance et d’exaltation alors que j’excitais une hétérosexuelle dans sa robe de mariée, à quelques jours de prononcer ses vœux de fidélité à un autre homme. Et elle était tellement désirable, fragile, perdue… Elle répondait à mes baisers timidement, sans trop savoir quoi faire…

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Bon, au début, elle se la jouait petite fille docile et soumise, à se contenter de râles et de gémissements, à vibrer et se tortiller de plaisir, le tout sans oser se dévoiler et s’exprimer librement… Comme une sorte de freins qu’elle se soumettait, un reste de conscience et d’hésitation qui l’empêchait de se lâcher totalement…

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Mais c’était sans compter sur ma persévérance et ma détermination, sans parler de mon expérience… A force d’attentions et de caresses divinement sadiques et raffinées, j’ai fait monter la température de quelques degrés, l’emportant sur un chemin brûlant et interdit où elle s’est laissée griser.

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 La glace a fondu, la carapace s’est fissurée, et enfin elle a dévoilé sa vrai nature, un tempérament bouillonnant et torride qui l’a emporté très loin, au-delà de toute bienséance…

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Plus de retenue, plus de tabou, cette fille était une vraie bombe à retardement…Et la suite m’a littéralement surprise, agréablement surprise… Mon meilleur coup depuis de longues années, la nuit la plus longue et la plus explosive depuis longtemps… Pour mon plus grand plaisir.

A vous de décider du dénouement de l’histoire. Ou il est reconnu que l’accusée fabule et fantasme sur une relation lesbienne qui n’a jamais eu lieu, ramenant la plaignante dans les bras de son fiancé pour des réconciliations aussi émouvantes que torrides.

Ou Nadine a eu réellement une liaison sexuelle avec la coupable, sa première expérience lesbienne qui a déclenché en effet chez elle des appétits démesurés…

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A vous de voter.

 

 

INES, A FLEUR DE FEMMES 3.

Classé dans : à fleur de femmes. — 13 juin, 2011 @ 6:27

Inès ne l’écoute plus, intriguée par une petite femme dynamique aux prises avec deux hommes qui vocifèrent bruyamment. Sans se démonter, elle leur tient tête. Calme, posée, elle les interrompt pour affirmer fermement.

- » Faux, et archi faux ! Vous dites n’importe quoi, messieurs ! »

Le bruit ambiant l’empêche de suivre la conversation, mais peu importe. D’emblée, ce qu’elle apprécie chez cette femme, c’est sa façon de les affronter, seule contre tous, sans vulgarité ou exubérance, mais avec une fermeté et une assurance qui semblent les déstabiliser. Julie suit son regard avant de s’enquérir :

 - » Bien sûr. C’est l’actrice Claire Broustal. J’aime beaucoup ce qu’elle fait. »

- » Cela ne m’étonne pas, vous vous ressemblez un peu toutes les deux. Radicale, atypique, discrète, elle refuse de se laisser broyer par le système cinématographique et mène sa barque indépendamment, en toute liberté. Pourtant, elle aurait pu prendre la grosse tête après le succès phénoménal de son film  » Juillet Assassin », mais elle a choisi son camp en tournant plutôt dans des petits films intimistes qui ont eu de bonnes critiques. Malheureusement, le 7éme art l’a un peu boudé ces derniers temps, et son rôle dans la prochaine production de Jean Verdier lui permettra j’espère de renouer avec le succès. »

- » J’ignorais tout cela, mais elle n’en est que plus sympathique. Elle vient de se marier, non ? »

Julie répond sur un ton maussade.

- » Oui, avec un photographe tristement inconnu. Ils ont eu une fille je crois… Bref, voilà une femme bien dans sa tête et bien dans ses baskets. Maman comblée, amoureuse sereine, une vie saine et tranquille, que demander de plus ? »

- » Je sens une pointe de dédain dans ta voix. »

- » Evidemment, elle aurait pu tout avoir ! Villa de rêve, gloire et fortune, tourner avec les plus grands et se marier avec un milliardaire, mais elle a tourné le dos à tout ça pour choisir une vie simple et banale, pour ne pas dire médiocre… Ce genre de comportement stupide me dépassera toujours ! »

- Julie, le bonheur ne se limite pas à toutes ces considérations superficielles, mais te faire comprendre cette dure réalité est un combat perdu d’avance, alors autant en rester là… »

Julie la regarde sans comprendre. Elle hausse les épaules, puis s’agite sur place en jetant des regards fébriles tout autour d’elle, adressant sourires et grands gestes amicaux à de nombreuses personnes. Inès sourit avec sollicitude.

- » Julie, va retrouver tes amis, tu en meures d’envie. Je saurais me débrouiller très bien toute seule. »

- » Vraiment ? »

- » Si je te le dis. »

Julie ne se fait pas prier, se précipitant sur un couple aristocrate qui l’accueille avec une effusion exagérée. Amusée, elle les observe un instant puis reporte son attention sur Claire. Celle-ci sent son regard, tourne la tête et lui adresse un sourire chaleureux. Cela encourage Inès à venir à sa rencontre.

- » Vous avez enfin réussi à vous débarrasser de vos prétendants ? »

- » Quelle bande de petits cons prétentieux ! Ils sont beaux, jeunes, riches, et du coup se croient irrésistibles. Ils ne peuvent pas s’empêcher de vous impressionner en étalant leur fortune, la marque de leur voiture, la superficie habitable de leur maison, tous les voyages qu’ils effectuent, tout ça en étant persuadés que les femmes vont leur tomber pâmées et ébahies dans les bras. Avec moi, c’est tout le contraire. Plus ils se ventent et plus ils perdent tout espoir de m’intéresser. »

- » Alors là, je vous donne raison à cent pour cent. C’est le genre de soirées que je déteste, une triste caricature du pouvoir et de l’argent qui en devient franchement pitoyable. »

- » Au moins, cela a le mérite de nous faire rire et de ne surtout pas vouloir leur ressembler. Quelque part, c’est rassurant. »

Elles éclatent de rire en même temps. Inès est conquise, excitée comme une enfant qui vient de se faire une nouvelle amie et à qui cela n’arrive pas souvent. D’emblée, Claire inspire confiance par sa franchise et sa joie de vivre. Jolie, pas très grande mais délicieusement proportionnée, elle pétille de malice et de fantaisie.

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Un visage de poupée sur un corps terriblement appétissant la démarque des autres filles superficielles.

Blonde, les cheveux longs qui ondulent  souplement, yeux noisettes au-dessus d’une bouche enfantine, elle est nature et spontanée. Elle se présente ensuite.

- » Claire Broustal. »

- » Je sais. Inès Genest. »

- » L’écrivain ? Alors là, bravo, vos romans sont un vrai bain de jouvence, de la douceur dans un monde de brutes. »

- » Merci, ça fait plaisir à entendre. »

- » Je suis sincère. Faire votre connaissance restera le seul bon souvenir que je garderai de cette soirée. C’est mon agent qui m’a traîné ici, et ce n’est pas tout car je suis maintenant obligée d’accepter une invitation de sa seigneurie Vernier dans son château, rien que ça… Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour sa carrière ! »

- » Mais c’est génial, moi aussi je dois m’y rendre, la semaine prochaine. »

- » Comme moi ! Voilà qui me rend cette corvée beaucoup moins pénible. Et je n’exagère pas en parlant de corvée, c’est pour moi une épreuve terrible et inimaginable de me séparer de mon mari et de ma fille, personne ne peut imaginer ce que cela me coûte. »

- » Pourquoi alors avoir acceptée ? »

- » Je n’ai pas eu trop le choix, on a fait pression sur mon agent, sur moi ensuite, en me faisant comprendre que refuser était mettre un terme définitif à ma carrière, que toutes les portes se fermeraient de façon irrémédiable. Et puis, après réflexion, je me suis dit qu’une semaine retranchée dans un somptueux château n’était pas la mer à boire, il y’ a bien pire… Enfin, c’est ce que je m’efforce de croire pour me donner du courage. Votre présence là-bas change bien des choses, un visage ami sera le bienvenu, peut-être après tout ne vais-je pas m’ennuyer comme je le craignais. »

- » Je veux, oui ! Vous allez voir, à nous deux nous allons bousculer les manières précieuses de ce joli petit monde, et nous amuser comme des folles à leurs dépens ! »

Elles trinquent en échangeant un regard complice.

Inès se retrouve dans une somptueuse limousine conduite par un chauffeur en tenue impeccable. La voiture traverse un large chemin de terre qui surplombe un immense vignoble, longeant un muret et des canaux de pierre sèche. Le sentier s’éloigne des vignes pour serpenter au milieu des chênes, des genêts, et de garrigues brûlées par le soleil. A l’intérieur de la voiture, Inès est un peu secouée. Avec elle, à l’arrière, se trouve une élégante femme d’une trentaine d’années, belle et princière, très sophistiquée. Brune aux cheveux mi-longs, le teint mat, elle dégage une volupté électrique et un raffinement incomparables. La conversation qui s’ensuit fait comprendre qu’elles ont déjà fait connaissance et sympathisées.

- » Inès, permets-moi juste une petite critique au sujet de tes livres. Ce que tu écris, c’est beau, c’est émouvant, mais pas très proche de la réalité. De nos jours, pour être plus moderne et plus dans le vent, il faut moins de sentiments et plus de sexe. Voilà, c’est ce qui manque dans tes livres, du sexe ! Mets-y de l’érotisme et les ventes vont tripler ! »

Inès accueille le conseil avec amusement. Son interlocutrice, malgré sa classe, a un franc parler et une spontanéité qui l’enchantent. Le petit accent chantant espagnol ajoute du charme exotique à cette femme qui n’a rien d’ordinaire. Avec fougue, celle-ci argumente :

- » Rien ne vaut un peu de cul, c’est excitant, c’est de l’énergie pure qui consume les corps et échauffe les esprits ! Romantisme et sexe peuvent faire bon ménage, bien qu’il y’a longtemps que je ne crois plus à toutes ces balivernes. Un beau corps est une marchandise qui se négocie et qui permet d’arriver à ses fins, et j’ai obtenu beaucoup grâce à mes photos de charme,

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quelques extras non négligeables… Moi, le sexe, je le pratique sans sentiments,

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et heureusement car je serai encore vierge si je devais attendre l’amour pour coucher. Mais tu as raison de vendre de l’espoir et du rêve, toutefois un peu plus de sexe aurait encore plus d’impact, crois-moi… C’est une femme d’expérience qui te parle, j’en connais un bout sur ce sujet. »

Inès rit de bon cœur.

- » Merci pour ces infos qui ne manquent pas d’intérêt. Maria, je te promets d’y réfléchir… »

- » J’y compte bien… Si les ventes explosent, pense à Maria, ta nouvelle conseillère technique ! »

- » D’accord ! »

Jetant un coup d’œil par la vitre ouverte, Inès aperçoit les ruines d’une église, dont le clocher émerge d’un îlot de chênes. Derrière, sur une butte, se dresse un magnifique château, avec tours de guet. Un bel édifice médiéval superbement restauré qui arrache à Inès une exclamation émerveillée.

- » Mon Dieu, comme c’est beau ! »

Maria, qui s’est penchée à son tour, ébauche juste un léger sourire amusé.

- » De la part de Jean, plus rien ne peut me surprendre. Il fait toujours tout en grand, c’est tout lui ça ! »

Elles arrivent enfin à destination. Jean Vernier les accueille avec chaleur, plus familièrement avec Maria qui est une amie de longue date. Une jolie servante s’occupe d’Inès, sortant sa valise du coffre. Inès veut la porter.

- » Laissez, c’est mon travail « lui dit la servante doucement.

Il y’a presque de la prière dans sa voix, aussi Inès n’insiste pas. Elle se fait guider jusqu’à sa chambre. Durant tout le trajet, elle reste sans voix, abasourdie et impressionnée par l’intérieur luxueux et gotique. Perdue dans sa contemplation, elle en bouscule presque un jeune homme qui se promène d’un air hagard.

- » Pardon, excusez-moi… »

- » Je… c’est moi, pardon… » en bafouille l’autre en rougissant.

C’est un jeune homme réservé et timide, blond au sourire crispé, qui dissimule mal sous une maladresse juvénile et nerveuse une séduction touchante. Un visage poupin, des yeux candides, une silhouette gracile, tout lui donne un air fragile, avec un physique de jeune premier qu’il ne sait pas mettre en avant. Inès est attendrie. Il lui fait penser à un jeune chiot perdu et fébrile qui ne demande qu’à être apprivoisé. Elle veut lui parler mais, déjà, il s’enfuit promptement. Elle en oublie vite l’incident, retrouvant un regard émerveillé en découvrant sa chambre, et écoutant à peine ce que lui dit la servante :

- » Monsieur Vernier vous attend dans le salon pour 19 heures. »

Le bruit de la porte qui se ferme arrache Inès de sa contemplation.

FIN DU PREMIER CHAPITRE.

Votez pour le second :

  1. Scène d’amour entre Maria et Jean Vernier. Où celle-ci dévoile tous ses talents pour parvenir à ses fins…

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2 :  Ou la volcanique Maria ne reste pas insensible à la beauté ingénue de Claire et tente de lui faire prendre un bain trés particulier…

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A bientôt.

INES, A FLEUR DE FEMMES 2.

Classé dans : à fleur de femmes. — 13 juin, 2011 @ 6:13

CHAPITRE 1

 

Une magnifique jeune femme court à perdre haleine sur le sable fin d’une plage bordée de cocotiers. Elle se précipite à la rencontre d’un beau cavalier qui, empressé de la retrouver également, donne de furieux coups de talons sur les flancs d’un superbe étalon noir. A quelques pas de la femme, il stoppe l’élan fougueux de son cheval, met vivement pied à terre pour l’accueillir dans ses bras ouverts. Elle s’y jette éperdument avec un rire de bonheur. Le couple s’embrasse avec passion, tendrement enlacé, tournoyant au bord de l’eau. Ils sont seuls, isolés et les plus heureux du monde dans un décor paradisiaque qui renforce l’aspect romantique et onirique de cette scène. Une douce mélodie accompagne les étreintes du couple.

Le mot « Fin » apparaît brusquement sur l’écran de l’ordinateur.

C’est Inès qui vient de finir les dernières lignes de son nouveau roman à l’eau de rose. Le visage ruisselant de larmes, elle se mord les lèvres en levant les yeux au plafond, bouleversée par ce qu’elle vient de taper. Elle ne peut contenir d’autres sanglots alors qu’elle se relit. Elle clique sur « enregistrer » puis, à regret, éteint son ordinateur, quitte son bureau et se dirige vers sa bibliothèque où sont alignés tous les livres qu’elle a écrit, et qui ont fait sa gloire. Tout en s’essuyant les yeux du revers de la main, elle contemple rêveusement toutes ses œuvres, les effleure du bout des doigts avec une affection toute particulière. Elle se rend ensuite dans la cuisine, se sert un verre d’eau, puis passe par la baie vitrée pour se rendre dans son jardin.

Vue aérienne de sa maison, isolée dans une forêt de moyenne montagne. Elle habite dans un immense chalet. L’entrée est en vieille pierre, mais tout le reste de la façade est habillé de bardage et de bois, avec de grandes baies vitrées et un toit à double pente. Une originalité architecturale qui mélange l’esprit rustique savoyard et la modernité.

Inès passe sous une tonnelle pour gagner un splendide jardin parsemé de fleurs – un havre de paix, multicolore et parfumé, parfaitement entretenu. Elle inspecte sereinement son sanctuaire, avec ravissement. Le moment n’est pas à l’entretien, mais à de secrètes pensées qui lui font prolonger sa promenade solitaire en toute quiétude. Elle caresse ses roses avec délicatesse, renifle ses fleurs les plus odorantes avec un ineffable bonheur. Tout dans son comportement révèle une grande douceur, une sensibilité à fleur de peau, un caractère fragile et indépendant.

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Cet esprit romantique, cet attachement à une époque révolue et surannée, se confirmera dans tout ce qu’elle entreprendra par la suite. Même vêtue comme une simple provinciale,

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 Inès est divinement sexy, un délicieux bouquet de séduction et de volupté. C’est une femme terriblement attirante, auréolée d’une grâce juvénile et d’une innocence touchante, avec des formes harmonieuses et sensuelles. Sa chevelure est blonde et soyeuse, sa peau blanche et lumineuse comme le plus onctueux des laits, ses yeux doux d’un vert limpide. Son visage est magnifique, avec des traits fins et délicats, un nez étroit, des lèvres pleines et joliment ciselés en forme de cœur. De jolies fossettes donnent du piquant juvénile à cette adorable jeune femme.

Ses pensées vagabondes sont interrompues par une sonnerie. Souple et légère, elle court ouvrir. Une femme bourgeoise et excentrique entre d’un pas décidé.

- Inès, quand vas-tu te décider à sortir de ce trou perdu ? J’angoisse rien qu’à l’idée de tomber en panne en plein milieu de cette forêt sauvage. Il faut vraiment que je tienne à toi pour venir jusqu’ici. »

- Bonjour, Julie.

- Oui, oui, bonjour. Excuse-moi, je suis encore sous le choc.

- Tu n’as rien à craindre, tu sais. Il n’y a pas de loups ici, ni aucune autres bêtes affamées… Juste quelques renards sans doute plus effrayés que toi.

- Des renards, quelle horreur ! Et s’ils avaient la rage ?

Inès éclate de rire. Les allures précieuses de son amie l’amuse. Exaspérée, celle-ci ne cesse de lui faire des reproches sur son entêtement à vouloir s’enterrer en pleine montagne.

- Ma chérie, tu as les moyens de vivre dans un somptueux appartement en plein cœur de Paris, alors fais moi plaisir, fous le camp d’ici. A quoi sert tout cet argent que tu gagnes ? C’est à se le demander !

- Que veux-tu que je fasse à paris ? Je déteste les mondanités, je laisse la gloire et les paillettes pour les gens en quête de célébrité facile, qui veulent se montrer et pavaner. Tu sais bien que tout ça me met mal à l’aise, et il n’y a qu’ici où je peux écrire. J’ai besoin de calme, de solitude, d’être proche de mes racines, la famille, les amis d’enfance, de rester en contact permanent avec mes origines. C’est la source même de l’inspiration, c’est la clef de mon succès. Enlève- moi ces plaisirs simples et je ne serai plus capable d’écrire une ligne. A moins que tu ne préfères que je devienne un écrivain raté ?

- Tu rigoles ou quoi ! Je suis ton amie, mais avant tout ta directrice d’édition. Plus tes romans ont du succès et plus je gagne de l’argent. Ils se vendent tous à des millions d’exemplaire, sauf le dernier qui n’a pas trop bien marché, mais cela arrive à tout le monde de traverser une mauvaise passe… Tu vas remonter la pente, j’ai confiance, surtout avec celui que tu écris en ce moment, il va casser la baraque, je compte bien te faire passer la barre des vingt millions avec celui-ci. Au fait, où en est-il ? Tu l’as bientôt fini j’espère ?

- Oui, je viens de le terminer à l’instant. Deux ou trois petites corrections et je te le remets aussitôt.

- Parfait. Oh ! Toi, tu as pleuré, tu as les yeux tout rouge ?

Inès esquisse un sourire contrit.

- C’est rien, ça va passer…

Devant le regard interrogateur et insistant de Julie, elle s’explique :

- Bon, j’avoue, c’est le dénouement de mon roman qui m’a un peu ému. Je suis une éternelle sentimentale, on ne se refait pas !

- Ma pauvre chérie, tu es née un siècle trop tard ! Toutes ces valeurs auxquelles tu crois éperdument n’existent plus, reviens un peu sur terre. Et, des fois, tu m’inquiètes vraiment à vivre de façon si intense tout ce que tu écris, tu t’enfermes dans un monde onirique, tu te fais du mal à vivre toutes ces histoires d’amour par procuration. Tu es jeune, belle, désirable, apprends à sortir et à goûter réellement aux plaisirs de la vie. Mais pour ça, avant tout, quitte ce bled paumé, ce ne sont pas les bouseux du coin qui vont faire battre ton petit cœur si romantique, aucun prince charmant ne viendra frapper à ta porte ! Tu risques d’attendre longtemps, tu vas finir vieille fille, crois-moi… »

- Mieux vaut vivre seule que mal accompagnée. Ce n’est pas toi, après ton deuxième divorce, qui me dira le contraire ?

- Touchée, coulée !

Elles rient en même temps. Inès lui propose à boire, Julie accepte avec joie un Martini. En constatant que son amie ne l’accompagne pas, elle la taquine gentiment.

- Ma chérie, prends un verre d’alcool, ça te décoincera un peu. Tu ne te lâches donc jamais ?

- Je ne tiens pas l’alcool. Un jus d’orange ira très bien.

Julie hausse les épaules avec résignation. Elles s’installent dans le salon, s’asseyant l’une en face de l’autre. Julie abandonne ses manières démonstratives et exubérantes pour afficher un air un peu plus sérieux.

- Comme je te l’ai dit au téléphone, j’ai une affaire en or à te proposer. Un scoop sans précédent, qui pourrait avoir des retombées faramineuses. Je devais t’en parler de vive voix, c’est une occasion comme il ne s’en présente qu’une seule fois dans sa vie, et il faut la saisir sans la moindre hésitation, tu m’entends ? Je suis là pour te convaincre, tu ne peux pas imaginer ce que cela me coûte de quitter Paris et ses folies nocturnes. J’espère que tu apprécies à sa juste valeur l’ampleur de mon sacrifice, alors ne me déçois pas.

- Je suis flattée que tu m’accordes tant d’importance, lui répond Inès avec une pointe d’ironie.

- Bon, venons-en aux faits. Tu connais évidemment le producteur Jean Vernier ?

- Bien sûr, qui ne le connaît pas. Le richissime et mystérieux Jean Verdier a toujours fait couler beaucoup d’encre, il est autant adulé que contesté, et qu’il soit aimé ou détesté ne l’empêche pas d’être un mythe vivant du cinéma français, un personnage charismatique et fascinant. Producteur, distributeur, homme d’affaires redouté, il a bâti un véritable empire autour du cinéma populaire, on lui doit nos plus grands classiques et les plus grands succès commerciaux de ces vingt dernières années. Il n’y a pas un jour sans qu’on le voit dans des magazines ou à la télé, mais malgré cette notoriété, c’est un homme très énigmatique, il a toujours préservé jalousement sa vie privée, et toutes sortes de bruits courent sur lui. Certains disent que c’est l’être le plus cynique et le plus prétentieux qui existe, d’autres l’accusent d’être un véritable débauché, et certains restent persuadés qu’il est bel et bien cet l’assassin dont on l’accusa il y’a quelques années. Il a été innocenté pour le meurtre de sa deuxième épouse, mais certains soupçons pèsent toujours sur lui, il est fort probable qu’il en fût l’investigateur. Mais je ne suis pas habilitée à porter le moindre jugement, je ne le connais pas suffisamment pour ça.

- Donne-moi quand même ton avis personnel. Que penses-tu de lui ?

- Il est certain que je n’appartiendrai jamais à son fan club. Je le trouve présomptueux et arrogant, et il cultive cette vanité avec un art inimitable. Mais je me trompe peut-être, les apparences peuvent être trompeuses, comme je te l’ai dit je ne le connais pas personnellement.

- Et bien justement, voilà une lacune qui peut être réparée. Figure-toi qu’il est prêt à t’accorder l’exclusivité sur toute sa vie, de sa jeunesse tumultueuse à sa rencontre avec Catherine. Il veut surtout lever le voile sur cette sombre affaire, leur véritable histoire d’amour et les circonstances affreuses dans lesquelles elle a perdu la vie, et pourquoi on l’a soupçonné à tort. Il est prêt à se dévoiler, à se mette à nu, à te livrer ses failles et ses faiblesses les plus profondes pour te permettre d’écrire ce qui sera la biographie la plus passionnante de ce siècle. Tout, quoi ! N’est-ce pas formidable ?

Inès ne peut dissimuler son étonnement.

- Pourquoi moi ?

- Je ne sais pas, et je m’en fous littéralement. Il t’a choisie, c’est ça le plus important.

Devant l’air méfiant d’Inès, elle réfrène son exaspération et continue sur sa lancée.

- Il doit aimer ton style, ou il t’a aperçue lors d’une de tes rares interviews et tu lui as tapé dans l’œil. Je n’en sais rien… C’est son secrétaire particulier qui m’a téléphoné, crois-moi que j’en suis restée sur le cul lorsqu’il m’a demandé tes coordonnées. J’ai refusé, faisant valoir mon rôle de responsable et d’éditrice, et c’est alors qu’il m’a parlé de ce projet, avec une telle insistance que j’ai compris que c’était vraiment sérieux. Tu me connais, je suis dure en affaire, j’ai négocié comme il se devait, et le poisson est ferré. Toi et moi sommes invitées à une réception, dans cinq jours. Tu y rencontreras Monsieur Vernier en personne, et pour conclure cette association il semble tout disposé à t’ouvrir pendant plusieurs semaines les portes de son château cathare. Alors, qu’est-ce qu’on dit à son éditrice préférée ?

Inès ne paraît pas emballée. Inquiète, elle demande :

- Et cette réception, elle est où ?

Julie semble appréhender sa réaction en répondant faiblement :

- A Paris.

Et elle ajoute vivement :

- Mais je te promets de m’occuper de tout, de A à Z. Avion en 1ére classe, chauffeur privé à ton entière disposition, pas une seule seconde tu seras toute seule et…

- Il en est hors de question !

- Si tu veux, je viendrai moi-même t’accueillir à l’aéroport, je te dorloterai comme une princesse… Je t’en prie, ne me fais pas ça… C’est une question d’une nuit, le lendemain matin tu seras de retour chez toi à une telle vitesse que tu auras eu l’impression d’avoir rêvée tout ça.

- Non, non et non ! Ne me parle pas de rêve, c’est un véritable cauchemar que tu veux me faire subir ! Je déteste Paris, j’exècre Paris ! La capitale m’oppresse, m’étouffe, c’est une appréhension que j’ai depuis cette agression, tu en connais parfaitement les causes et tu ne peux pas m’obliger à affronter une telle épreuve… C’est au-dessus de mes forces, Paris me rappelle trop de mauvais souvenirs.

Elle est réellement paniquée, tétanisée par de terribles angoisses. Un traumatisme dont elle n’est pas prête de se libérer, mais Julie tente d’amoindrir la gravité de la situation.

- Chérie, débarrasse-toi du passé, tire un trait sur cet événement qui t’empêche d’aller de l’avant. Cela fait trois ans que ça s’est passé, tourne la page, et pour t’aider à oublier dis-toi que cela aurait pu être pire, tes agresseurs n’ont pas réussis à aller jusqu’au bout, tu as été sauvée in-extremis par la police qui, pour une fois, est intervenue à temps. Allez, je t’en prie, fais un effort…

- » Julie, le sujet est clos. Rien ne me fera changer d’avis  » dit Inès avec détermination.

 

On la retrouve vêtue d’une longue robe du soir, splendide en noire,

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avec fantaisies de dentelles et volants qui donnent à sa tenue des airs romantiques. Elle est perdue et désorientée dans un immense salon de luxe où se bousculent et s’interpellent de nombreux invités distingués, tous très à l’aise dans ce genre de festivités mondaines. Elle est sauvée de l’ennui par Julie qui, de loin, lui fait signe de venir la rejoindre. Elle lui présente le producteur Vernier. C’est un bel homme, grand et élancé, avec de la prestance. La mine hautaine et fière, il accapare plusieurs femmes de ses paroles pompeuses et de grands gestes théâtrales. Il s’interrompt malgré tout lorsque Julie s’avance en tenant fermement Inès par le bras. Cette dernière donne l’impression de vouloir prendre les jambes à son cou et de s’enfuir le plus loin possible d’ici.

- Enfin, la grande et secrète Inès ! J’ai le grand privilège de vous approcher de prés, on vous dit si sauvage et si inaccessible ! J’espère que cette réputation est erronée ?

- » Non, elle est authentique. Je ne m’apprivoise qu’avec les personnes qui en vaillent vraiment la peine, et Dieu sait qu’ils sont rares.

- Diable, voilà pourquoi vous vivez recluse au fin fond de votre forêt, un éphémère refuge pour une indomptable biche effarouchée. Quel gâchis, une si jolie femme, si intelligente et pleine de talent. En tout cas, vos romans sont à l’image même de votre personnalité, si naïfs, si purs, pleins de bonnes intentions qui vous vont à ravir.

- Ils restent purs et intacts parce ce que, comme moi, ils savent se tenir à l’écart de la déchéance humaine et de toute cette hypocrisie qui corrompt notre société. Une société qui a perdu toutes ses valeurs, ce que je déplore. C’est cette authenticité et cette quête d’absolu qui font la force de mes romans, et je suis fière de garder espoir sur le destin des hommes et des femmes, même les plus vils.

Décidément, le courant ne passe pas. Inès semble agacée par l’assurance condescendante et moqueuse de son hôte. Celui-ci s’amuse à la piquer, ravi d’avoir en face de lui une femme qui ne se laisse pas impressionner et lui damne sérieusement le pion. Charmé, il s’exclame :

- » Mais j’adore, tout au contraire ! De l’épopée romantique, du souffle épique, voilà ce qu’il me faut, il n’y en aura jamais assez pour raconter toute mon histoire, la vraie, la seule, l’unique… De l’émotion et du romanesque ne pourront qu’atténuer certains côtés sombres de ce passé que j’aimerais tant exorciser en racontant haut et fort la vérité, une vérité que votre plume et votre talent sauront si bien sublimer et transcender. Si vous acceptez mon offre, bien entendu… »

Julie, qui était alors crispée en assistant avec impuissance à des joutes verbales qui n’envisageaient rien de bon, semble se détendre peu à peu. La conversation prend une tournure plus amicale. Souriante, elle s’empresse d’intervenir :

- » Bien sûr qu’elle accepte, tous les détails sont réglés. N’est-ce pas, ma chérie ? »

- » Faut voir… L’invitation est pour quand ? »

- » Ce week-end, pour une semaine. Je vous en prie, acceptez et vous ne le regretterez pas. »

Un sourire énigmatique étire les lévres d’Inès.

- » Julie a les coordonnées de votre secrétaire, je ne tarderai donc pas à vous transmettre ma réponse. Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps précieux. »

Espiègle, elle lui tourne le dos et se dirige vers le bar. Vernier la suit des yeux avec le regard du prédateur sûr de sa victoire, mais une expression à la fois admirative et intriguée illumine son visage d’un sentiment nouveau. Inès disparaît dans la foule, suivie de prés par Julie qui tourne autour d’elle en caquetant comme une hystérique :

- » Tu es folle ou quoi, qu’est-ce qui t’a pris ? »

- » Ne t’inquiète pas, ma réponse est oui. Mais laissons ce prétentieux dans l’incertitude, il a tellement l’habitude de tout obtenir que cela ne lui fera pas de mal de mijoter un peu dans son jus. »

Rassurée, Julie saisit une coupe de champagne qu’elle boit d’un trait. Inès s’informe auprès d’un serveur s’il y’a des boissons non alcoolisées, et selon les conseils de ce dernier trempe les lèvres dans un cocktail à base de jus de fruits.

- » Hmm, excellent. »

Julie hoche la tête avec désapprobation.

- » Inès, tu pourrais faire un effort pour une fois. Bouleverse tes habitudes et fêtons l’événement comme il se doit, en nous saoulant et en nous amusant comme des folles ! »

Devant l’air grave de son amie, elle se désespère.

- » Inès, tu es triste à mourir ! Comment peut-on être si sérieuse et si conventionnelle ? »

- » Désolée, mais même si j’en ai envie je ne peux transgresser cette règle d’or : ne jamais boire d’alcool. Si je le fais, je deviens une véritable catastrophe ambulante, je perds le contrôle et je commets les actes les plus délirants qui existent, sans m’en rendre compte. Le pire, c’est qu’après je ne me souviens plus de rien, ce qui vaut sans doute mieux quand j’ai ensuite connaissance des dégâts que j’ai occasionnés. Crois-moi, pas une goutte d’alcool et tout le monde s’en portera mieux ! »

- » A ce point ? »

- » Oh, que oui ! A seize ans, pour ma première cuite à la sangria, je me suis retrouvée nue comme Eve à sauter comme un cabris dans toute la maison de mon petit ami. Lui était aux anges, mais ses parents beaucoup moins… Scandale et rupture à la première heure du matin. Et pour fêter mon permis, j’ai échappé de justesse à un viol collectif tellement je me suis montrée aguicheuse et impudique, provoquant tous les mâles du bar après avoir ingurgité imprudemment quelques bières. Et de tout cela, je n’ai aucun souvenir, mais les amis qui m’accompagnaient s’en souviennent encore, surtout ceux qui se sont interposés et pris des coups pour calmer les esprits échauffés. Je n’ai aucune envie de remettre ça. »

- » Dommage, j’aimerai bien voir la trop sage Inès se lâcher complètement, je donnerai cher pour assister à un tel spectacle. »

- » Dans une autre vie, certainement… »

- » Dommage… Il y’a en toi un feu secret qui brûle, mais tu refuses de te laisser enflammer. »

- » Oh, non, pitié, ne recommence pas avec ta psychologie à trois sous : Lâche du lest, profite de la vie, laisse-toi aller… tu radotes ma pauvre Julie, le disque est rayé ! »

- » Si seulement tu suivais mes conseils, je pourrai enfin assister à ta métamorphose, à une renaissance, pour ton plus grand bonheur… »

Inès, à fleur de femmes.

Classé dans : à fleur de femmes. — 13 juin, 2011 @ 4:42

Je reprends là le roman «  Inès à fleur de femmes  » que j’avais écrit avec Nicky Gloria, mais avec quelques modifications. Une écriture plus fluide et succincte, une action en temps réel comme un véritable scénario de films X. De nouvelles photos… Et quelques scènes hétérosexuelles alors que la 1ére version était exclusivement lesbienne. Et aussi un concept innovant et interactif dont je vous décris le projet après le synopsis.

 Auteur de roman à l’eau de rose,  091.jpeg    Inès est  en panne d’inspiration, suite à un traumatisme provoqué par une tentative de viol. Depuis, elle s’est isolée dans un chalet de montagne, coupée du monde, indifférente aux injonctions de son banquier et de son éditrice qui s’impatientent. Rêveuse, effacée, elle prend rarement part à l’effervescence de son milieu, se contentant de sa solitude, se déconnectant de la réalité en voulant toujours croire au grand amour et au prince charmant, avec ce même romantisme que les héroïnes de ses romans.

Au cours d’un cocktail littéraire, l’occasion s’offre à Inès de pouvoir renouer avec le succès. On lui propose en effet de rédiger la biographie du richissime et mystérieux producteur Jean Vernier. Pour Inès, c’est une opportunité sans précédent. Elle accepte l’invitation de Jean Vernier, séducteur cynique et égocentrique qui, pour l’occasion, lui ouvre les portes de son château cathare, dans les Pyrénées Orientales. A la grande surprise d’Inès, d’autres invités s’y trouvent déjà. Elle est la huitième personne d’un groupe pittoresque et inquiétant, tous de milieux différents, qui ne se connaissent pas mais qui ont un même et seul objectif : obtenir gloire et fortune grâce à l’influence de leur hôte, et prêts à tout pour y parvenir. Elle devra côtoyer des personnages aussi torturés que pervers, aux sombres desseins, et sa troublante beauté fera des ravages, déchaînant les pulsions les plus primitives. Huit clos sensuel et oppressant qui durera une longue semaine, loin de toute civilisation, dans un château perdu au milieu des vignes. Inès devra partager leurs rancœurs et leurs intrigues, leurs vices et leurs turpitudes, lancée malgré elle dans un tourbillon de passions inavouables et exacerbées, et sans possibilité d’y échapper. Elle sympathisera avec Claire,

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jeune actrice trop vite en haut de l’affiche et aussi vite en perte de vitesse, qui a répondu à l’invitation un peu contrainte et forcée. Elle trouvera également en Maria une alliée précieuse. Chanteuse espagnole à la réputation sulfureuse, c’est une séductrice redoutable qui prend tout aux hommes sans jamais rien leur donner, à partir de l’instant où ils peuvent lui permettre d’atteindre ses objectifs. Par la force des choses, Inès devra malheureusement côtoyer Victor, un alpiniste bourru et taciturne, aux pulsions aussi incontrôlables que dangereuses, et aussi la célèbre journaliste Gabrielle, figure emblématique et médiatique de la Jet Set, femme aigrie et calculatrice, aux ambitions aussi démesurées que ses appétits sexuels, surtout lorsqu’elle peut assouvir ces derniers avec les femmes. Il y’ a aussi Corinne, lolita rockeuse qui joue de son image provoc de rebelle déjantée jusqu’à outrance ; Patrice, footballeur et mannequin en vogue, trop gentil et maniéré pour être honnête, dont le seul souhait est de se reconvertir dans le cinéma pour mieux flatter son égo. Et enfin Marc, jeune réalisateur dont la timidité maladive dissimule un esprit tourmenté, et dont le génie égal la folie.

Très vite, Inès sera au centre des manigances et des rivalités amoureuses. Mais ce qu’elle ignore, et les autres aussi, est qu’ils sont tous les jouets innocents d’un jeu pervers orchestré par Jean Vernier et quelques milliardaires décadents. Joueurs et parieurs invétérés, ces derniers ourdissent des complots, misant gros sur l’attirance et la création des couples. Grâce à un système complexe et sophistiqué de caméras vidéos dissimulés dans toutes les pièces, ils peuvent observer à loisirs l’évolution de leurs pièges, l’aboutissement de leurs paris. Ils ne reculeront devant aucun moyen pour assouvir leurs désirs, provoquant toutes les tentations, attisant les démons et péchés mignons des uns et des autres, enflammant les corps et les esprits, et beaucoup ne résisteront pas à cette atmosphère trouble et érotique. Seules deux femmes, au début, ne céderont pas à cette volupté étouffante : Claire et Inès. Cette dernière, émouvante en femme pure et fragile,

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sera le pion favori de son hôte. Il rivalisera d’ingéniosité pour la séduire, cherchant en même temps à la jeter dans les bras de femmes ou d’hommes qui se disputeront ses faveurs.

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 Claire, quant à elle, sera sacrifiée aux tentatives perverses auxquelles se livrent les joueurs amoraux, et elle y résistera un moment pour mieux y succomber, yeux bandés et ligotée à un lit pour les caprices de deux jolies libertines……

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Chassés-croisés amoureux et plaisirs interdits pour les huit convives qui, manipulés, connaîtront mille tentations et tourments lascifs, où tous les coups sont permis pour les faire céder aux voluptés les plus effrénées…

ET C’EST VOUS QUI AVEZ LES CARTES EN MAIN, A INTERVENIR DANS LE DEROULEMENT DE L’HISTOIRE, VOUS PROJETTER AU CENTRE DE L’INTRIGUE POUR UNE AVENTURE  UNIQUE.

Un concept innovant et un projet ambitieux. Un challenge d’écriture et un véritable défi à surmonter que je ne pourrai réussir qu’avec votre aide. Pouvoir suivre cette histoire en direct à chaque épisode est original, une aventure interactive à partager, où vous pouvez participer selon vos envies, voter et donner votre avis sur les dénouements. La lecture en devient presque un jeu car, d’un statut passif, vous devenez en quelque sorte acteur et auteur, avec au choix deux options à chaque fin de chapitre.

Tout commentaire aux propos grossiers, racistes ou injurieux ne sera pas validé.

 

 

LES SIRENES DU LAGON 2.

Classé dans : LES SIRENES DU LAGON. — 9 juin, 2011 @ 9:34

CETTE LONGUE SAGA EST A LIRE COMME UN VRAI SCENARIO DE FILM X.UNE ACTION EN TEMPS REEL…

images1.jpegPaysage de carte postale. Une plage de sable fin nichée au bord d’un profond lagon. A l’arrière plan, une montagne escarpée au sommet vallonné, d’un vert luxuriant.

Une jeune femme, étendue sur le sable, se relève péniblement. Elle semble perdue, regarde tout autour d’elle d’un air apeuré. Brune, gracile, c’est une superbe femme de vingt cinq ans environ. Elle tente de marcher, titube, puis murmure avec incompréhension :

  • Mon Dieu, qu’est-ce qui m’arrive ?

Ses esprits reviennent, ce qui la met dans un état d’abattement total. Elle fait deux pas en avant lorsqu’un bruit de moteur se rapproche. Livide, elle se retourne. Un petit hors-bord fend la mer d’huile à une vitesse moyenne, contournant les motu qui se dressent au milieu de lagon. Un homme tient les commandes, un européen, en short blanc et chemise à fleurs. Il a un chapeau de brousse sur la tête et, dessous, de larges lunettes de soleil qui lui mangent la moitié du visage. Il manœuvre le bateau d’une seule main et, de l’autre, tient un gros cigare. Derrière lui se trouve un autre homme en slip de bain. Aussi gras qu’imposant, sa peau est brûlée par de méchants coups de soleil, ce qui ne l’empêche pas de rester torse nu.

Tous deux longent la côte et l’observent avec attention, comme cherchant quelqu’un ou quelque chose. La femme, d’un coup, se laisse tomber sur le sable, puis se met à avancer à quatre pattes, sur les genoux et les coudes. Une position qui met en valeur sa splendide silhouette. Les fesses hautes, cambrée à la perfection, avec des petits seins agressifs qui pointent sous le maillot, elle est divinement appétissante.

Elle va atteindre l’ombre d’un cocotier lorsqu’un cri fuse derrière elle. L’un des hommes l’a repéré. Le pilote enclenche à fond la manette d’accélération. Le moteur rugit, poussé à plein régime. Le bateau s’arrête prés la plage alors qu’un homme bondit déjà par dessus bord.

La jeune femme crie et se relève dans un bond maladroit, comme si elle n’avait pas repris le contrôle de tout son corps.

La poursuite sous le cocotiers et palmiers ne durent pas longtemps. Elle heurte en plein course l’homme au chapeau de brousse qui jaillit d’un buisson. Le choc est violent, elle retombe sur les fesses. L’homme ricane victorieusement, la toisant avec mépris. Il se penche pour la soulever sans mal, la reposant sur ses pieds. Puis, à peine est-elle debout, il la gifle à trois reprises, lui tenant les poignets d’une seule poigne tandis que l’autre main libre la frappe avec une brutalité inouïe. Elle hurle mais il la baillonne aussitôt. Il lui crache au visage :

  • Alors, ma jolie, on joue les fugueuses ! On peut dire que tu nous a donné du fil à retordre !

Secoué de tremblements, la jeune femme lève sur lui un regard apeuré.

  • Pitié, je ne dirai rien.
  • Bien sûr que tu ne parleras pas !

Son complice, le gros homme rougeaud, apparaît, hors d’haleine. Il s’appuie à un arbre, soufflant comme un phoque.

  • La garce, elle nous a fait courir !

La jeune femme se met à pleurer.

  • Je vous en supplie, je n’ai rien vu ! Je ne parlerai pas…

L’homme au chapeau prend un ton menaçant :

  • Ecoute-moi bien, ma petite. On sait très bien ce que tu as vu. Mon collègue et moi-même avons assommé ce fouineur parce qu’il était prêt à découvrir le pot aux roses, et à tout dévoiler ! Et ça, tu vois, il en était hors de question ! Qu’il soit ou pas le fondateur de cet hôtel ne changeait rien au problème, il en savait trop pour rester en vie ! C’est pour cette raison qu’on l’a embarqué inanimé sur notre rafiot et qu’on l’a jeté au large, derrière la barrière de corail, là où personne ne le retrouvera avant bien longtemps, si on le retrouve… Et si cela arrive, tout le monde pensera à un accident, car on a pris soin de laisser son bateau dériver dans le secteur. Voilà un plan parfait, sauf que tu as eu le malheur d’être là au mauvais endroit et au mauvais moment, et cela on ne peut pas se le permettre… Tu comprends j’espère ?
  • Pitié, ne me tuez pas ! Je ne dirai rien, je vous le jure !
  • Evidemment qu’on ne te tuera pas ! Deux disparitions en même temps, cela va attirer les soupçons, surtout que tu travailles dans le même hôtel. On va donc te relâcher. Mais on a avant une petite surprise à te montrer, un petit secret qui restera entre nous…Et qui te clouera définitivement le bec. Tu vois, ma jolie, on aime bien garder un œil sur tous ceux qui travaillent dans l’hôtel, question de mieux les garder sous contrôle au cas où… Tout le monde a ses petites faiblesses et ses petites préférences, et dans le monde du libertinage il nous est très facile de constituer un dossier sur tout le personnel et tous les clients qui s’adonnent librement à leurs excès… Mais toi, tu étais un vrai problème. Fidèle, bosseuse, mystérieuse et inaccessible, tu étais différente, étrangère à ce monde dans lequel tu évolues pourtant… Bref, on commençait à laisser tomber l’affaire, et à se dire aussi que tu ne constituais pas de réel danger pour tenter de te corrompre, jusqu’au jour où le miracle s’est enfin produit. Tu te souviens de ta collègue de boulot, la jolie et gentille Lucie… Tu sais, cette lesbienne de quarante ans qui pourrait être ta mère, une vraie tornade blonde au tempérament de feu… Dans le respect des mœurs libertins, elle n’a jamais tentée de t’entraîner dans son lit, alors qu’elle devait en rêver nuits et jours depuis que tu bosses avec elle comme serveuse. Et là, ô miracle, voilà que tu lui tombes du ciel, et pour atterrir droit dans son lit, en pyjama, un cadeau du Dieu des Libertins en personne ! La jeune femme écarquille les yeux de stupeur.
    • Je ne vous crois pas… Je n’aime pas les femmes ! Je suis hétéro… D’ailleurs, je suis fiancée et…

    Il la coupe sans ménagement.

    • Je sais, je sais… Mais cela va être difficile à faire croire après la nuit de folie que tu as passé avec la tendre et douce Lucie. Vos ébats sont torrides, particulièrement acrobatiques pour une soit-disant hétéro…
    • Vous êtes un monstre ! Si j’ai fait réellement cette chose horrible dont vous m’accusez, c’est que l’on m’a droguée ! C’est ignoble !
    • Bien essayée ta pirouette, mais tu sais très bien que personne ne t’a drogué. Pas besoin, tu étais consentante et consciente de tes actes. Et ceux qui verront les photos n’auront aucun doute…
    • Des… des photos ?
    • Evidemment. Comme je te l’ai dit auparavant, nous aimons garder le pouvoir sur tous ceux qui gravitent autour de l’hôtel. Pour les réduire au silence si jamais ils nous causent des ennuis. Des cas comme toi. Maintenant, grâce à ces photos, nous avons les moyens de te faire chanter, c’est aussi simple que ça… Le prix à payer pour ton silence. Si tu parles, on diffuse les photos sur les emails de tous tes contacts et tes pages Facebook. Simple mais efficace.

    La jeune femme est abasourdie. Elle secoue la tête avec incrédulité.

    • Je ne vous croie pas… Vous n’oserez pas…
    • Tu veux prendre le risque ? Et à ce que je constate, terminé tes airs de petite vierge effarouchée qui nie en bloc ! La mémoire t’est revenue ?

    Evidemment qu’elle se souvient. Son seul dérapage dans toute sa vie.

    Son visage se fige au fur et à mesure que la scène revient à la surface. Avec de plus en plus de précisions, les détails se mettent à défiler comme dans un film.

    Retour au passé, trois mois auparavant. Elle prend quelques jours de vacances dans l’hôtel même où elle travaille, avec son amie Lucie. Une semaine de rêve, dans le luxe et l’opulence, la fantaisie et l’audace, où elle se permet des tenues osées qu’elle n’a jamais portées.  01.jpeg    09.jpegTout autour d’elle, les clients s’adonnent sans complexe au libertinage le plus débridé, une effervescence contagieuse… Elle cède à l’atmosphère fiévreuse, riant, dansant et buvant comme une folle. Puis elle se retrouve dans la chambre de Lucie, un peu gauche et penaude de s’être un peu trop lâchée. Un embarras qui s’accentue quand Lucie, en sous-vêtement, lui offre un bouquet de fleurs,  560.jpgdévoilant peu à peu ses véritable intentions en se montrant de plus en plus caressante et empressée. 278.jpgEtourdie, grisée par l’alcool et la sensualité ambiante, elle cède à la curiosité, se laisse faire… Lorsque les baisers se font trop ardents, elle hésite… Alors Lucie se montre patiente, tendre, attentionnée, faisant monter le désir avec un art consommé. Elle la déshabille habilement, s’arrangeant pour la déconcentrer par des baisers fiévreux et des attouchements subtils, l’amenant sur un chemin de plus en plus dangereux. Contre toute attente, elle se laisse emporter.

  • 010.jpgOui, elle se souvient très bien. A la perfection.

Son abandon qui la rend toute molle…

 

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Sa docilité et sa curiosité à se laisser faire…

Son corps qui la trahit…

Les baisers langoureux, inteminables…

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et les caresses qui parcourent tout son corps avec une sensualité infinie, la rendant toute chose, brûlante de désir…

La soumission avec laquelle elle se laisse guider, telle une poupée sans volonté…

Puis, surtout, la succession d’orgasmes qui, au lieu de la rassasier, déclenchent d’autres envies… 619.jpg

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Au point d’en oublier toute retenue,  

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prenant ensuite l’initiative des opérations, bondissant sur sa partenaire comme une chatte déchaînée… 273.jpg     676.jpg

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Un plaisir comme elle n’en a jamais connu, pour la nuit la plus longue et la plus brûlante de toute sa vie…

Une expérience si divine et des souvenirs si délicieux qu’elle se demande même, un court instant, si elle pourrait s’en passer, et que l’alcool n’était sans doute pas le seul responsable de l’état incandescent dans lequel elle s’était livrée aux plaisirs de Lesbos.

Honteuse d’avoir de telles pensées, elle baisse la tête, abattue par les remords. 

Devinant qu’elle a saisi le message, il la lâche. Il assène le coup fatal en sortant de sa poche quelques photos qu’il lui brandit devant le nez. Dessus, on aperçoit les deux femmes dans des étreintes lascives qui ne laissent aucun doute sur leur envie l’une de l’autre.

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La jeune femme ne dit pas un mot. Le teint cireux, elle baisse les yeux, laissant filtrer des larmes qui glissent sur ses joues. Lentement, les épaules lourdes, elle s’éloigne et disparaît dans la végétation luxuriante. Il lui crie alors une dernière fois :

  • On se reverra, ma chérie ! Et ne change rien à tes habitudes ! Silence absolu, et on saura te contacter si on a besoin de toi. Dorénavant, tu nous appartiens corps et âme ! Alors à très bientôt !

Les deux hommes échangent un regard entendu en ricanant doucement. La sonnerie d’un portable oblige l’homme au chapeau à sortir vivement son téléphone. Il répond d’un ton jovial.

  • Oui, patronne, c’est fait. Elle ne parlera pas, vous pouvez me croire… On rentre tout de suite…

Un faible signe à son acolyte et tous deux regagnent leur bateau qui, faisant rugir ses moteurs, part à vitesse réduite en direction du large chenal qui traverse la barrière de corail, dans une mer translucide, aux couleurs dégradées, passant du vert au bleu… La mer la plus belle qui soit, celle de l’Océan Pacifique, dans l’archipel des îles Sous-le-Vent.

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A  SUIVRE…

 

 

 

 

 

 

OCEANE

Classé dans : OCEANE — 11 février, 2011 @ 9:19

photos2012autocollage7images131.jpgDeux femmes-flics se retrouvent malgré elles coéquipières sur une même affaire. Les deux femmes, de caractère radicalement opposé, n’ont rien en commun pour s’entendre. Océane est une femme prudente et stressée, sérieuse et presque pudique, menant une vie rangée auprès de son fiancé, tandis que Vanessa est incontrôlable, délurée et exhibitionniste, assumant fièrement sa bisexualité et ses pratiques échangistes. Pourtant, elles finissent vite par s’apprécier, se complètent, et démontrent leur amitié avec efficacité dans toutes leurs missions. Une amitié mise à rude épreuve lorsqu’une enquête particulière va mettre à jour une énorme corruption dans les hauts rangs de la police. Une affaire de mœurs aux confins du plaisir et de l’interdit qui va vite les dépasser. L’assassinat d’un comptable qu’elles étaient chargées de protéger va toute faire chavirer. En effet, accusées à tort de meurtre, lâchées par leur hiérarchie, elles vont s’approcher dangereusement des sphères du pouvoir et, poussées à prendre tous les risques pour prouver leur innocence, elles vont tenter de piéger la femme du préfet de police, bisexuelle dissolue et dominatrice. C’est évidemment Vanessa qui va s’improviser la proie facile pour cette femme tandis que sa partenaire prendra en cachette des photos compromettantes. Ainsi, souhaitant exercer sur elle un odieux chantage pour soutirer des informations sur son mari, elles pensent l’affaire conclue d’avance. Hélas, rien ne se passera comme prévu et, prises à leur propre piège, les deux policières devront improviser et payer de leur personne bien au-delà de leur imagination. Un scénario tortueux dans lequel elles vont s’engluer, un mensonge qui va les perdre, les poussant dans les bras l’une de l’autre dans une triste comédie qui, d’abord timide et maladroite, va se transformer peu à peu en passion aussi inattendue que violente. Car si Océane ignore les plaisirs de Lesbos et refuse de s’y brûler, Vanessa est incapable de faire semblant et refouler ses pulsions alors que la femme du préfet les oblige à coucher ensemble. C’est un dénouement frénétique et tragique qui va les transporter dans un trio lesbien d’une violence inouïe, un magma brûlant de plaisirs exacerbés et de fureur destructrice, où la chaste et candide Océane va révéler un tempérament insatiable. Et transformera à jamais sa vie sexuelle…

Deux gangsters psychotiques entreprennent de faire un casse qui tourne mal et s’achève dans un bain de violence. Une jeune et jolie femme-flic, Océane, débutante et aussi maladroite, intervient sur les lieux, chaperonné par un vieux flic retors qui lui apprend les ficelles du métier. Durant la fusillade, malgré sa peur, elle obéit au doigt et à l’œil à son partenaire et mentor qui, malgré le danger de la situation, cherche aussi à la protéger. Au point de se sacrifier et prendre à sa place plusieurs balles dans le ventre alors qu’elle hésitait à tirer. L’assassin arrive à s’enfuir mais l’autre est abattu dans le dos par Océane qui, au dernier moment, sort de sa peur panique et réagit sans réfléchir. Traumatisée par cet horrible dénouement, son chef applique le règlement et lui soumet plusieurs séances chez le psychiatre du service avant de lui imposer une semaine de repos. Le deuil ne sera pas de très longue durée car Océane, reprenant à peine son service, est convoqué chez son chef qui lui présente ainsi sa nouvelle partenaire, Vanessa. Là où Océane est plutôt gentiment classique pour les besoins du travail,

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tenue sport ou décontractée, même si tous ces vêtements ne peuvent dissimuler un corps admirablement proportionné, Vanessa porte des robes moulantes et très courtes, extrêmement sexy et provocante.

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Leur collaboration se montre au départ froide et méfiante, où chacune s’épie avec réticence, d’un regard aussi critique que désapprobateur. Leur caractère est aussi opposé que leur méthode de travail. Si Vanessa est plutôt une version féminine de l’Inspecteur Harry -- comme en témoigne la taille de son autre arme de service qu’elle cache illégalement –

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elle est du genre fonceuse, grande gueule, impétueuse, n’en faisant qu’à sa tête et n’obéissant à aucune hiérarchie. C’est d’ailleurs pour ce côté tête brûlée et incontrôlable que son ancien supérieure hiérarchique, las de ses excès, l’a muté dans une autre brigade, appuyant sa demande d’une recommandation importante : la nécessité de mettre Vanessa en binôme avec un ou une partenaire calme et patient. D’où leur fraîche collaboration. Un tandem de charme et de choc qui peu à peu va fonctionner à merveille, chacune appréciant les qualités et les valeurs de l’autre, un respect mutuel qui va se souder définitivement lorsque Vanessa, bravant l’autorité et enquêtant en marge de sa profession, traque le responsable du meurtre de l’ancien partenaire d’Océane. Une confrontation qui va s’achever dans le sang, où Vanessa sera légèrement blessée. Reconnaissante, Océane va la couvrir, masquant la mort du gangster par un règlement de compte entre trafiquants de drogue rivaux, et amenant Vanessa chez elle pour la soigner. A partir de ce jour, leur amitié sera exclusive et indestructible, chacune étant prête à tout donner pour l’autre. Elles se verront donc en dehors de leur travail, apprenant à connaître mutuellement leur vie privée. Un matin, venant chercher Océane à son domicile, se coéquipière la trouve en petite tenue dans le jardin

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et reste estomaquée devant la plastique parfaite de celle-ci, le lui prouvant par des compliments sincères et des regards admiratifs. Mais Océane reste indifférente, rêveuse et perdue dans ses pensées.

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Elle n’aime pas mettre en valeur des qualités physiques alors qu’elle ne se sent pas bien dans sa peau, limite complexée, et que la beauté peut au contraire desservir sa carrière. Elle ne veut pas être le faire-valoir ou la potiche de service que l’on apprécie exclusivement pour ses atouts féminins, une ligne de conduite qu’elle s’emploie à appliquer à la lettre. Vanessa, au contraire, trouve cela dommage, affirmant à son amie qu’elle n’a jamais rencontré une femme aussi belle qui se soucie aussi peu de sa beauté, ce qui demeure un vrai gâchis. Plus tard, Vanessa fera aussi la connaissance de Julien, le fiancé d’Océane, un artiste peintre sincère, aimant et drôle, dont le défaut majeur est d’être détaché de toute considération matérielle. Rêveur, un rien bohème, il se repose un peu trop sur sa fiancée. Océane s’emploie à être une fiancée parfaite, mais un jour, elle avoue à son amie qu’elle commence à se lasser de tout assumer. Quand Vanessa la pousse plus loin dans ses confidences, prenant un air aussi gouailleur que détaché pour connaître leur vie sexuelle, Océane finit par reconnaître qu’elle redoute un peu leurs relations sexuelles, assumant platement le rôle d’aimante docile, effacée et craintive, sans imagination. Un état déplorable qu’elle met sur le compte de la lassitude de leur bref rapport, et qu’elle ne veut sans doute pas tout assumer jusqu’au lit. Quand ce sujet intime passe à Vanessa, celle-ci avoue avec un peu trop de jovialité et de fanfaronnade qu’elle a une vie sexuelle très libre et variée, se considérant comme une jouisseuse effrénée dans une société de consommation abusive mais si éphémère. Ainsi, estimant la vie trop brève et fragile, elle consomme à sa façon et pour son seul plaisir les hommes et les femmes qu’elle croise aux heures et aux lieux qui lui conviennent, que ce soit dans des clubs échangistes ou non. Cela est en parfaite harmonie avec sa vision des choses, un rejet de toutes règles imposées, un refus d’une société bien pensante, de toutes les institutions religieuses et capitalistes du pays. Confuse et horriblement gênée par ces confidences, Océane reste aussi choquée que sceptique, ne sachant plus trop croire avec cette sale habitude qu’à son amie d’en faire trop. Aussi, pour briser ses incertitudes, Vanessa décide de l’entraîner dans une virée nocturne et sensuelle, en pleine fête échangiste, où Vanessa a en effet ses entrées. Comme d’habitude extravagante, vêtue en reine avec des couleurs d’un rouge vif, elle fait sensation. Océane, au contraire, désobéissant aux conseils de son amie qui souhaitait qu’elle se lâche un peu par une tenue osée, joue la carte de la jeune écolière un peu garçonne, tailleur strict, chemise et cravate, ce qui accentue malgré elle son côté femme-enfant terriblement prude et excitante, la biche aux abois si innocente lâchée en milieu hostile. Océane affronte donc là un milieu qui lui est totalement inconnu, magique et virevoltant, éblouissant et surprenant, où chacun donne libre cours à ses envies et ses fantasmes sans la moindre retenue. Tout autour d’elle, ce n’est que bruit et volupté, une confusion des genres aussi hypnotique que captivante. Les décors sont somptueux, aussi variés que divers, passant du glamour, rustique ou baroque selon les endroits. Les éléments inexplicables s’enchaînent rapidement, elle ressent une ambiance au mieux onirique, au pire angoissante, entre fascination et répulsion. Elle découvre ainsi le côté exhibitionniste de son amie qui livre à toute une assemblée fiévreuse un show érotique des plus troublants, un strip-tease d’une époustouflante beauté. C’est, à l’image de sa tenue à la «  Marie-Antoinette  », la reine de la soirée,

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dans toute sa splendeur. Nue, elle présente Océane à l’assemblée, une novice timide qui, pour sa première, va aussi effectuer un strip-tease, avec les encouragements d’un public déjà conquis. Rouge comme une pivoine, Océane refuse mais, devant l’insistance, se retrouve coincée dans une autre pièce et entreprend alors de se déshabiller maladroitement sous les applaudissement d’une assemblée fascinée.

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Etrangement, durant quelques minutes, Océane se prend au jeu, libre, belle et audacieuse comme jamais elle ne l’a été. Espiègle, elle joue avec sa cravate tout en faisant durer le plaisir en dévoilant peu à peu ses splendides seins.

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Le public est sous le charme, retenant son souffle, une sensation d’érotisme si oppressant que Océane s’y laisse submerger, ne se reconnaissant plus alors qu’elle se dévoile de plus en plus. Le charme est rompu lorsqu’au fond d’une autre salle, dans l’entrebâillement d’une porte, elle aperçoit Vanessa qui, en transe, le regard fixé sur elle, se masturbe avec une impudeur éhontée, un spectacle au réalisme érotique si fort

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que Océane en perd tous ses moyens. Eperdue, elle réalise avec effroi toute l’horreur de la situation et se rhabille avec hâte. Honteuse mais fascinée, elle jette un dernier regard à son amie, juste à l’instant où celle-ci disparaît sous plusieurs corps d’hommes et de femmes littéralement excités ; Océane a ainsi la certitude que les paroles de son amie n’étaient pas amplifiées et exagérées, et que celle-ci possède en effet un appétit sexuel démesuré. Perturbée par cette expérience, Océane s’enfuit comme une voleuse, ne pouvant en voir davantage tellement son trouble est grand. C’est son fiancé qui va en profiter, elle le réveille au milieu de la nuit pour des ébats torrides où elle ne se reconnaît plus, ardente et réceptive.

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Puis, ses désirs assouvis, reste évasive lorsqu’il cherche à comprendre ce qui lui est arrivée. Et, évidemment, le lendemain, lors d’une ronde tranquille, s’ensuit également un certain malaise avec sa partenaire. Vanessa rompt le silence pesant et crève l’abcès. Pour elle, sa vie privée ne doit jamais influer sur leur relation. Leur amitié compte énormément pour elle et elle ne supporterait pas l’idée de la perdre. Océane ne doit en aucune façon la juger et la rejeter pour ce qu’elle est. Après un moment de silence gêné, cette dernière reconnaît que tout cela est nouveau et dérangeant pour elle car la normalité et l’hétérosexualité sont des repères aussi forts que nécessaires pour son équilibre, et que de son vivant elle s’y accrochera de toute son âme. Ce sont ses croyances et ses certitudes, mais elle promet de faire preuve de souplesse et de tolérance pour la vie privée de son amie qu’elle accepte donc sans pour autant la comprendre. S’ensuit un débat passionné sur la normalité, et des éclats de rire qui brisent enfin la glace. Dans un excès de jovialité, Océane lui demande quels sont ses réels sentiments à son égard puisqu’elle connaît maintenant aussi ses penchants lesbiens. Vanessa, après un moment d’hésitation, reconnaît qu’elle la trouve très attirante et désirable, avec cette innocence plus émoustillante que tout, une innocence qui est un peu comme un fruit défendu auquel elle se délecterait bien jusqu’à plus soif. Alors que Océane devient rouge comme une pivoine, Vanessa part dans un fou rire incontrôlable en se moquant d’elle, affirmant qu’elle plaisantait et que seule son amitié compte le plus pour elle. Malgré tout, Océane reste songeuse et troublée, se demandant encore jusqu’à quel point son amie plaisantait. Elle ne peut effacer cette image de Vanessa se masturbant alors qu’elle se déshabillait, un acte qui pose de nombreuses questions. Etait-ce l’ambiance générale qui l’avait poussé à ce plaisir solitaire ou une réelle attirance  ? Une question qu’elle se posera davantage lorsqu’un soir, rejoignant son amie chez elle comme elles l’avaient prévues la veille, elle surprendra Vanessa en charmante compagnie avec une autre femme, lancée à corps perdu dans des étreintes torrides

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où celles-ci utilisent un godemichet pour atteindre des orgasmes encore plus intenses.

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A la fois choquée et profondément excitée, Océane reste un moment tétanisée, incapable de bouger, les jambes tremblantes, assistant pour la première fois de sa vie à un duo lesbien, et voyant aussi pour la première fois un godemichet et toute l’utilité que peuvent en faire deux femmes terriblement passionnées. Un instant, Vanessa tourne la tête et croise alors le regard d’Océane. C’est un regard bestial, chargé d’un érotisme si violent qu’il en est dérangeant, déstabilisant, déclenchant une forte tension et une réelle menace pour toute femme ne croyant qu’à l’hétérosexualité. Totalement désemparée, Océane s’enfuit précipitamment, et restera hantée toute la nuit par la puissance sexuelle de cet acte lesbien, si perturbée qu’elle fera encore l’amour à Julien, prenant les initiatives

                  

avec une frénésie désespérée, comme pour affirmer son hétérosexualité.

 

Le lendemain, furieuse, elle demande des explications à Vanessa, le pourquoi de cette scène à laquelle elle a assisté malgré elle alors que son amie savait très bien qu’elle devait venir la rejoindre ce soir même à son domicile. Vanessa prend un air coupable, reconnaissant ses torts, mais que la visite d’une amie libertine n’était pas prévue au programme et que leur envie l’une de l’autre lui a fait perdre toute prudence, au point d’en oublier leur rendez-vous. L’incident restera clos, elles n’en reparlerons plus jamais. Et surtout n’en auront guère le loisir car, le soir même, une ronde qu’elles effectuent ensemble tourne au drame alors qu’un voyou, pris de folie par une consommation abusive d’alcool, sort un pistolet et tire au hasard sur les passants. Les deux femmes interviennent, bloquant la rue avec leur véhicule pour isoler au maximum le tireur fou de la foule. Océane tente de raisonner le jeune homme, couverte par sa coéquipière qui, cachée à l’avant de la voiture, prend appui sur le capot pour mieux viser sa cible. Quand le voyou est pris d’un rire hystérique, levant son arme sur Océane, Vanessa est obligée de tirer. Hélas, avant de s’écrouler, le doigt du délinquant reste crispé sur la gâchette, lâchant un coup de feu mortel sur une innocente qui sortait d’un immeuble. Accusées à tort de bavure et lâchées par les hauts dirigeants de la justice, elles risquent d’être suspendues alors qu’une enquête interne est en cours. Seul leur chef direct les soutient et, pour les occuper et les maintenir en même temps à l’écart de tout danger, il leur confie la protection d’un comptable apparemment de petite envergure, prêt à dénoncer quelques patrons obscurs de la pègre. Une mission en apparence tranquille qui va vite tourner au carnage. L’appartement où elles se cachent avec leur témoin est brusquement pris d’assaut par des tueurs chevronnés qui, les neutralisant assez vite, prennent ensuite l’arme de service d’Océane pour tuer le comptable. Et repartent en prenant garde d’effacer toute trace de leur passage, libérant à la dernière seconde les deux policières totalement impuissantes. Les voilà donc maintenant accusées de meurtre, traquées par les forces de l’ordre. Elles sollicitent l’aide de leur patron qui, pieds et mains liés également sous la pression de ses supérieurs, ne peut rien pour elle. Toutefois, il leur précise que cette mission de protection devait être présentée comme venant de sa propre initiative alors que cela venait d’ordres supérieurs hauts placés. Puis, à son tour, il est assassiné. Hors la loi, les deux femmes-flics n’en continuent pas moins leurs investigations pour prouver leur innocence, comprenant après l’importance du comptable et les graves conséquences de son témoignage, impliquant les hautes sphères du pouvoir. Il en savait trop et avait en sa possession des documents extrêmement compromettants, d’où la nécessité de le réduire au silence. Ainsi, elles mettent à jour une énorme affaire de corruption dans les hauts rangs de la police, remontant jusqu’au préfet mouillé dans une sordide histoire de call-girls de luxe et de prostitution. Un terrible constat qui reflète finalement l’état d’une capitale corrompue, violente, impitoyable où certaines personnes au pouvoir ignorent la moindre idée de morale, de conscience. Elles vont jeter leur dévolu sur la femme du préfet, directrice d’une multinationale, qui à ses heures de loisirs s’offre les services des plus belles call-girls. Une aubaine et une opportunité que va saisir Vanessa qui est la personne idéale pour se glisser dans la peau d’une prostituée de luxe, prête à s’offrir aux envies lesbiennes de Maud Sacheri, la femme du préfet. Un petit sacrifice de sa personne qui la renvoie face à ses propres démons, sans tabou lorsqu’il s’agit d’assouvir ses appétits sexuels. Mais, ici, ses talents de séductrice vont sauver sa peau et celle de son amie, et servir leur pays, dans l’intérêt général. Quand le sexe sert la bonne cause, le devoir, Vanessa est plus que jamais motivée, prête à se plier à tous les caprices de Maud. Son plan est de la pièger, se servant d’elle pour avoir ensuite un moyen de pression sur son mari, le faire chanter pour récupérer tout dossier compromettant sur son implication dans le meurtre du comptable. En cas de refus, les photos de sa femme avec une autre femme, et leurs habitudes à payer les services de call-girls pour leurs besoins personnels, serait un scandale dont ils ne pourraient se relever. Un mal pour un mal. Evidemment, pour préserver Océane, celle-ci doit rester à l’écart, se contenter de prendre les photos, avec un petit appareil numérique discret mais performant. Ainsi donc, tout est prévu, un plan sans accroc. Vanessa, à peine arrivée sur les lieux, une villa somptueuse dans la banlieue sud de Paris, s’absente un instant sous prétexte de faire un brin de toilette. Elle en profite pour aguicher les deux agents de sécurité, les détournant de leur mission de surveillance pour entrouvrir à l’étage une fenêtre, laissant ainsi à Océane la possibilité d’entrer dans la demeure.

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 Puis, après, retrouve Maud pour lui dévoiler tous ses talents de libertine, une femme en pleine possession de ses charmes et de son savoir. Elles se délectent de flirter

 

lorsque Océane se penche sur la balustrade pour prendre quelques clichés compromettants,

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non sans avoir auparavant montré un temps de surprise.

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Vanessa prend apparemment son rôle très au sérieux, enflammant la femme du préfet bien plus que de raison.

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Océanee en est si troublée qu’elle perd son sang-froid au moment où les deux femmes montent à l’étage, un moment de panique où elle se réfugie dans la seule pièce où elle ne sera pas en sécurité :  la chambre de Maud ! Une salle de bain atténuante où elle se cache précipitamment

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aurait pu la sauver du désastre mais, hélas, en jolie distraite incurable, elle fait tomber un produit de maquillage qui attire aussitôt l’attention de la femme du préfet. Qu’elle n’est pas la surprise de cette dernière en la découvrant dans sa salle de bain ! Et elle a du mal à retenir sa colère devant les explications incohérentes et vaseuses d’une jeune femme littéralement affolée et terrifiée qui s’enfonce dans le mensonge. Vanessa intervient, cherchant à sauver comme elle peut les meubles. Elle explique à Maud que cette jeune femme aussi jolie que maladroite est en vérité sa petite amie et, terriblement jalouse, celle-ci l’a apparemment suivie à son insu jusqu’ici, ignorant alors ses activités de call-girl. Une explication qui ne satisfait guère la femme du préfet, qui se demande surtout comment cette jeune et jolie écervelée a réussi à tromper la vigilance des hommes de sécurité pour parvenir jusqu’ici. Aussi, démontrant une perversité sans nom et une imagination débordante, elle les pousse à coucher ensemble puisqu’elles forment d’après leurs dires un vrai couple de femmes amoureuses ! Les deux femmes-flics se retrouvent ainsi prises à leur propre piège… Océane a réussi malgré toutes ses gaffes à dissimuler l’appareil photo. Leur seule priorité est maintenant de sortir d’ici saine et sauve. Un exploit difficile à relever alors que la femme du préfet, soupçonneuse, leur tend un piège, affirmant que le moindre refus de leur part les trahirait et qu’elle se verrait alors dans l’obligation d’avertir ses hommes de main pour des représailles lourds de conséquences ! Une menace qui fait son effet. Vanessa comprend vite qu’elles sont coincées et doivent donc user de ruse pour se sortir de ce guêpier dans lequel elles se sont enlisées. Evidemment, Océane a compris également mais se refuse à satisfaire les exigences de Maud, prétextant qu’elle se sent incapable de faire maintenant l’amour avec qui que ce soit, que le désir ne vient pas sur commande, de surcroît devant une tierce personne qu’elle ne connaît pas et qui pose ses conditions ! Elle n’aime pas qu’on dicte sa conduite, jouant la carte de la fierté outragée ! Vanessa, pour débloquer la situation, prend donc les choses en main, adressant discrètement à sa partenaire un clin d’œil à la fois complice et rassurant alors qu’elle la pousse vers le lit. Pour la rassurer, elle veut lui faire croire qu’elle maîtrise la situation, mais ce n’est pas elle qui dirige, un triste constat alors que Maud donne ses ordres et dirige les opérations avec autorité, saisissant Océane par la gorge pour parer toute rébellion.

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La femme du préfet est une vraie dominante qui sait imposer ses désirs.

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Elle le manifeste avec fermeté en les obligeant à s’embrasser.

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Vanessa obéit. Elle a compris depuis longtemps qu’elles sont à sa merci et qu’un refus trop catégorique serait signer leur arrêt de mort. Elle cherche donc la bouche de son amie. Celle-ci ne répond pas à son baiser, mais elle demeure les lèvres légèrement entrouvertes et la langue de Vanessa a tôt fait de s’insinuer dans sa bouche. Affolée, Océane détourne le visage en prenant un air dégoûté,

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mais Maud l’oblige à se laisser faire. Penchée sur elles, elle surveille les opérations de prés.

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Rien ne lui échappe. Elle les encourage quand les deux femmes finissent par échanger un baiser qui, d’abord timide et hésitant, se fait plus ardent, plus savoureux, mêlant leurs langues et échangeant leur salive. Océane est totalement passive, comme pétrifiée, à la merci totale des deux femmes. Elle est trop estomaquée pour protester réellement, tétanisée par la surprise et la rapidité avec laquelle les deux femmes entreprennent ensuite de la déshabiller avec une dextérité qui confirme une grande expérience.

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Elles sont en terrain connu alors qu’elle est littéralement dépassée par les événements, aveugle et éperdue en milieu hostile.

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Vanessa tire sur les bretelles de son soutien-gorge pour dénuder ses seins qu’elle prend en bouche.

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Le trouble qui l’envahit est décuplé lorsqu’avec son autre main, elle prend un de ses seins et commence à le malaxer. Océane met quelques instants à reprendre ses esprits et à s’extraire du piège dans lequel elle est tombée. Car, dans cette mésaventure, elle est bien la seule et unique victime. Vanessa, elle, semble y prendre un plaisir aussi vif que sincère. Ses instincts ont pris le dessus, guidés par des désirs bien trop tumultueux pour y résister. Plus de manigance, de plan ou d’échappatoire. Plus de contrôle. Elle est seule face à deux femmes qui sont bien décidées à l’emmener jusqu’au bout de leurs envies, au point de non retour.  L’intensité avec laquelle tout se déroule l’effraie si brutalement qu’elle veut protester mais Maud étouffe ses protestations d’un baiser fougueux.

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C’est à peine si elle a conscience que sa partenaire s’est déshabillée, avec une telle hâte que leur bouche est toujours restée souder l’une à l’autre.              tp5466.jpg

 Dans un état second, elle se retrouve étendue sur le lit, collée à son a amie, peau contre peau, seins contre seins, sexe contre sexe. C’est un contact si doux, si brûlant, une explosion des sens auquel son corps répond avec une telle facilité, qu’elle comprend alors qu’elle est perdue. Perdant toute volonté, elle se laisse guider, livrée corps et âme, avouant sa défaite par des petits cris d’extase qui ne cessent de monter. Elle est leur objet, leur chose, un être éperdu et docile qui s’abandonne dans toute son impudeur. Pendant que toutes les deux se renvoient leurs bonds, s’enflammant et s’excitant de leur peau, de leur odeur,

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Maud s’est déshabillée et enserre sa taille d’un gode-ceinture.

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Lorsque Océane l’aperçoit, retournée sur le dos et prise en sandwich par les deux femmes, elle est trop abasourdie et excitée pour émettre la moindre protestation.

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 Le gode appuie sur les lèvres vaginales pour qu’elles s’ouvrent naturellement. Elle sent le gadget s’agiter, sur les grandes lèvres, les petites lèvres, puis s’enfoncer millimètre par millimètre, s’insinuer en elle avec une lenteur exaspérante. Océane accueille le gode avec une voracité insatiable, l’aspirant au plus profond de ses entrailles, poussant des cris qui n’ont plus rien d’humain. Elle se cambre, roule du ventre,

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hurle, emportée par une vague de jouissance qui va l’engloutir avec une violence comme elle n’en a jamais connu. Mais là, avec un sadisme raffiné, Maud s’arrête de bouger, faisant durer le plaisir. Frustrée, Océane tourne la tête et embrasse goulûment Vanessa,

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un baiser affamé qui ne cesse de monter en intensité alors que Maud reprend lentement ses déhanchements, allant et venant dans le sexe d’Océane. Ses mouvements sont amples, puissants, absolument divins. Océane vibre alors de tout son être, au rythme d’une osmose à la fois douloureuse et vive, une extase sans non. Le plaisir irradie ses seins, son ventre, son sexe et même ses jambes qui deviennent incontrôlables. Elle délire, en proie à des sensations inconnues et si délicieuses qu’elle résiste pour ne pas jouir immédiatement. Elle voudrait que ce bonheur dure une éternité. Mais les baisers passionnés de Vanessa ont raison de ses efforts. Elle explose, avec une intensité jamais atteinte. C’est comme un rayon qui la traverse de part en part, la brûlant et charriant de la lave bouillante qui déferle de son sexe en feu. Au lieu d’être apaisée, elle a d’autres envies encore plus impétueuses, totalement docile lorsque Maud la met à califourchon, croupe relevée, pour s’installer confortablement entre ses jambes écartées. Elle enfonce délicatement le godemichet dans son vagin largement ouvert,

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puis reprend ses déhanchements de façon impétueuse et cadencée, explorant ses entrailles, la pénétrant profondément, sans fatigue, sans baisse de rythme, cherchant à l’amener au-delà de ses possibilités et de ses désirs. Des efforts largement récompensés quand Océane ne peut se retenir plus longtemps et tremble de tout son corps quand l’orgasme atteint son point culminant. Elle pousse un cri déchirant, traversée par un autre orgasme plus fugace, entretenu par Vanessa qui ne cesse de couver son dos et ses fesses de baisers passionnés. Un échange de bons procédés quand c’est Vanessa qui accueille par derrière les assauts de Maud.

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Océane attise le feu en ne cessant aussi de l’embrasser sur tout le corps, avide de chairs féminines et d’extase lesbienne.

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Prise dans un tourbillon, elle a l’impression de vivre un rêve alors qu’on la retourne encore et encore dans de nouvelles postures qui lui donnent le vertige.

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Elle dévoile ensuite des aptitudes incroyables quand elle se plie corps et âme aux caprices de ses deux partenaires, anticipant leurs attentes.

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D’autres jouissances, plusieurs fois retenues, n’en sont que plus intenses, plus dévastatrices, relayées et partagées par des partenaires gourmandes et enfiévrées.

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Une débauche de positions et de voluptés effrénées où les gémissements se mêlent aux bonds déchainés où les peaux brûlantes glissent l’une sur l’autre dans une danse endiablée. L’excitation atteint son paroxysme, des étreintes interminables…

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 où Océane poursuit l’exploration de féminité convulsive et pleine de vitalité dont l’expression amoureuse ne souffre d’aucune limite. Maud dévoile ainsi sa vraie nature, une femme décadente, impulsive et viscérale. Une fièvre érotique proche de l’hystérie, où tout est permis.

Si elle trahit une sexualité tourmentée, dont le seul but est d’avilir et de souiller l’innocence,

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Vanessa dévoile au contraire des ressources d’ingéniosité et de tendresse, d’attention et de chaleur, dévoilant ses réels sentiments dans des baiser ardents, cherchant avidement sa bouche dans toutes les positions inimaginables.

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Mais Maud n’en sera pas autant délaissée, terrassée par de nombreux orgasmes.

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Et, anéantie, comblée, sera malgré elle touchée par la tendresse et la complicité de ses deux partenaires.

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Un acte d’amour qui n’échappera pas à Maud et l’influencera pour, de longues heures après, les laisser partir, certaine de voir là deux femmes amoureuses qui lui ont dit la vérité.

Quelques jours plus tard, Maud restera fidèle à ses convictions, forte et déterminée, ne cédant pas au chantage lorsque les deux femmes flics se rappelleront à ses bons souvenirs et la menaceront de publier les photos sur un blog. Mais c’est son mari, le préfet, qui va craquer. Cherchant à sauver l’honneur de se femme, adossé au pied du mur, il va mettre fin à ses jours après avoir dénoncé sur internet tous ses amis influents qui étaient impliqués dans cette sordide histoire. Un scandale politique qui va faire boule de neige, dévoilant toute la partie cachée de l’iceberg et éclaboussant d’autres partenaires indirectement concernés. Mais ce sont là des conséquences et des détails dont Océane et Vanessa se moquent littéralement. Blanchies, elles réintègrent leur poste avec les honneurs, mais là aussi ce sont des félicitations et un heureux dénouement professionnel qui leur importent peu. Tout ce qui compte, maintenant, c’est de vivre au grand jour leur amour, non pas un amour exclusif mais un amour qu’elles veulent partager et faire profiter en toute liberté.

FIN.

A CORPS PERDUS.

Classé dans : A CORPS PERDUS — 25 mai, 2010 @ 10:32

Rachel, jeune et jolie stagiaire de la police, vient à peine d’intégrer l’équipe de Toulouse qu’elle se voit confier sa première mission. Après la déposition d’une jeune fille de bonne famille, étudiante dans une prestigieuse faculté, qui prétend être victime de harcèlement et avoir été abusée sexuellement par une autre femme, voilà la ravissante policière lancée à corps perdu dans une aventure tumultueuse. En effet, afin de mener l’enquête, Rachel est chargée d’infiltrer une faculté où elle se fait passer pour une étudiante.

Rachel va approcher la principale suspecte, la mystérieuse et inquiétante Christine, une rebelle affichant avec insolence son look androgyne et une beauté ambiguë, et tenter de s’en faire une amie pour mieux gagner sa confiance. Un jeux terriblement dangereux alors que Christine ne dissimule en rien son homosexualité et son intérêt pour la jeune femme. Mais, insouciante et excédée que l’on ne la prenne jamais au sérieux, enflammée par sa première mission où elle travaille en solitaire malgré la présence de son fiancé, lieutenant de la PJ, qui la suit à distance pour assurer sa sécurité, la jeune promue des forces de l’ordre va mener un combat au corps au corps des plus torrides et des plus intimes avec Christine, menant une lutte acharnée pour préserver son innocence et ses valeurs hétérosexuelles. Contre toute attente, alors qu’elle est reine des arts martiaux, experte en combat à mains nues, donc de taille à se défendre, Aurore va se laisser maîtriser et dominer par la volcanique Christine. Un duel qu’elle aurait dû facilement emporter… Mais avait-elle réellement envie de lui résister ? Alors qu’elle ne s’est jamais sentie attirée par les femmes, Rachel ne s’est- elle pas laisser piégée par les affres d’un désir interdit ? Mystère de l’attraction fatale, des alchimies improbables, celles du fruit défendu et des étreintes voluptueuses entre femmes, celles qui vous fait basculer avec délice de l’autre côté…

Rachel va perdre pied, lui cédant tout, au-delà de la raison et de toute pudeur, emportée par une passion trop tumultueuse pour y résister, une descente dans la débauche et, pourquoi pas, dans l’amour tout simplement.

Rachel est consciencieuse et respectueuse de la hiérarchie, idéaliste et fleur bleue, un peu trop émotive, cherchant à basculer son image de jeune fille trop douce et gentille en devenant une experte des arts martiaux. Sa jeunesse et sa fraîcheur correspondent au profil idéal de l’étudiante insouciante, un rôle sur mesure qui lui permet de rester insoupçonnable dans ce genre d’infiltration.

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ses formes affolantes, sa joie et sa vivacité resplendissante, elle va vite attirer l’attention de Christine, cherchant à la provoquer pour voir jusqu’où celle-ci est prête à aller pour la séduire.

 Et surtout, blessée dans son orgueil par son fiancé qui la dévalorise et la juge trop prudente et prévisible, prendra des risques inconsidérés pour lui démontrer le contraire. Une audace qui va lui coûter cher, dont l’issue sera aussi irrémédiable que fatale.

Christine est une jeune femme rebelle et cynique, sensuelle et décomplexée, qui ne vit que pour ses passions et ses pulsions qu’elle croque à pleine dents sans aucune barrière.

Cheveux très courts à la garçonne, allure décontractée avec piercings et tatouage, rejetant la mode et le maquillage, elle est  nature et spontanée, impulsive et passionnée, l’incarnation parfaite de la révoltée marginale qui rejette la conformité et la bienséance.

 

Rachel rentra en début de soirée, défit son holster pour déposer son arme sur un guéridon et alla saluer son fiancé dans le salon. Avachi sur son canapé, devant une retransmission d’un match de foot, il fit à peine attention à elle.

  • C’est bientôt fini… Je te retrouve tout de suite après.

Elle n’eut même pas le courage de répondre. Le stress la vidait littéralement. Elle se mit tout de suite dans un bon bain chaud. Son fiancé, Julien, vint ensuite la rejoindre et la massa tout en riant de sa fatigue. Il ne prenait pas sa première mission au sérieux, la trouvait trop audacieuse pour elle.

  • Tu es incapable d’aller draguer de toi-même un homme, alors aller faire du rentre-dedans à une femme, laisse-moi rire ! Je ne te donne pas deux jours avant de paniquer et jeter l’éponge !

Blessée dans son amour propre, elle avait relevé le pari.  » Tu verras bien ! Je tiendrai, tu ne me connais pas aussi bien… Et je ne suis pas obligée d’aller la chercher. C’est elle qui viendra à moi, l’art d’attirer l’attention sans en donner l’air… D’après la jeune fille qui a porté plainte, cette Christine l’a carrément draguée avant de la pousser de force dans son lit ! C’est la parole de l’une contre la parole de l’autre, et à moi de démêler la vérité. Je ne dois surtout pas éveiller les soupçons en me montrant trop allumeuse ou provocante, Christine va sentir le piège, surtout qu’elle sait maintenant qu’une enquête pèse sur elle. « 

Alors qu’ils étaient à table à prendre l’apéritif, Julien, plus lourdaud que d’habitude à cause de trois verres dans le nez, se crut malin de vanter sa journée, une course poursuite et l’interpellation musclée d’un trafiquant de drogue en délit de fuite. Elle prit mal la chose. Ce qui lui faisait mal, c’est qu’il ne croyait pas en elle, se mettait toujours en avant dans le seul but de la dévaloriser. Il la décevait beaucoup. Il la relança sur sa mission.

  • Et si elle se montre trop entreprenante, beaucoup trop entreprenante, tu fais quoi ? Une crise de nerfs en la suppliant d’arrêter ? Tu n’as aucune expérience pour gérer ce genre de situation, et si cette Christine est vraiment le genre de fille qui n’a peur de rien et qui a l’habitude d’obtenir ce qu’elle désire, elle va au contraire s’exciter de ta rébellion.

Rachel se sentit atrocement vexée.

  • Je te rappelle que je suis experte en self-défense, la meilleure de ma promotion. Si elle en vient aux mains, crois-crois que je ne lui laisserai pas le temps de prendre le dessus. Au corps à corps, c’est pas elle qui aura le dernier mot. Et puis, n’oublie pas, tu es là pour veiller sur ma sécurité il paraît… Mais, franchement, je ne compte pas trop là-dessus pour m’en sortir si les choses devaient mal tourner !  »

Sa réaction était sûrement exagérée mais, sous le coup de l’émotion, elle ne s’en rendit même pas compte. A son tour il se montra blessé.

  • Ne remue pas le couteau dans la plaie, rien n’est plus barbant qu’assurer une surveillance, je m’en passerai bien… D’ailleurs, à la première heure demain, je vais voir le chef pour voir s’il ne peut pas refiler cette corvée à quelqu’un d’autre. Je suis bien trop compétent pour perdre mon temps à faire la nounou…
  • Merci pour moi…
  • Cela n’a rien à voir avec toi, mais cette ils peuvent mettre un  »  bleu «  pour gérer ta protection, si protection il y’ a… Cette Christine a un casier vierge, et même si elle s’est montrée un peu trop empressée et maladroite avec une fille qu’elle voulait initier à ses petits jeux, je ne pense pas qu’elle soit vraiment dangereuse…
  • Et si elle l’était ?

Le visage de Julien se fendit d’un large sourire moqueur.

- Le combat pourrait être passionnant… Je voudrai être une petite souris pour assister à votre corps à corps ! Dommage que ce ne soit pas elle qui prenne le dessus si le duel devenait trop intime. Qui sait, elle te ferait découvrir de nouveaux horizons qui te décoinceraient un peu. C’est vrai, ma chérie, tu es si prévisible et raisonnable que cela en devient ennuyeux.

Elle ne termina même pas son dessert. Par ses remarques désobligeantes, il lui avait coupé l’appétit. Elle desservit la table sans desserrer les dents. Boudeuse, elle se laissa tout de même faire lorsqu’il entreprit de lui faire l’amour. Pour se faire pardonner, et surtout loin d’être rassasié par sa fiancée qui montrait comme d’habitude peu d’ardeur, il eut envie d’explorer de nouvelles caresses. Le corps de Rachel le rendait fou de désir et de frustration. Du désir parce qu’elle était superbe, d’une beauté rare, à la fois pure et affriolante. Une silhouette de rêve, une vraie bombe ! De la frustration car tout chez elle était prudence et retenue, comme si elle refusait de se laisser aller totalement à ses pulsions. Aussi, pour ne pas changer, elle bloqua à plusieurs reprises sa main, lui signifiant de revenir à des choses connues. Elle n’appréciait jamais le changement. Et refusait par dessus tout qu’il essaie de la prendre par derrière alors que lui ne rêvait que de ça. Les fesses hautes et fermes de Rachel le rendaient dingue, et que dire de sa cambrure exceptionnelle à réveiller un mort. Hélas, pour lui, cela demeurait encore un fantasme. Pour son plus grand malheur, comme à l’accoutumée, leurs étreintes furent brèves. Mais pas les reproches.

- Qu’est-ce qui te prend ? Tu sais que je ne veux pas que tu me prennes comme cela !

- J’avais envie de varier un peu. On fait toujours l’amour de la même manière.

    • Oui et alors ? Nous ne sommes pas des animaux pour copuler n’importe comment. Par derrière, c’est bestial et dégradant.

 

    • Quand il y’a de l’amour, rien n’est sale et dégradant. Un peu de fantaisie ne peut pas nous faire du mal.

 

  • Impossible. Comme tu l’as dit tout à l’heure, je suis trop raisonnable et trop prévisible, si ennuyeuse… Alors, mon chéri, il va falloir que tu attendes encore longtemps avant que je te surprenne ! Bonne nuit.

Sur cette pique vengeresse, elle lui tourna le dos.

Rachel avait choisi avec soin ce qu’elle avait de mieux dans sa garde robe, une tenue de circonstance pour passer pour une étudiante à la fois sage et sexy, inconsciente de ses charmes. Le look qui, apparemment, d’après la plaignante, attirait Christine. Jupe noire assez courte, des bas blancs, chemisier blanc légèrement échancré avec cravate, le résultat était à la hauteur de ses apparences. Elle ajouta sa note personnelle en se faisant de jolies tresses, ce qui lui donnait un air sage de petite fille modèle. Aussi, elle ne passa pas inaperçue en franchissant la porte du pub avec cette tenue. Les hommes lui lançaient des regards salaces et les femmes des regards admiratifs. Les étudiants de la Faculté de Sciences Economiques aimaient se retrouver dans le même bar à l’ambiance feutrée. Musique d’ambiance, cadre très agréable, une grande superficie avec des tables espacées et de profonds fauteuils confortables. Les étages aux néons discrets permettaient aux clients une certaine intimité malgré une foule toujours abondante. Rachel s’installa à une table libre et, tout en regardant la carte des boissons, jeta un coup d’œil autour d’elle. Julien venait de s’asseoir trois tables plus loin, faisant semblant de contempler le décor. Elle sourit. Malgré ses suppliques, il n’avait pas réussi à se décharger de cette mission. Le chef était resté intransigeant. Ironie du sort que son garde du corps soit son propre fiancé, la situation ne manquait pas de piquant. Elle l’ignora volontairement. Elle lui en voulait encore pour ses dernières remarques acerbes. Une jolie serveuse s’occupa d’elle assez vite. Elle commanda un muscat qu’elle commença à siroter tranquillement. Elle regarda aux alentours à la recherche d’une âme esseulée, féminine exclusivement. Ce bar était le terrain de chasse préféré de Christine. Elle la repéra assez vite. Assise au bar, nonchalamment installée sur un tabouret, celle-ci la fixait d’un regard qui en disait long. Rachel se sentit déshabillée de la tête aux pieds et ne pu s’empêcher de rougir. Christine la dévisagea un long moment avant de se lever et s’asseoir à côté de la jeune femme-flic. Malgré elle, Rachel leva les yeux avant que celle-ci ne vienne la rejoindre. Etrangement, malgré ses allures masculines, crâne rasé, aucune once de féminité dans sa tenue vestimentaire, jean et débardeur, la jeune femme ondulait comme une plante gracieuse, avec un mélange de sensualité et une assurance qui en imposait.

- Je peux ?

- Bien sûr.

- Je m’appelle Christine.

- Et moi Rachel.

- Très joli prénom. J’adore…

  • Merci…

Encore une fois, elle se sentit rougir. Elle n’ignorait pas que cette fille n’aimait que les femmes. C’était la première fois qu’elle se faisait ainsi draguer ouvertement par une personne du même sexe, elle en était troublée et gênée à la fois, un état assez difficile à décrire.

- Vous venez souvent ici ?

- Quand mes études m’en laissent le temps. Et vous ?

- Quand je me sens seule comme ce soir. Je viens pour chercher de la compagnie et quelque chose me dit que je vais avoir de la chance cette nuit…

Rachel en resta bouche bée. La façon appuyée de la regarder et de sourire d’un air espiègle la déstabilisait totalement. Pour être directe, cette fille était directe. Elle posa vite son verre qui tremblait dans sa main. Feindre l’innocence fût la seule défense qu’elle trouva.

    • De la compagnie ? Vous n’avez donc pas de véritable amie  ? C’est important l’amitié…

 

  • Ce n’est pas ce que je recherche en ce moment… Je cherche une femme pour l’amour et le sexe principalement. Pour l’amitié, on verra après…

Rachel se sentit encore rougir jusqu’à la racine des cheveux. Se faire ainsi brusquer était déroutant. Elle en perdait ses moyens et cela n’était pas désagréable de se sentir si désirée et vulnérable.

    • Désolée, vous vous trompez alors. Je ne suis pas la femme que vous cherchez ?

 

    • Vraiment ? Pourquoi tant de certitude ?

 

    • Parce que je ne suis pas lesbienne, tout simplement…

 

  • Tu en es vraiment sure ? Que sais-tu des relations entre femmes ? As-tu déjà essayé une fois au moins pour être aussi affirmative ?

Elle posa sa main sur la sienne. Rachel sursauta comme si on l’avait branchée sur du 220 volt. Ce contact était à la fois doux et brûlant, si nouveau qu’elle retira vite sa main.

  • Inutile d’insister. Je me connais suffisamment pour savoir ce que j’aime et ce que je n’aime pas.
  • Sans jamais avoir tenté l’expérience ? Encore une fois, comment être aussi catégorique ?

Rachel avait la gorge nouée. Aussitôt, elle comprit ce que cette fille dégageait : du désir à l’état pur, la promesse d’un plaisir à la fois interdit et divin, celui qui transgresse les interdits.

Comme si elle comprenait son désarroi, Christine ricana.

  • Tu vois, tu n’as plus d’arguments à me présenter car tu sais que j’ai raison. La logique veut qu’on y goûte avant de déclarer si on n’aime ça ou pas. Mais beaucoup préfèrent s’abstenir parce que ce plaisir là est considéré comme un fruit défendu, un pêché dont il vaut mieux se détourner, par peur d’aimer ça justement, d’adorer et d’en devenir littéralement accroc. L’ignorance a toujours été la solution de facilité. Que nous conseille notre morale bien pensante ? Tenter l’expérience ou l’ignorer totalement ?

Malgré elle, Rachel était fascinée. Elle avait l’impression d’être un lapin attiré par les phares d’une voiture alors que celle-ci allait l’écraser. Elle ne savait pas trop ce qu’elle aimait le plus : sa voix, sa douceur, ou toutes ses paroles qui vantaient les mérites d’une tentation bien délicieuse. Elle était surprise d’être attentive, presque soumise. Elle voulut répondre mais Christine lui posa son index sur les lèvres, ce qui la troubla au point de lui couper la parole. Plus déconcertant encore, le doigt glissa à l’intérieur de sa bouche, taquinant sa langue d’une façon terriblement provocante et perverse, l’obligeant à écarter les lèvres, ce qu’elle fit sans protester. En même temps, Christine la sondait du regard, comme cherchant à fouiller son âme. Rachel se contenta de déglutir, croisant les bras sur sa poitrine en tremblant. Puis, soudain consciente de son comportement docile, recula d’un geste nerveux sur sa chaise. Christine sourit d’un air victorieux et sournois.

  • Tu sais, Rachel, j’obéis toujours à mes instincts et ils ne se trompent jamais. Je détecte quelque chose de très fort chez toi. De la volupté, de la gourmandise, des appétits et des pulsions si refoulées qu’elles ne demandent qu’à remonter à la surface dans toute leur splendeur. Seulement, pour ça, il faudrait que tu te laisses un peu aller.

Rachel se sentait littéralement perdue et désorientée. Elle chercha du regard un soutien vers son fiancé, brièvement Sa présence rassurante lui donnerait la force de revenir à la réalité, d’échapper au magnétisme de cette fille. Mais, étrangement, ce fut le contraire qui se produisit. Celui-ci observait la scène d’un air détaché et ennuyé. Evidemment, tout ce qu’elle faisait, contrairement à lui, n’était que futilité et mission sans importance. Cela l’agaça prodigieusement. Blessée dans son orgueil, elle revint vers Christine et osa soutenir son regard jusqu’au bout. Celle-ci détourna ses yeux pour, finalement, les plonger dans son décolleté d’un air contemplatif. Elle savait reconnaître une belle femme et le lui prouver sans détour. Son envie d’elle était si franche et flatteuse qu’elle lui donna brusquement de l’assurance. Même si c’était une femme, voilà quelqu’un qui lui donnait de l’importance et la mettait sur un piédestal. Du coup, elle se sentit audacieuse et entra dans le jeu de Christine.

  • Comment deviner quelle genre de femmes je suis sans me connaître intimement ? Sans partager la vie ou le lit de quelqu’un, il est impossible de savoir à l’avance si elle est froide ou bouillante, timorée ou imaginative, n’est-ce pas ?

Christine aima sa répartie. Elle sourit avec plaisir, se délectant de cette petite joute verbale et érotique.

  • Avec moi, tu serais bouillante. Et très imaginative parce que je te mettrai dans un tel état d’excitation que tu oublieras toute pudeur et toute morale. Le sexe sous toutes ses formes. Sans tabous et sans limites. Parce que je sais m’y prendre pour détecter et réveiller les pulsions les plus secrètes chez une femme. Tiens, là, je pourrai te prendre par la main et te ramener très vite chez moi. Mon studio est à cinq minutes d’ici. Et je te ferai l’amour comme aucun homme ne te l’a fait, très longuement, en alternant passion et douceur, violence et raffinement, pour jouer de tes sens et de tes envies, jusqu’à ce que tu me supplies de continuer encore et encore. Alors, cela te dit ?

Rachel se sentait oppressée. Elle demeura sans voix. Elle se voyait battue à son propre jeu, celui de la provocation qui n’était pas décidément son fort. Mais, pire, cette fille l’acculait à une franchise sur ses propres désirs qui lui faisait perdre pied.

  • Juste cinq minutes, Rachel, et tu connaîtras l’expérience la plus torride de ta vie, insista la fille sans la lâcher du regard. Dis-moi ce que représente cinq minutes dans toute une vie ? Cinq minutes et après je te ferai des trucs que tu n’oserais même pas imaginer dans tes rêves les plus fous, et je suis certaine que tu aimerais tellement ça que je serai obligée de sortir mes jouets les plus performants pour t’amener toujours plus loin.

Rachel avait de plus en plus de mal à respirer. Elle ignorait de quelle manière réagir. Elle savait qu’elle n’allait pas accepter, parce qu’elle n’avait pas envie et qu’elle était en mission pour les forces de l’ordre. Se montrer trop consentante réduirait à néant ses objectifs, elle devait au contraire se montrer effrayée pour voir jusqu’où irait cette fille pour parvenir à ses fins. Mais, pourtant, elle restait incapable de trancher d’un simple «  non  » catégorique. Cette fille avait l’art d’enflammer l’imagination et de pousser à la tentation. Elle repartit à l’attaque.

  • Au fond, Rachel, qui es-tu exactement ? Une femme trop coincée et trop prudente pour sortir des sentiers battus ? Ou une femme qui n’a pas peur des risques et qui va de l’avant ?

Cette phrase la ramena cruellement aux perpétuels reproches de Julien. Qu’elle était si prévisible et raisonnable que cela en devenait ennuyeux… Discrètement, elle tourna la tête vers lui. Le salop ne prenait même pas la peine de la surveiller, blaguant avec une jolie serveuse si peu habillée qu’elle en paraissait presque nue. D’ailleurs, pourquoi perdrait-il son temps à la surveiller alors qu’elle était limitée à une enquête sans intérêt. Et que pouvait-il lui arriver puisqu’elle fuyait justement toutes sortes de menaces et d’imprévus ! Par le dédain de son fiancé, elle se sentit encore plus humiliée. C’est à ce moment que l’idée de lui donner une leçon et d’éveiller son intérêt émergea dans son esprit. Elle était trop raisonnable et prévisible ! Et bien elle allait lui faire regretter ses paroles, lui prouvant le contraire tout de suite ! Déterminée, rageuse, elle planta sans complexe son regard dans celui de Christine.

  • Je suis dans la seconde catégorie, celle qui n’a pas peur des risques. Mais qui, avant de sauter dans le vide, a besoin de réflexion, de prendre son temps, qui calcule et jauge…

Christine se pencha sur elle, s’arrangeant pour la frôler. Elle murmura :

  • Tu as tout à fait le droit d’être indécise. A moi de te persuader que tu as fait le bon choix et que tu ne le regretteras pas… Laisse-moi être cette première femme…
  • Si j’ai le libre-arbitre, d’accord…
  • C’est toi qui décide…

Puis elle se rapprocha encore, lui glissant à l’oreille…

  • Prenons ma voiture, elle est à deux pas d’ici… Je ne veux surtout pas te perdre, nous le regretterions toutes les deux toute notre vie… Allez, viens…

Elle lui prit la main et l’entraîna dehors en slalomant souplement entre les tables. Au passage, Rachel jeta un regard plein de défi à son fiancé qui, de surprise, faillit en reverser son verre. Il se dressa d’un bond comme si un serpent venait de se glisser sous sa chaise, régla sa note au bar en criant après le barman le plus proche qui était occupé avec d’autres clients. Le temps de payer et de courir dehors, il avait perdu la trace de sa fiancée. De rage, il balança un coup de pied dans une poubelle.

  • Et merde ! Rachel, qu’est-ce que tu fous ?

Au hasard, il partit en courant vers la plus proche ruelle.

Rachel s’installa dans la voiture stationnée un peu plus loin, une C2 en piteux état. Christine avait déjà mis le contact comme si elle avait le feu aux fesses, démarrant en trombe et roulant aussi rapidement. Rachel se sentait moins rassurée et déterminée. Nerveusement, elle ne cessa de jeter des coups d’œil sur les rétroviseurs, cherchant la trace d’une voiture qui les suivrait. Rien. Leur départ du bar avait été si soudain que Julien avait été pris de court, dans l’impossibilité de les prendre en filature. D’ailleurs, n’était-ce pas de sa faute ? S’il avait été plus vigilant et moins désinvolte, elle n’en serait pas là… Elle regrettait déjà son audace. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Que voulait-elle prouver ? Elle tenta de se rassurer en se disant qu’elle était de toute façon tout à fait apte à se défendre toute seule. Une prise de ji-jitsu et elle plaquerait Christine au sol avant qu’elle ne dise ouf. Si elle se montrait trop entreprenante. Au bar, elle en avait oublié que cette fille pouvait être violente et dangereuse, si les accusations étaient vraiment réelles… Hélas, elle n’eut pas le temps de se poser d’autres questions. Comme l’avait dit auparavant Christine , son appartement était à cinq minutes du bar. Durant tout le trajet, les yeux de Christine n’avaient cessé de briller dans la pénombre, avec la même intensité qu’une louve à l’affût. Elle en était si déconcentrée qu’elle rata sa manœuvre pour se garer, cognant légèrement le véhicule de devant. Cela lui arracha un rire nerveux avant quelle ne se dirige vivement vers l’entrée de son immeuble, suivie par une Rachel beaucoup moins pressée. Elles prirent l’ascenseur et Christine profita de la promiscuité de l’endroit pour s’approcher et l’embrasser tendrement sur la joue.

  • Tu es adorable ! Une vraie petite fille modèle dans cette tenue.

Christine logeait au dernier étage. Elle ouvrit non sans difficulté la porte tant ses mains tremblaient d’excitation. Elles se glissèrent dans l’appartement. Avec un petit cri de joie, la propriétaire des lieux se jeta sur son canapé, prenant une allure détendue et lascive en contemplant son amie. Elle se mit à l’aise, ôtant ses chaussures, aussi décomplexée et pleine d’assurance, tout le contraire de Rachel qui, gauche et nerveuse, tirait sur les pans de sa jupe qu’elle trouvait brusquement trop courte, ne sachant quelle contenance prendre.

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Elle vit un semblant de sourire se profiler sur les lèvres de Christine. Un sourire moqueur, prétentieux et sournois, qu’elle détesta aussitôt.

  • Viens t’asseoir à côté de moi, je ne vais pas te manger, dit-elle avec ironie.

Là, rien n’était moins sûr, et Rachel déposa donc son sac à main avec une attention presque religieuse. A l’intérieur, il y’ avait son arme, Le SIG SAUER SP 2022 , 9 mm parabellum, dont la présence à proximité la rassurait quelque peu.

Tendue, elle se mit à l’autre bout du canapé, laissant le maximum de distance entre elles.

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Cela n’échappa pas à Christine qui éclata de rire :

  • Et bien, ça c’est ce qu’on appelle une sacrée distance de sécurité ! Si tu conduis aussi prudemment, tu ne risques pas l’accident…

Soudain, elle se fit plus sérieuse en ajoutant :

  • Et moi, ce que je recherche justement avec toi, c’est l’accident. Celui qui nous fera rouler l’une sur l’autre dans tout l’appartement.

Avant que Rachel puisse réagir, Christine bondit du canapé et se jeta sur elle. Elle chercha fiévreusement sa bouche que Rachel lui refusa en détournant la tête. Comme elle voulait la repousser, Christine lui saisit les mains dans une poigne de fer, la retournant pour la coincer sous elle. Avide, elle posait sa bouche sur la nuque fragile qui se dévoilait sous ses baisers ardents, la caressant en même temps fébrilement.

  • Non, arrête ! cria Rachel.

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Christine l’avait maîtrisée, la bloquant sur le dos, mais c’était là une prise qu’elle pouvait tout à fait retourner à son avantage. Pourtant, elle s’en sentait incapable…

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Comme si son cerveau était tétanisé, aucun réflexe ne lui revenait. Aucune énergie, elle n’avait plus rien… Sauf une insidieuse envie de se laisser aller, de s’abandonner, d’être un instrument de plaisir totalement docile. Elle ne comprenait pas. Comme si le désir ardent de cette femme lui communiquait toute sa flamme, un poison fatal qui charriait dans ses veines un autre sang plus bouillonnant et diffus, une traître faiblesse qui l’envahissait, la possédait, endormant tout esprit de combativité. Pour la forme, elle réagissait, se tordait, suppliait,

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mais sans cette volonté de prendre le dessus en un tour de main. Elle n’avait plus de force et de volonté, se laissant retourner sur le dos où la bouche, la langue et les mains de Christine parcouraient son corps avec une sauvagerie endiablée, multipliant les caresses avec une ardeur accrue. Elle savait s’y prendre pour la désorienter, ne lui laissant aucun répit, cherchant à tout prix à dominer Rachel

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qui résistait malgré tout par des bonds et des gémissements. Cette dernière refusait de lui rendre ses baisers ce qui avait le don d’exciter Christine. Elle appuyait de tout son poids pour l’empêcher de s’échapper tandis qu’elle la dévorait de la tête aux pieds,

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 tantôt avec volupté ou sauvagerie,

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se délectant comme une affamée de chaque parcelle de sa peau. Jamais personne ne s’était jeter sur elle avec une telle envie furieuse, la déshabillant lentement

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et savourant goulûment chaque partie du corps qu’elle dévoilait. Ses coups de langue étaient comme des ondes électriques, brûlant sa peau,

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finissant d’enflammer ses sens. Christine s’attarda sur ses seins, amusée et excitée de les sentir si sensibles,

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 taquinant les pointes qui ne cessaient de se dresser. Elle sentait sa respiration s’accélérer. Et, enfin, avec un râle d’abandon, Rachel finit par ne plus protester. Se sentir si fragile, si vulnérable, comme un jouet docile prêt à se laisser plier à tous les caprices d’une lesbienne déchaînée, agissait comme un puissant aphrodisiaque. Elle se laissa donc aller totalement à cette multitude de sensations que cette passivité imposée lui procurait.

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L’attrait de l’abandon, d’être esclave, faible et soumise, de ne rien contrôler, offerte aux envies de sa partenaire. Tout donner. Christine était réellement une amante expérimentée, elle savait exactement où étaient les zones érogènes de sa jeune maîtresse, son corps n’aurait bientôt plus aucun secret pour elle, se livrant corps et âme. Maintenant que Rachel ne lui résistait plus, elle ne souhaitait pas aller trop vite, voulait l’entendre gémir de plaisir au fur et à mesure qu’elle faisait monter la température de plusieurs degrés. Elle se mit sur sa compagne, lui plaça une jambe entre les sienne en l’embrassant sur le cou avec une sensualité diabolique.

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 Puis, avec une souplesse de féline, elle commença à bouger d’abord lentement, se frottant au plus prés, vt82946.jpg

 puis accélérant petit à petit la cadence. Une fois qu’elle sentit Rachel sur le point de jouir, elle arrêta tout mouvement. Cette dernière cria de frustration, abasourdie et tremblante, n’opposant aucune protestation quand, aussitôt, Christine la changea de position, se régalant de lui dévorer le dos,

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les fesses, et glissant dans ses parties plus intimes, ce qu’elle avait toujours refusé à Julien parce qu’il ne savait pas s’y prendre. Christine se montra experte et insatiable. Elle glissait sa langue au plus loin,

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appuyant sur l’orifice anal ou s’acharnant sur le vagin trempé, selon ses envies. Bientôt elle sentit le corps de Rachel se tendre comme un arc. Celle-ci poussa un long cri déchirant, levant les fesses pour les appuyer sur la bouche active, accentuant la finesse de sa cambrure en se trémoussant comme une démente,

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 déjà emportée par un deuxième orgasme qui allait se monter encore plus violent et dévastateur.

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Mais, encore une fois, la caresse cessa. Rachel poussa un long râle de bête blessée. Elle était si impatiente de connaître d’autres voluptés que son corps vibrait et se tordait, appelant les caresses, ce qu’elle fît seule pour maintenir la magie, cette tension érotique qui la grisait et l’emportait sur des chemins inconnus. Jamais elle n’avait connu un tel plaisir. Jamais elle n’avait été en parfaite osmose avec son corps et ses sens, et enfin elle se découvrait, en parfaite communion avec sa sexualité. Parcourant son corps d’elle-même, elle vibrait d’impatience, persuadée que son amante se déshabillait derrière elle. En effet, c’est ce qu’elle fît, mais c’est entièrement nue qu’elle se dépêcha ensuite d’ajuster autour de sa taille un gode-ceinture.

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Rachel s’en rendit compte trop tard, lorsque Christine se coucha sur elle, guidant l’extrémité du gode entre ses fesses. Elle poussa un cri de surprise,

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puis de plaisir quand toute la longueur de l’engin investit lentement son vagin qui, sous l’assaut, se lubrifia et se dilata, accueillant avec gourmandise le gadget sexuel.

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 Pour augmenter l’excitation de sa partenaire, elle ne cessait de l’embrasser, des épaules à la nuque, le long de la colonne vertébrale, se redressant de temps à autre pour la saisir aux hanches

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et s’enfoncer davantage elle, donnant des coups de reins dans un rythme effréné. C’est sous ses assauts puisants qu’elle fût emportée par deux autres orgasmes consécutifs d’une telle violence qu’elle en cria de surprise,

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secouée comme elle ne l’avais jamais été. Reconnaissante, elle prit à son tour les initiatives quand Christine se retira d’elle. Elle se mit sur le corps de sa maîtresse, chercha sa bouche pour le baiser le plus long et le plus passionné

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 qu’elle connut, rivalisant d’audace pour la relancer d’une langue active.

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Puis elle descendit le long de son corps en l’embrassant avec une infinie passion, découvrant pour la première fois le corps d’une femme.

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 Cela l’excitait prodigieusement, un nouveau territoire à explorer et qui recelait mille richesses. Elle prit les tétons entre ses lèvres, puis les titilla avec sa langue. Christine avait la peau douce et parfumée, un beau corps à la fois musclé et sensuel. Christine ondula de plaisir sous l’effet de l’extase qui s’empara d’elle. Insatiable, Rachel continua son exploration encore plus intimement.

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Ses mains se joignaient à sa bouche pour glisser à l’intérieur d’une vallée intime et inondée dont elle ne se lassait pas, cherchant à s’enfoncer plus profondément, ravie des plaintes de sa partenaire qui criait et suppliait. Rachel se fit attendre et désirer, prenant plaisir à se la jouer taquine et sadique. Alors que Christine se tordait et se cambrait

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 de plaisir, l’encourageant de «  oui, oui ! «   hystérique, Rachel se souvint des paroles blessantes de son fiancé. «  Je suis prévisible et raisonnable ! Demande à Christine si je le suis maintenant !  » Et, sur ce, enfonça un troisième doigt dans le vagin de sa partenaire, les faisant bouger adroitement en allant et venant dans un rythme irrégulier. Sa langue ne restait pas inactive, titillant le clitoris gonflé avant de l’aspirer entre ses lèvres. Toutes ses attentions déclenchèrent un orgasme d’une violence inouïe où Christine ne cessa de trembler et hoqueter un long moment, ayant du mal à se remettre de ses émotions. Elle la ramena contre elle.

  • Toi, t’es incroyable, une vraie bombe sexuelle ! D’abord timide, cette façon de te laisser faire était émouvante et excitante, ton abandon a été si total que ce fut un ravissement pour moi, le plus beau cadeau qu’une femme puisse faire à une autre femme. De la confiance, de la complicité, tu t’es livrée corps et âme. Et, après, quand tu t’es enflammée, tu es devenue une vraie tornade, tellement incroyable… tellement imprévisible !

Ce dernier mot provoqua chez Rachel un rire nerveux.

    • Imprévisible ? C’est drôle d’entendre ça.

 

    • Pourquoi ?

 

    • Mon fiancé ne cesse de me répéter que je suis ennuyeuse et prévisible justement, surtout au lit.

 

    • Tu rigoles ? Le con n’a rien compris alors… Et il n’a pas su détecté tout ton potentiel érotique, encore un gros nul qui ne sait pas y faire…

 

    • Sans doute.

 

  • En tout cas, maintenant que je t’ai fait découvrir des plaisirs insoupçonnés entre femmes, je ne te lâche plus… On remet ça quand tu veux. Tu es loin d’avoir été jusqu’au bout avec moi, on a beaucoup à apprendre et à partager toutes les deux.

Rachel se redressa pour plonger son regard dans le sien.

    • C’est vrai ?

 

  • Je vais en enfer si je mens !

Brusquement, les larmes abondèrent, coulant sur ses joues sans qu’elle puisse les retenir. Une émotion inconnue qui la rendait fragile, heureuse et si vivante. Et cette émotion magnifique, c’était une femme qui le lui provoquait ! Julien, lui, l’avait fait pleuré une fois, bien après leur rencontre, mais c’était incomparable avec ce déferlement d’amour qu’elle ressentait pour cette fille. Elle enfouit son visage dans le cou de son amante, parlant d’une voix de petite fille :

    • Tu ne voudras plus me voir quand je t’apprendrai la vérité.

 

  • Quelle vérité ?

Rachel renifla avant de se lancer :

  • Voilà… Dehors, devant le pas de ta porte, il y ’a un homme qui doit faire les cent pas, qui ne doit pas savoir quoi faire… Cet homme, c’est Julien, mon fiancé. Il est là pour assurer ma protection parce que c’est un flic, comme moi…

Christine lui prit la tête pour l’obliger à affronter son regard. La surprise et la colère déformaient ses traits.

    • Toi, une femme-flic ? Mais pourquoi ? Bon sang, ne me dis pas que c’est à cause de cette tarée de Brigitte qui a porté plainte contre moi ?

 

    • Si, justement…

 

    • Mais c’est du n’importe quoi ! Cette fille est une ancienne maîtresse qui s’accrochait à moi comme une sangsue, une vrai folle. Sous prétexte que j’étais sa première expérience lesbienne, et qu’elle avait adoré ça, cette abrutie était persuadée que j’étais donc la femme de sa vie, que nous étions faites l’une pour l’autre ! Elle n’arrêtait pas de me harceler pour que je renoue avec elle, et je présume que c’est par méchanceté gratuite, par vengeance, qu’elle s’est rendue à la police. Je te jure que c’est la vérité !

 

    • Et pourquoi tu m’as sauté dessus alors ?

 

  • Parce que tu en mourais d’envie… Je le sentais, l’instinct féminin qui me dictait qu’il fallait que je te brusque un peu pour que tu sautes le pas. Et je ne m’étais pas trompée…

Rachel s’essuya vite les larmes de la main avant de l’embrasser à pleine bouche.

    • Exact, tu ne t’ai pas trompée… Tu veux donc toujours me revoir ?

 

  • Aucun changement en ce qui me concerne…

Puis Christine éclata de rire avant d’ajouter :

  • Tu imagines ? Une femme-flic ! Je viens de me faire une femme-flic et tu es sans aucun doute mon meilleur coup ! Alors oui, bien sûr que l’on remet ça quand tu veux !

Rachel souriait toujours en se rhabillant. Après un dernier baiser à sa maîtresse, elle ouvrit la porte et sortit dans le couloir. Julien s’y trouvait, tournant en long comme un fauve en cage, l’arme au poing. Surpris et désorienté, en sueur, le visage cramoisi, il s’écria :

  • Bon sang, Rachel, j’étais mort d’inquiétude ! Qu’est-ce que tu foutais là-dedans ? J’ai entendu crier, je ne savais pas quoi faire ! Merde, t’es inconsciente ou quoi !

Sourire aux lèvres, elle répondit calmement :

  • Tu as entendu crier ? Ah oui, c’est vrai, c’était moi… J’ai oublié un moment d’être raisonnable et prévisible et, bon Dieu de merde, tu avais raison : cela fait un bien fou de se lâcher un peu, jamais je me suis autant éclatée ! Dommage que tu ne pourras jamais en profiter…

Elle lui tourna le dos avant d’ajouter :

- Et, au fait, Christine est innocente. Du moins pour l’enquête qui nous concernait… Pour le reste, ceci est une autre histoire…

Puis, sans un dernier mot, au lieu de prendre l’ascenseur, elle dévala en courant les escaliers, chantant à tue-tête la mélodie si connue reprise par la chanteuse Saya : Une femme avec une femme.FIN.

 

TU SERAS A MOI.

Classé dans : Tu seras à moi. — 10 mai, 2010 @ 6:48

 

Peu après la naissance de leur premier enfant, Victor et Isabelle fuient la Bretagne pour venir s’installer dans les Landes. Un stage professionnel oblige Isabelle à quitter sa famille pour se rendre à Lyon, partageant une chambre d’hôtel avec Selena. Si elle peut compter sur son aide, celle-ci va adopter un comportement de plus en plus étrange en quêtant à la moindre occasion sa présence, cherchant à l’attirer sur les chemins tortueux d’une liaison interdite.

Selena est une femme à la quarantaine lumineuse, séduisante et très à la mode, animée par sa passion pour le plaisir et pour les femmes. Isabelle, femme mariée à la vie bien tranquille, est au contraire une beauté froide dissimulant mal son manque de confiance et ses frustrations refoulées. Une proie facile pour Selena qui, tantôt veuve noire, tantôt mante religieuse, exerce un pouvoir malsain sur Isabelle. Un pouvoir d’abord autoritaire et maternel qui va se transformer rapidement en emprise sexuelle. La jolie et naïve Isabelle, inconsciente de ses charmes, se débat entre ce désir contre-nature et sa morale, entre tentation et répulsion. Selena la fascine, la domine, la bouleverse, exerce une tension érotique de plus en plus insoutenable. Et, pour la plier à ses envies, va la brusquer et l’emporter contre son gré dans son univers, briser ses défenses pour l’amener au bout de ses désirs. D’abord réticente, Isabelle va se laisser happer par l’effervescence d’une alchimie explosive et le tourbillon d’un désir torride qui révéleront de façon définitive sa vraie nature.

 

 

Issue d’une famille bourgeoise, j’ai vécu dans un contexte rigide et étouffant qui me marqua à jamais. J’ai passé de longues années à souffrir du dédain de mes parents car je ne répondais pas à leurs attentes. Pour eux, la réussite était un devoir sacré et mes deux sœurs excellaient dans leurs études. Je fus donc l’enfant rejetée par tous, subissant les moqueries et les reproches, une humiliation qui a hanté toute ma jeunesse. Pour me protéger, je m’enfermais dans de la solitude et l’indifférence, fermant les yeux sur tout désir d’amour et de tendresse. Puisque ma famille était incapable de m’aimer pour moi-même, je finis par m’en aller sitôt ma majorité atteinte, tournant le dos à mes racines, pleine de rancœur et de fêlure qui ne cicatrisèrent jamais. Je m’installai en Bretagne, survivant de petits boulots et continuant mes études par correspondance dans le secrétariat. Une vie aussi rude que terne qui finit par briser tous mes rêves de bonheur. Je fermai les yeux sur tout espoir, essayant de me divertir avec deux ou trois liaisons avec des hommes qui aboutirent bien évidemment sur des échecs cuisants. Je m’étais tellement repliée sur moi-même, hermétique à tout sentiment, que je devins incapable d’aimer et de m’ouvrir aux autres. Puis je rencontrai Jacques, un homme de dix ans mon aîné, un homme solide, fiable, travailleur et généreux, qui fît tomber à force de patience quelques-unes de mes défenses. J’avais enfin rencontré une personne qui croyait en moi et qui était prêt à construire quelque chose de sérieux. C’est donc lui que je choisis pour être l’homme de toute une vie et le père de mes enfants. Après la naissance de notre fils, nous avons quitté la Bretagne pour nous installer dans la région natale de mon mari, dans les Landes. Hélas, ce fût une erreur. Nous nous sommes enterrés dans une ville de province trop morne et ennuyeuse, endormis entre lacs et pins qui sentaient vite la monotonie. Malgré tout, je me suis efforcée de croire que j’étais heureuse en ménage, une femme sans histoire, fidèle et attachée à sa famille, sérieuse et conventionnelle, se contentant de peu, acceptant la médiocrité du quotidien comme beaucoup de femmes qui subissent leur destin avec fatalité. Cet état d’esprit était compatible avec mon look un peu strict et sévère, jupe et tailleur, dévoilant très peu mes formes, donnant l’impression d’être une beauté froide et inaccessible.

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«   De la glace qui ne demande qu’à fondre !  » raillait mon mari, fou amoureux de moi, allant jusqu’à m’obliger à me faire un tatouage au bas des reins,

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 espérant que cela briserait un peu mon côté trop réservé et conventionnel, et réussissant à prendre quelques photos sexy où je me sentais malgré tout mal à l’aise.

Je parle volontairement à l’imparfait car tel était mon état d’esprit à cette époque, à un moment où je l’acceptais car je ne connaissais rien d’autre. Jusqu’au jour où j’ai rencontré Selena qui a bouleversé ma vie trop tranquille… Employée comme secrétaire médical dans un cabinet ophtalmologique, j’ai dû quitter ma petite ville de province pour suive un stage informatique à Lyon, loin des miens et ce pour une durée d’un mois. Au début, j’étais effrayée et désorientée de perdre ainsi mes marques et me retrouver seule dans une grande ville inconnue, mais ce malaise s’estompa assez vite par une impression de liberté et d’audace comme je n’en avais jamais connue. Je rencontrais d’autres collègues qui venaient de chaque coin de la France, avec leur particularité, leur culture, leur caractère et expérience personnelle, et c’était si enrichissant de fréquenter d’autres gens de ma province profonde. C’est ainsi que je fis connaissance de Selena qui devint ma compagne de chambre dans le modeste hôtel où nous passions toutes nos nuits. Plus âgée et plus grande que moi, elle était du genre femme fatale et libérée, une superbe rousse au cheveux longs, genre extravertie et dévergondée,

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 celle qui attire tous les regards et qui n’a pas froid aux yeux. Elle avait ce tempérament espiègle et rieur, volubile et exubérant, qui la rendait fascinante, celle que l’on remarque tout de suite dans n’importe quelle circonstance. J’étais tout son contraire, timide et réservée, petite brune au visage enfantin et innocent, aussi jolie que discrète… Mais malgré notre différence le courant passa tout de suite, elle me prit sous son aile comme une grande sœur le ferait, avec bienveillance et un instinct protecteur qui, d’emblée, me toucha énormément. Sa présence à mes côtés était un véritable festival de gaieté et de malice en tout genre, un vrai clown qui riait de tout et accumulait les pitreries et bêtises comme une éternelle effrontée. C’est sans état d’âme qu’elle m’aspirait dans son sillage, une tornade turbulente qui, au lieu de réviser les cours et approfondir nos connaissances informatiques, m’entraînait dans les bars, pubs et discothèques, pour de folles nuits blanches. Et, le pire que tout, c’est que j’adorais cela, retrouvant une jeunesse dont je n’avais pas profitée, et l’occasion m’était enfin donnée de rattraper le temps perdu. Nous nous régalions, sur les pistes de danse, d’allumer et provoquer tous les mâles présents. Selena, avec ses allures lascives et son corps insolent de beauté,

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rendait fou de désir les hommes qui tentaient bien évidemment leur chance… Mais sans succès. Je compris vite qu’elle se riait d’eux avec un dédain manifeste parce qu’elle les détestait réellement, et pour cause : Selena n’aimait que les femmes. Elle me l’avoua le plus simplement du monde le sixième jour, ce que j’aurais dû d’ailleurs comprendre à sa façon de me dévorer des yeux et ses manières tactiles et câlines de me coller à chaque occasion. Mais je prenais tout cela pour de la simple amitié, et j’ai toujours été si naïve… Cette constatation, au lieu de m’écœurer ou m’inquiéter, attisa au contraire ma curiosité et ne la rendit que plus fascinante et mystérieuse. Une lesbienne ! C’était la première fois que j’en fréquentais une, et c’était si éloignée des clichés que je m’en faisais. Mais, si je fus intriguée au début, partager ma chambre avec elle fut une réelle torture. Elle ne cessait de m’aguicher, me séduire, se promenant en nuisette ou tenue sexy dans la chambre avec une impudeur

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 qui, au lieu d’être vulgaire ou déplaisante, était au contraire d’un érotisme subjectif et raffiné. En plus, dans les conversations, elle me vantait les qualités des homosexuelles qui savent être si douces et expertes, si patientes et si compréhensives, une expérience divine et magique pour les hétéros qui se laissaient tenter, et elle était si persuasive et habile pour enflammer mon imagination que j’en fus vite convaincue et horriblement troublée… Elle prit un malin plaisir à jouer avec mes nerfs la deuxième semaine et je réussis à tenir bon quelques jours. Mais je résistais pour mieux lui céder, ce que je compris un jours où, à la fin d’un cours plus épuisant que les autres, je voulus tout de même réviser dans la chambre, installée studieusement sur une chaise. Je n’eus même pas le temps de m’atteler au travail que Selena, vêtue d’une robe moulante qui dévoilait à la perfection sa lourde poitrine, se montra de nature joueuse et espiègle, pour ne pas dire câline et provocante. Elle se montrait très caressante, me tournant autour comme une louve affamée, à l’affût, me frôlant de gestes insidieux qui ne cessaient de me déstabiliser.

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A quoi jouait-elle ? Je le compris assez vite lorsqu’elle s’installa sur mes genoux, et  je protestai trés vite

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mais elle m’ordonna le silence en posant un doigt sur mes lèvres, les caressant en même temps d’un geste provocant.

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 Ses intentions se déclarèrent de façon assez directe quand elle voulut m’embrasser sur la bouche. Mon premier réflexe fût de la repousser pour me relever, mais elle se pencha sur moi en m’étreignant si fort que toute tentative de retraite était impossible.

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 Je cherchai ensuite à me débattre, fuyant sa bouche qui cherchait toujours mes lèvres, me contorsionnant en tout sens avec des gémissements de panique, mais elle s’accrochait à moi avec une force décuplée, s’excitant de ma résistance, mêlant ses membres aux miens, m’enroulant comme une pieuvre affamée, se frottant sur moi de souples mouvements du bassin, s’incrustant de tout son corps comme pour mieux se fondre. Ne pouvant accéder à ma bouche que je lui refusais toujours en bougeant la tête rapidement, elle se rabattit sur ma gorge et mon cou qu’elle couvait de baisers affamés,

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de coups de langue aussi humides qu’obscènes, se régalant de ma peau et mon odeur comme un animal sauvage qui se laisse aller à ses instincts les plus primitifs. Son ardeur était si intense et si communicative que j’étais autant prise de court que vulnérable, avec un mal fou à respirer, la bouche si grande ouverte qu’elle en profitait pour y prendre possession, me relançant de baisers avides et possessifs.

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 Quand je cherchai à détourner la tête, elle me saisissait fermement le visage pour chercher ma bouche. Si je réussissais à la fuir et à la supplier d’arrêter, elle étouffait mes protestations en couvrant mes lèvres d’une main autoritaire.

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 Ses manières dominatrices eurent raison de ma résistance, comme si j’avais besoin au fond d’être un peu forcée et bousculée pour dévoiler une nature inavouable dont je ne soupçonnais même pas l’existence, l’envie secrète d’être poussée dans mes retranchements, soumise et vulnérable, manipulée et impuissante. Je finis donc par faiblir, avouant ma défaite dans un sanglot désespéré de biche. Sa bouche était pulpeuse et fruitée, vorace et appliquée en même temps, si brûlante de volupté

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 que je devins toute molle et haletante lorsque nous échangeâmes le baiser le plus long et le plus sensuel que je connus.

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 Rien à voir avec un baiser d’hommes, qui pique ou sent le tabac, car il y’ avait ici une douceur et une volupté que seule une femme pouvait dégager, comme des ondes électriques et lascives qui se transmettaient avec une magie incomparable. Cette expérience était divine et bouleversante, me mettant vite dans un état indescriptible. Le baiser dura une éternité,

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et en même temps elle m’affolait prodigieusement en bougeant voluptueusement son corps contre le mien, avec la souplesse d’un serpent, ce qui était déjà une véritable caresse en soit tellement ses courbes voluptueuses épousaient mon corps étroitement. Je ne cherchai nullement à lui résister lorsqu’elle me déshabilla, ôtant mon chemisier, et je me laissai faire en tremblant et haletant comme une sportive qui n’arrive pas à retrouver son souffle,

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dépassée par les événements qui allaient trop vite. Elle en profita pour m’affoler de baisers enfiévrés sur les épaules et le cou. J’étais si éperdue que le réalisai à peine être attrapée par la main et entraînée vers le lit. C’est dans un état second que je me retrouvais étendue et offerte, pathétique dans mon désarroi, encore plus désirable dans mon abandon, alors qu’elle se contorsionnait sur moi en cherchant plus étroitement le moindre contact tout en m’embrassant fougueusement. Elle finissait en même temps de me déshabiller

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 mais, étrangement, elle me laissa mon slip. Je compris vite que c’était pour mieux jouer avec mes nerfs, se délectant d’un sadisme raffiné pour me laisser suppliante, butinant mes seins avec gourmandise

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 avant de descendre sournoisement à l’intérieur de mes cuisses. Cette façon d’appuyer sa langue sur le tissu du sous-vêtement

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 était insupportable, je bondissais et gémissais pour qu’elle cesse cette divine torture, mais je crois qu’elle me punissait ainsi de lui avoir résisté au début, faisant durer ainsi le jeu. Ensuite, elle se déshabilla à moitié, dévoilant sous un soutien- gorge une poitrine ferme et opulente qui ne demandait qu’à jaillir. Elle se lova contre moi, glissante comme une anguille,

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et ce simple contact, seins contre seins, pubis contre pubis malgré mon string, fût si grisant, à la fois subtil et insoutenable, que je mis à haleter comme jamais en tremblant de la tête aux pieds comme une possédée.

J’avais le corps en feu, le sang chaud d’une jument en rut, ne cessant de frissonner et de vibrer à chacune de ses caresses. Je réalisai avec effroi que j’étais au bord de l’orgasme ! Moi qui suis d’une nature longue à m’échauffer, ressentant un soupçon de bien-être et de désir après de longs préliminaires, j’avais atteint avec cette femme un paroxysme de surexcitation incontrôlable en un temps record ! C’était totalement démentiel ! Et j’en demandai plus, l’encourageant et la suppliant, l’étreignant avec vigueur comme pour mieux me fondre dans elle, sursautant à chaque caresse et baisers qui semblaient me brûler comme du charbon ardent. Je ne me reconnaissais plus ! Si mon mari m’avait vu à cet instant, il m’aurait prise pour une folle car jamais je n’avais réagi de cette façon avec lui ! Et avec aucun des hommes que j’avais connu avant lui…

Puis, comme si elle ne pouvait plus se retenir, elle s’est dépêchée de me dévêtir complètement. Les caresses ont repris, plus intimes et habiles. Tout en elle était douceur, compréhension, patience et volupté, saveur et dextérité. Je ne cessai de bondir et crier à chaque chois qu’elle me touchait de ses mains ou de sa bouche. Je fondais littéralement, toutes mes barrières explosaient. Lorsque sa bouche a enfin plongé entre mes cuisses que je ne cessai d’écarter indécemment, j’ai véritablement poussé un hurlement de bête blessée. Avec le bout de sa langue, elle me titillait, me provoquait, m’excitait à m’en faire délirer, augmentant la pression en s’aventurant dans mon antre ruisselante avant de m’abandonner la seconde suivante. Sadisme et raffinement, elle me faisait languir, me laissant au bord du précipice, retardant mes sensations avant de les rallumer. Mon corps réclamait l’orgasme de toutes ses forces, se tordant et bondissant en avant. Les yeux révulsés, ahanant comme une folle, je me mise à me caresser les seins avec l’énergie du désespoir,

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abandonnant toute pudeur et toute retenue. Enfin, je connus la libération, éclatant comme un feu d’artifice en lui griffant la nuque, me tordant et me convulsant comme une limace prise de folie. Mais, ce qui m’étonna le plus, c’est que cet orgasme fabuleux, au lieu de m’apaiser et me rassasier, éveilla en moi des envies plus grandes. Selena, au lieu de s’interrompre, mêla ses doigts au jeu, les faisant coulisser dans un bruit de clapotis obscène, et j’étais si trempée et ouverte qu’elle introduisit son poing au plus profond de mon vagin, allant et venant à un rythme soutenu. Je n’avais jamais connu une telle intrusion et une telle sensation, si intense que je me remis à hurler de plus belle. Ce fût encore une explosion des sens incroyable, secouée par le plus beau orgasme de ma vie.

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Alors que mes muscles se détendaient et que mon corps se relâcha, je retrouvais provisoirement mes esprits. Que m’arrivait-il ? J’étais anéantie et bouleversée. Jamais un homme n’avait pu me faire jouir ainsi, si vite et si intensément, et cela me laissait dans un état d’incompréhension totale. J’étais désorientée, au bord des larmes. J’éprouvais une peur irraisonnée, celle de renier toutes mes convictions morales et religieuses, et la honte de devenir anormale, d’être une lesbienne. Je venais de me donner corps et âme à une femme alors que je la connaissais depuis dix jours à peine ! C’était d’autant plus illogique que tous les hommes que j’avais connu auparavant avaient dû patienter deux ou trois mois avant de coucher avec moi… C’était immoral  et il fallait vite que je me calme, que j’oublie cette folie… Je ne pouvais pas être une homosexuelle, c’était impossible ! Un sentiment de rejet stupide et irrationnel qui dura un bref instant car Selena, d’instinct, perça mon angoisse et réussit à atténuer mes incertitudes. Attentive, câline, savante, elle arriva vite à faire renaître mon désir avec une patience infinie. Et elle me donna surtout le goût de la femme, son corps splendide, ses formes affriolantes, sa peau douce comme de la soie qui appelait les caresses. Après m’avoir redressée pour échanger quelques baisers passionnés, elle se laissa tomber à la renverse, m’entraînant sur elle , appuyant mon visage contre ses seins plantureux. Je compris son attente et me régalais de les dévorer avec ivresse,

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léchant sa peau exquise, explorant ses courbes harmonieuses, titillant les mamelons qui pointaient sous ma langue, les étirant avec délectation, me léchant les babines de cette nouvelle gourmandise qui me laissait insatiable. J’adorai caresser ses seins, ses formes pleines et fermes, son goût appétissant, son odeur entêtante, c’était là un nouveau territoire merveilleux à explorer et à conquérir. Cela mettait tous mes sens en émoi. Un long moment, Selena s’est retrouvée sous moi à se laisser dévorer la poitrine, déboussolée et ravie de mes appétits démesurés. Je perdis toute notion du temps et de l’espace alors que je me lançais avec fougue dans une danse endiablée sur elle,

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 me frottant à m’arracher la peau,

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me redressant en me cambrant à la recherche d’un contact toujours plus intime, clitoris contre clitoris.

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Puis, fébrile et excitée comme je ne l’avais jamais été, j’ai goûté au fruit défendu, plongeant dans son intimité ruisselante avec une frénésie goulue. Pour la première fois, je me grisais d’une intimité féminine, de ses lèvres nacrées et son délicat bouton d’amour, de sa vallée secrète et ruisselante, de son antre divine et mystérieuse. Quel régal ! J’étais folle d’elle, de son sexe, de ses chairs intimes, son odeur suave et poivrée, et toutes les sensations que je réveillais en elle. J’étais définitivement perdue, m’enfonçant sans tabou dans des caresses saphiques aussi délicieuses que dépravées, et avec l’absolue certitude que je ne pourrai jamais plus m’en passer. Toucher et donner du plaisir à une autre femme est si excitant. Jamais je n’avais connu une telle perfection des lignes, une telle pureté des courbes, une telle harmonie dans un corps qui appelle les caresses et m’enhardissait à aller toujours plus loin dans la recherche du plaisir. Rien de sale et d’avilissant. De la beauté pure et intacte. Le corps d’une femme est infiniment plus riche et fascinant à explorer, tout est sensualité et raffinement, avec de nombreuses zones érogènes qui permettent tant de découvertes et de surprises. Une variation multiple de jeux érotiques qui me permit d’atteindre d’autres orgasmes. C’était fabuleux. On fît l’amour toute la soirée et, après une bonne douche et un repas copieux au restaurant, on se dépêcha de rejoindre notre chambre pour repartir de plus belle dans des étreintes torrides. La nuit fût magique et inoubliable. Tous les jours qui suivirent me parurent longs et interminables, les cours informatiques tristes et fastidieux, car j’attendais avec une impatience fébrile de me retrouver seule avec mon amante. Mon cœur se serrait d’angoisse lorsque, le week-end, je devais reprendre le train pour retrouver mon mari et mon fils. Seule la présence de ce dernier me remettait du baume au cœur et me permettait de tenir bon. J’avais tant de mal à regarder mon mari dans les yeux, lui dire que j’étais éperdument amoureuse d’une autre femme et que sa présence m’insupportait. Je ne tolérais plus son contact, fuyant tout rapprochement et cherchant le samedi soir des excuses bidons pour qu’il ne me touche pas. Je me sentais seule et profondément attristée, jetant un regard vide et désappointé sur une existence qui ne me convenait plus du tout. Mon regard avait changé, tout me paraissait laid et encore plus ennuyeux loin de ma Selena. C’est avec impatience que je la retrouvais le dimanche soir, me retenant de ne pas lui dire combien elle m’avait manqué et combien j’étais malheureuse sans elle. Nous nous retrouvions avec joie et effervescence, fébriles de nous jeter dans les bras l’une de l’autre pour de folles nuits agitées. J’étais sur un nuage, insouciante et amoureuse comme une adolescente. Avec elle, mon corps et mon cœur s’ouvraient dans un foisonnement de sensations inouïes. Un éveil à l’amour et à la sensualité, faisant tomber toutes mes défenses.

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Enfin, je me libérais et me dévoilais, telle une rivière tumultueuse qui peut enfin s’écouler dans toute son impétuosité. Avec Selena, je partageai tout : les rires, les émois, les secrets, le plaisir physique. Elle était plus efficace que toute thérapie pour m’ouvrir enfin au monde. Et à l’osmose sexuelle. Je me montrai aussi perverse et insatiable qu’elle, faisant preuve d’une incroyable imagination. Je rivalisais d’audace pour la suivre ou la précéder dans ses délires amoureux, avec toujours cette peur de la décevoir ou la perdre si je ne me montrai pas à la hauteur. Nous vécûmes une passion forte et exclusive jusqu’à la fin du stage. Un mois de bonheur qui passa si vite. Mon cœur se brisa lors de nos adieux, et je ne cessai de pleurer toutes les larmes de mon corps durant tout le trajet en train. Le retour chez moi fut un véritable calvaire, obligée de me retenir pour ne plus pleurer, pour ne pas hurler à la face du monde combien j’étais malheureuse loin de Selena. Revoir mon fils atténua à peine ma douleur. Puis, avec le temps, je retrouvais peu à peu mes marques, mes habitudes, et je revis par la pensée cette expérience comme une parenthèse enchantée, une relation sublimée, un conte de fée aussi intense que fugace. J’avais une famille qui comptait pour moi, des responsabilités, et je ne pouvais pas tout abandonner sur un coup de foudre. Pour une autre femme. Un amour impossible. Grâce à cette expérience, j’avais acquis de l’assurance, une maturité autant morale que sexuelle, j’étais une femme épanouie qui savait aller de l’avant. La gentillesse de mon mari gagna de nouveau mes faveurs, c’était un homme bon et solide qui ne baissait jamais les bras et sur qui je pouvais toujours compter. C’est ainsi que nous repartîmes sur de nouvelles bases pour un bonheur serein, longtemps après que Selena cessa toute communication par internet. Dans son dernier email, elle m’avoua avoir rencontré une autre femme, ce qui me rendit triste et soulagée à la fois. Je ne la revis plus jamais. Et, étrangement, ce que je vécus avec elle n’était rien par rapport à ma deuxième expérience lesbienne qui fût encore bien plus passionnelle et dévastatrice. Avec celle qui est actuellement ma compagne et avec qui je vis un amour parfait depuis deux longues années. Cette femme est une collègue de travail dont je suis follement éprise, pour qui j’ai finalement tout abandonné, quittant enfin mon mari. Inutile de faire semblant, juste pour les apparences ou la sacro-sainte normalité alors que mon destin est d’aimer les femmes. Avec Margaux, c’est l’osmose totale, un total épanouissement, sexuel comme moral. Alors adieu la bienséance !

 

 

La proie

Classé dans : La proie — 31 octobre, 2009 @ 9:39

photos2012autocollage10images.jpgEstelle, mariée à François et mère d’un jeune garçon, semble mener une vie idéale. Son mari se montre attentionné, son fils est adorable, elle mène une carrière sans histoire comme professeur des écoles. Fragile, émotive, elle aime se sentir sécurisée par une existence réglée comme du papier à musique, sans surprise… Ce bonheur bascule le jour où elle assiste, horrifiée et impuissante, à l’arrestation de son mari par la police. Anéantie, elle tente de comprendre, ne croyant pas aux accusations qui pèsent sur son mari : l’assassinat d’un haut diplomate algérien. Elle se bat pour la vérité, confrontée peu à peu au versant obscur de la vie de l’homme qu’elle croyait connaître… Mais le cauchemar ne fait que commencer lorsque des hommes de la DGSE la contacte, et c’est ainsi qu’elle apprend que François faisait partie d’un groupe d’agents secrets. En mission pour démanteler un réseau clandestin de trafic d’armes en Afrique du Nord, François menait une enquête délicate au sein du gouvernement français impliqué dans cette sale affaire, et s’est fait stupidement piéger par ses ennemis. La DGSE se retrouve pieds et mains liées, impuissante à faire éclater la vérité, par peur du scandale et des représailles. La seule solution consiste à récupérer une clef USB contenant des informations précieuses sur ce réseau clandestin de trafic d’armes, ce qui permettrait de confondre les politiciens corrompus et d’innocenter par la même occasion François. Désespérée, Estelle se laisse manipuler et accepte de mener une mission à haut risque : sauver son mari et, pour cela, séduire la personne qui détient la clef USB. Un jeu dangereux qui va remettre en question la vie bien rangée et maîtrisée d’Estelle, la détournant de ses certitudes hétérosexuelles alors que cette personne est une femme sournoise et perverse. Directrice d’une des plus grande banque privée, Agathe est une femme de poigne et de caractère, aussi dangereuse que manipulatrice, et habituée à satisfaire ses désirs sans la moindre retenue. Inconsciente et inexpérimentée, usant de sa jeunesse et de son charme, Estelle est une proie beaucoup trop facile, lâchée dans un mission qui va vite la dépasser. Jouant avec le feu en l’aguichant et la provocant, elle tentera au début de lui résister. Mais, dépassée par les événements, elle sera vite sacrifiée à la libido exubérante et volcanique d’une femme dominatrice qui va vite la plier à tous ses caprices.

Estelle resta immobile, essayant de contrôler les tremblements nerveux qui ne cessaient de la secouer. Même ses dents claquaient. Prés d’elle, la femme planta ses yeux dans les siens, la toisant avec sévérité. Blonde comme elle, un peu plus grande, elle était d’une beauté froide, la scrutant d’un air critique. Sa voix était aussi glaciale :

-   Vous êtes certaine de pouvoir accomplir cette mission ?

-   Oui

-  Vous voulez vraiment sauver votre mari ?

Au souvenir de celui-ci, emprisonné pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, Estelle sentit sa raison vaciller.

  • Oui. Plus que tout. J’ai besoin de lui. Mon fils a besoin de lui.

Sa voix tremblait. La femme s’approcha d’elle.

  • Très bien. Alors déshabillez-vous.

Estelle, évidemment, parut réellement surprise. Mais le regard de la femme ne tolérait aucune objection. Estelle comprit alors qu’on testait sa détermination, un examen de passage pour juger son courage. Elle ne devait pas échouer. La survie de son mari en dépendait. L’avenir de sa famille en dépendait. Alors elle obéit, se mordant les lèvres en ôtant sa robe

qu’elle laissa tomber à terre, puis affichant un air farouche en dégrafant son soutien-gorge.

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Livide, elle croisa aussitôt les bras sur sa poitrine. Puis, avec hésitation, se sentit obligée de baisser les bras pour saisir l’élastique de son slip. Mais le courage lui manqua quand il lui fallu ôter celui-ci. Désemparée, elle quêta vainement du regard un soutien autour d’elle, accrochant le regard de la femme. Celle-ci restait imperturbable. Pourtant, elle arrêta son geste.

  • Stop ! Restez en slip.

Soulagée, Estelle demeura figée,

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les cuisses collées et les mains étroitement serrées sur les seins. A contre-cœur, elle leva la tête et observa son reflet dans la glace. Elle s’obligeait à combattre son embarras, observant son propre corps qui, nu et indécent, s’offrait à ses yeux. Se voir ainsi était toujours pour elle source d’embarras, une gêne qu’elle traînait comme un boulet depuis son adolescence. Elle en connaissait l’origine. Ses parents, fervents catholiques aux traditions profondément ancrées, avaient exigé d’elle qu’elle soit à leur image, modeste, pudique, effacée. Sa mère l’avait élevée dans le respect d’une morale très stricte, l’avait dépouillée de toute vanité, de toute coquetterie, et Estelle, par amour, avait accepté le poids des traditions parce que cela lui semblait normal de se plier aux exigences de ses parents. Mais, secrètement, elle savait que cette rigueur serait provisoire, rêvant un jour de voler de ses propres ailes, de construire une vie de famille différente, plus moderne, de s’émanciper et se libérer dans les bras de celui qui serait son mari. François était donc le mari idéal, doux, prévenant, conciliant, lui laissant toute la liberté qu’elle voulait avec la plus grande confiance. Fou amoureux, il multipliait les preuves d’attention à son égard : bouquets de fleurs, billets doux, restaurants et repas aux chandelles, week-end en amoureux, tout lui était bon pour la surprendre et la gâter. Il était si attendrissant en ces moments d’abandon, si éperdu, si amoureux, qu’elle en éprouvait une réelle fierté : se sentir belle et désirable était le plus bel hommage qu’un homme puisse rendre à sa femme. Elle lui en était reconnaissante, se pliant au devoir conjugal alors que le sexe n’était pas dans ses priorités. Elle aimait cela, mais sans plus, n’éprouvant pas cette attirance qui affole, cette magie qui alimente et renouvelle le désir… Il y manquait la flamme, le petit plus qui faisait que c’était rarement le grand frisson, celui qui bascule et emporte tout… Des fois, elle se sentait emportée par un tourbillon vertigineux, se sentait prête à crier, à perdre toute pudeur, mais ses principes la retenaient, freinant ses pulsions. Ce n’était pas de la faute à François car il était un très bon amant, plein de patience et d’attention. Non, c’était de sa faute à elle. Son éducation rigide, bien qu’enfouie derrière elle, laissait des traces profondes et continuait d’exercer sur sa vie une influence redoutable. Elle se mettait des barrières, la peur de se laisser aller, de perdre le contrôle, car cela était contre sa vertu et ses principes… Mais tout cela n’avait aucune importance. Elle l’aimait de tout son cœur, prête à se sacrifier pour lui. Vivre sans François lui était insupportable, jamais elle ne pourrait se le pardonner s’il était jugé aux assises alors qu’il existait une solution pour l’innocenter. Alors que tout son univers s’était écroulé lorsqu’il avait été arrêté, elle connaissait maintenant l’effroyable vérité, l’incroyable et inattendue vérité, celle qui redonne avant tout espoir pour l’avenir. Alors que la femme blonde prenait ses mesures et notait tout sur un carnet,

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Estelle se souvenait de ce jour effroyable, lundi dernier, quand son mari avait été interpellé par trois policiers en civil, menotté comme un vulgaire gangster et amené sans ménagement dans une voiture banalisée. Pourtant, tout avait commencé comme une journée ordinaire… François, ingénieur en informatique, avait partagé son petit déjeuner avec sa femme et son fils. Comme tous les matins, c’était à lui de conduire ce dernier à l’école. Estelle, en retard, avait embrassé sa petite famille en coup de vent avant de monter dans sa voiture, pestant aussitôt lorsqu’elle s’était retrouvée bloquée derrière un tracteur qui bloquait le chemin. . Alors qu’elle se traînait sur la route, ses pensées se concentraient sur son mari, si distant et nerveux ces derniers jours… Sa tension était si palpable qu’elle en était mal à l’aise, dans l’incapacité de le faire parler alors qu’ils avaient toujours privilégié la communication dans leur couple. Profondément inquiète, Estelle avait été incapable, ce matin-là, de se concentrer sur son travail et de maintenir la discipline dans une classe particulièrement agitée. Et, au retour, cela avait été le début du cauchemar. Les policiers qui sortaient brusquement de leur maison, traînant de force François alors que leur fils s’accrochait à ses jambes, pleurant et criant, cherchant à retenir son papa qu’on lui enlevait. Puis la course incessante entre la gendarmerie et le cabinet d’avocat, entre le Palais de Justice pour les autorisations de visite à la Maison d’Arrêt… Une longue et éprouvante bataille auprès des autorités judiciaires et politiques pour découvrir la vérité. L’horreur, l’incompréhension, le désespoir, sa vie qui s’écroulait alors que les preuves s’accumulaient pour traîner son mari devant les Assises, coupable d’assassinat, le meurtre d’un diplomate dont elle n’avait jamais entendu parler… Les nuits blanches, son arrêt maladie, le début d’une dépression, une spirale infernale dans laquelle elle sombrait à une vitesse vertigineuse. Et, enfin, au bout du tunnel, une lueur d’espoir. La visite de deux hommes en costume sombre qui lui avait balancé une bombe en plein visage : François était un agent du gouvernement français ! A l’insu de ses proches, faisant croire à tout le monde qu’il était un paisible informaticien, François multipliait des missions dangereuses de contre-espionnage. En mission pour démanteler un réseau clandestin de trafic d’armes en Afrique du Nord, François menait une enquête délicate au sein du gouvernement français impliqué dans cette sale affaire. Infiltré auprès de hauts fonctionnaires de l’état, son enquête l’avait lancé sur les traces d’un membre influent de l’aristocratie française, proche des plus hauts politiciens au pouvoir : Agathe de La Salle. Apparemment trop proche de la vérité, au moment même où il comptait récupérer une clef USB contenant tous les secrets de cette vaste opération illicite, ses ennemis l’avaient piègés en s’arrangeant pour l’accuser d’un meurtre dont il était totalement innocent. La DGSE se retrouvait pieds et mains liés, impuissante à faire éclater la vérité, par peur du scandale et des représailles. La seule solution consistait à reprendre la mission de François et récupérer cette maudite clef USB, ce qui permettrait alors de confondre les politiciens corrompus et d’innocenter par la même occasion son mari. Estelle n’avait pas alors hésité, s’accrochant à la perche que les hommes du gouvernement lui avait tendue : démanteler la filière et confondre Agathe de la Salle. Et voilà comment Estelle, femme rangée et sans histoire, épouse comblée et mère de famille, se retrouvait plongée au cœur d’un gigantesque complot international, recrutée par la DGSE pour une mission à haut risque.

Mais avant de devenir un membre opérationnel, elle devait s’instruire au sein même d’un lieu secret d’entraînement de la DGSE… Un entraînement accéléré car le temps était compté… D’urgence, elle avait juste eu le temps de confier son fils à ses beaux-parents, prétextant un rendez-vous secret avec des membres influents du gouvernement qui pourraient lui apporter des conseils avisés.

Ses pensées revinrent au présent. La femme blonde continuait toujours de prendre ses mensurations, ne cessant de parler, comme quoi les apparences étaient primordiales, le bon goût et la sophistication nécessaires pour les besoins de sa mission. Elle parlait comme si elle était un médecin, avec des yeux sans expression, des yeux faits pour enregistrer, analyser avec un détachement clinique. Du moins, au début… Au fur et à mesure qu’elle se dévoilait dans son plus simple appareil, ce regard qui la parcourait lentement, comme l’objectif d’une caméra, la prenant toute entière dans son champs, semblait furtivement voilé d’un trouble indéfinissable. Lorsqu’elle la fixait ainsi, Estelle faisait un terrible effort pour soutenir ce regard sans broncher. Cette femme était réellement bizarre. Elle s’appelait Christelle Laloy, agent de formation au sein de la DGSE. Sa spécialité était l’art de la séduction, du paraître, comment sublimer la féminité pour mieux tromper son monde. Elle connaissait parfaitement son métier. Elle aimait les femmes, leur beauté, et savait mettre en avant tous les signes distinctifs de leur sensualité. Pour donner l’exemple, elle s’absenta un court moment pour se changer, mettant en pratique cette vision lascive de la mode en portant elle-même une tenue osée et sexy, tout de noir vêtue, avec un décolleté aussi profond devant que dans le dos. Svelte, aux formes sensuelles, dégageant une aura sulfureuse malgré sa froide apparence, Christelle était à ne pas en douter une très belle femme qui savait se mettre en valeur. Ce qu’elle comptait bien apprendre à son élève… Ainsi, au début, elle lui fit essayer toutes sortes de vêtements, les plus sexy et les plus audacieux. Mini-jupe, robe longue de soirée, pantalon en cuir, rien ne lui était épargné, à partir du moment que cela transcendait la féminité. A chaque essayage, Estelle se sentait horriblement mal à l’aise en s’observant dans la glace. Christelle tentait de la motiver, lui redonnant confiance dans son pouvoir de séduction. Elle ne comprenait pas sa timidité et sa maladresse, malgré elle époustouflée devant sa beauté. Estelle était admirablement proportionnée, svelte et élancée. Plus grande, elle aurait pu faire carrière comme top-model sans aucun souci. Christelle le lui dit tout de suite et Estelle rougit de plaisir. Mais, sans se départir de sa réserve prudente, elle restait toujours sur ses gardes. Elle n’avait pas confiance en cette femme. Dans le centre de formation, ses mœurs étaient bien connues : Christelle préférait les femmes et ne s’en cachait pas. Peu importe… Après tout, cette femme faisait ce qu’elle voulait en dehors du boulot. Elle était ici en tant que professionnelle, pour lui enseigner des méthodes efficaces qui serviraient plus tard ses desseins. Aiguillonnée par cette certitude, Estelle baissa un moment sa garde, osant une attitude à la fois provocante et farouche. C’est comme si elle était métamorphosée… D’un coup, elle pétillait d’un naturel désarmant, elle semblait se libérer totalement,

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 une véritable tornade de fraîcheur et de spontanéité, dont le charme opérait divinement. Mais son audace fut de courte durée. De nouveau, devant une robe trop moulante qui dévoilait outrageusement ses seins, elle osait à peine lever les yeux sur son reflet. Christelle devinait là les conséquences d’une éducation puritaine, ce que confirmait le dossier qu’elle avait auparavant épluché avec minutie. Elle avait du boulot en perpective… Maintenant, le plus difficile restait à faire : lui faire essayer des sous-vêtements affriolants. Evidemment, à sa question, Estelle lui avoua ne jamais mettre des strings. Christelle prit un air désapprobateur et faussement maternel.

- Là, la situation est grave. Il faut vraiment que je te prenne en main, il y’ a toute une éducation à refaire ! Allez, au boulot !

Elle lui présenta toute une série de sous-vêtements, de la marchandise de qualité, des dessous chics pour femmes au top de la séduction, des femmes qui n’ont pas froid aux yeux pour revendiquer leur féminité. Elle lui choisit un modèle, se détourna un moment alors qu’Estelle l’essayait nerveusement. Quand elle se retourna, Christelle en eut le souffle coupé, comme si on lui avait balancé un magistral coup de poing en plein ventre. Estelle était littéralement craquante en body-string couleur mauve, au soutien-gorge triangle, et porte-jarretelles en stretch plus foncé.

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Mais cela passa en second plan. Dans un autre ensemble rose fuchsia, elle réussit à combattre sa timidité, pivotant sur elle-même en faisant voleter ses cheveux. 3098.jpeg

Puis, simplement vêtue d’un string rose plus pâle, les seins nus, s’efforçant de sourire, elle joua l’insolence et l’espièglerie d’un air faussement décontracté.

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 Christelle la mangeait des yeux, dans l’incapacité d’en détourner le regard. Estelle était splendide. Ses seins étaient petits, mais arrogants. Ses fesses étaient aussi agressives, bombées et fermes, son ventre plat, ses jambes fuselées à la perfection, le tout avec cette peau dorée, éclatante de santé et de vitalité, qui transcendait avec délicatesse chaque forme affriolante. C’est d’une d’une voix faible et extasiée qu’elle murmura :

- Femme- enfant, mi- ange mi- démon, si innocente et perverse à la fois…

En effet, Estelle devenait une troublante lolita, ingénue et voluptueuse. Comme encouragée par sa contemplation, elle s’enhardit dans une autre lingerie, les mains sur les hanches, prenant des poses lascives, et s’amusant de se dépasser dans la provocation et l’effronterie.

Christelle était sur des charbons ardents, prête au viol tandis que cette blonde sublime l’aguichait involontairement. Elle était sous le charme, réalisant avec trouble que cette jeune femme dégageait quelque chose d’inhabituel. Divinement sexy dans d’autres sous-vêtements, elle était à la fois farouche et insolente, vulnérable avec son regard un peu vacillant, cette expression presque apeurée que démentait une lueur enflammée… On avait envie de la protéger, de la réconforter, et surtout de la consoler dans des câlins qui étaient tout sauf innocents… Elle était auréolée d’une sorte de détresse et de pureté qui inspirait des sentiments bien troublants. L’envie de la corrompre, la pervertir… C’était extrêmement fort et dérangeant. En y songeant, Christelle avait de plus en plus chaud, et c’est à grand effort de volonté qu’elle réussit à se détacher de sa contemplation.

  • Très bien, vous pouvez vous rhabiller maintenant…

Soulagée, Estelle allait récupérer ses vêtements lorsque la voix de Christelle claqua comme un fouet.

  • Non, pas ces haillons dans lesquels vous êtes venus. C’est ceci que vous devez mettre.

Saisie d’une terreur nouvelle, elle s’exécuta. Elle ne comprenait pas l’utilité de mette un corset aussi indécent, avec bas et porte-jarretelles, le tout complété par de longs gants en soie. C’est à peine si elle entendit la voix de Christelle :

  • Bien, maintenant, parlons de votre mission. De ta mission, si cela ne te dérange pas si je te tutoie. Au lit, t’es comment avec les hommes ?

La question prit Estelle par surprise.

Elle n’en crût pas ses oreilles. Elle se sentait défaillir, rougissante jusqu’à la racine des cheveux. Elle s’appuya au rebord d’une armoire et balbutia d’une voix éteinte :

  • Je… Je ne comprends pas ce que vient… vient faire cette question dans…

Christelle la coupa sèchement.

- Mes questions ne sont pas anodines… Tu comprendras plus tard. Alors réponds. Tu es plutôt du genre délurée, extravertie, ou pudique et réservée ?

  • Je ne sais pas moi… Je crois que je suis normale… Enfin, je…
  • Bon, on ne va pas y passer la nuit. Si tu es une bombe sexuelle au lit, c’est un atout supplémentaire. Par contre, dans le cas contraire, on lancera le programme avec prudence, en douceur, sans te brusquer…
  • Ah ? Je suis alors plutôt dans la seconde catégorie…
  • Timide et réservée, je m’en doutais… Ta pudeur saute aux yeux comme le nez au milieu du visage. Bon, en général, tu as combien d’orgasmes ?
  • Je… Deux, dans le meilleur des cas…
  • Bien. T’es clitoridienne ou vaginale ?
  • Les… les deux, répondit-elle en baissant les yeux.
  • Yahoo ! J’adore ça ! Encore plus de possibilités pour plus de plaisir… C’est excellent ! Malgré ta timidité, j’ai senti un feu secret qui brûle en toi.
  • Si vous le dites.

Estelle recula d’un pas alors que la femme blonde s’avançait vers elle. Les questions étaient tout à fait révoltantes. Elle rassembla son courage et, prenant une attitude défensive, demanda :

  • Vous êtes vraiment obligée de me poser toutes ces questions ? C’est très intime.

Le regard implacable de l’agent instructeur plongeait dans les yeux verts égarés, imposant leur volonté.

  • Contente-toi de répondre. Clitoridienne et vaginale… Voilà qui laisse rêveur… Et tu te satisfais seulement de deux orgasmes ? Mais je suis étonnée ! Les filles comme toi ont d’habitude beaucoup plus d’orgasmes ! A mon avis, c’est ton mari qui ne sait pas exploiter tout ton potentiel érotique !
  • C’est faux ! François est un amant extraordinaire ! Je suis une femme comblée !
  • Bien, si tu le dis… Il te prend pas derrière ?
  • Bien sûr que…oui. ! Enfin, non. C’est faux, ça il le fait pas… Et c’est parce que je ne le veux pas non plus !
  • Bien sûr. Et il lui arrive d’utiliser des gadgets ?
  • Des gadgets ?

Excédée, Christelle se cabra et sa voix devint cinglante :

- Oui, ne fais pas l’idiote. Des sex-toys quoi !

  • Quelle horreur ! Pour quoi faire ?
  • Tu ne peux pas imaginer le nombre de femmes qui adorent ça, qu’elles soient hétéros ou homos d’ailleurs…
  • Je… non, jamais je n’ai utilisé ce genre… ce genre de trucs.
  • Tu lui fais des fellations au moins ?
  • Oui, ça je le fais !
  • Tu rougis. Regarde-moi dans les yeux.
  • C’est vrai… Juré craché ! Mais pas très souvent…

Estelle enfouit son visage dans ses mains et fondit en larmes. Impitoyable, Christelle commenta :

  • Et uniquement pour lui faire plaisir j’imagine. Sinon tu t’en passerais bien…

Estelle avoua en sanglotant :

  • Oui, c’est vrai, je n’aime pas trop ça…
  • Tu as connu combien d’hommes avant lui ?
  • Deux. Et je n’ai couché qu’avec un seul avant de connaître François. Lui et moi étions très jeunes lorsqu’on s’est rencontré. C’est l’homme de ma vie.
  • Génial ! Voilà qui fait rêver. Bref, tu n’as aucun expérience, ce qui veut dire qu’il y’a du boulot en perpective…
  • Mais on peut avoir beaucoup d’expériences avec un seul partenaire !
  • C’est cela… Toujours le même homme dans son lit, le même sexe, la même peau, les mêmes baisers, les mêmes caresses… Arrête, je suis au bord de la déprime là… Surtout s’il ne fait qu’un dixième de ce qui est possible entre un homme et une femme ! Tu parles d’expérience ! Sur le chiffre soixante neuf, le pauvre n’a pas dépassé la dizaine.
  • Je… ce qui compte, c’est l’amour, l’osmose !
  • Le retour de Blanche Neige ! ironisa Christelle d’une voix sifflante. Enfin, ta naïveté fait tout ton charme, c’est déjà ça…

Elle n’alla pas plus loin dans la cruauté. Elle sentait qu’elle devenait trop brutale et que la jeune femme ne se remettrait pas de ses émotions.

  • Cessons de parler des hommes pour l’instant. Ils sont ignorants dans bien des domaines et sont indignes d’intérêt…

Elle avança vers elle d’un air protecteur, saisissant au passage un paquet de kleenex qu’elle lui tendit. Estelle en saisit un d’une main tremblante et s’essuya les larmes. Maintenant, Christelle lui parlait d’une voix douce et onctueuse.

  • Nous sommes entre femmes, alors parlons justement des femmes… A ce sujet, une dernière petite question embarrassante : justement, as-tu déjà couché avec une autre femme ?

Les yeux d’Estelle s’écarquillèrent de surprise. Blême, elle en bafouilla :

  • Non, non… Bien sûr que non. Jamais de la vie !
  • Et un simple flirt avec une fille ?

Estelle cacha de nouveau son visage entre les mains. D’une voix étouffée, elle murmura, derrière cet écran protecteur :

  • Bien sûr que non… C’est contre-nature ! Mais pourquoi cette question ?
  • J’y viens, j’y viens… Si cela devait arriver, par obligation, pour un besoin de survie, ou pour la patrie, serais-tu prête à envisager une telle relation ? Pourrais-tu jouer la comédie ou faire semblant d’aimer le sexe entre femmes ?
  • Je ne sais pas… Je ne me suis jamais posée la question…

Sa voix s’étrangla dans sa gorge. Que pouvait-elle dire de plus ?

  • Et si c’était pour sauver ton mari ? Si une telle relation était indispensable pour la réussite de ta mission, pour innocenter l’homme de ta vie, hésiterais-tu toujours à le faire ?

Estelle secouait la tête d’un air indécis. Elle s’efforçait de réfléchir, de se rendre utile, mais elle ne pouvait imaginer une telle situation. Coucher avec une autre femme ? Elle avait si peu d’expérience avec les hommes, si peu d’audace, que l’idée de faire ça avec une fille était complètement aberrant et illogique… Mais si la survie de son mari en dépendait… Elle releva la tête et affronta le regard de Christelle.

  • Je pourrai essayer, oui… Je suis prête à tout pour sauver mon mari. Même faire semblant…
  • A la bonne heure. Voilà justement où je voulais en venir… On t’a déjà parler de Mlle Agathe de La Salle, propriétaire de la banque la plus puissante de France. Et son implication dans l’affaire qui nous intéresse… Cette précieuse clef USB en sa possession… Et c’est justement là que tu interviens, ma jolie…

A la fois horrifiée et fascinée, Estelle observait le visage attentif qui l’examinait avec des yeux pétillants de malice. Les lèvres pulpeuses et humides s’entrouvrirent, d’une manière presque obscène. Estelle avait peur de comprendre et, résignée, écoutait la suite.

  • C’est une mission qui sort de l’ordinaire, un jeu de séduction plutôt particulier… Il s’agit de tomber amoureuse. D’une femme. Voilà, c’est tout.

Même si elle s’y attendait, Estelle en resta sans voix. La bouche de Christelle arbora une moue sensuelle et ravie. Elle jubilait :

  • Et, le plus important, qu’elle aussi tombe amoureuse. Folle amoureuse… Suffisamment pour t’ouvrir ses bras, son lit, sa maison, et que tu puisses t’approcher au maximum de tous ses petits secrets et de la fameuse clef USB.
  • Je… Je ne savais pas que cette femme était lesbienne…
  • Peu le savent… Mais nous avons un dossier complet sur elle que je te transmettrai plus tard et que tu devras étudier avec la plus grande attention. Déjà, je vais te préparer une élégante garde-robe qui sera un premier atout pour la séduire. Puis tu y rencontreras cette femme. Si tu lui plais, c’est elle qui viendra à toi. C’est une séductrice redoutable, pour ne pas dire une prédatrice de premier ordre. Les femmes qui ont succombés à ses avances sont tombés sous son emprise, transies d’amour, pâmées et follement accroc… Pourquoi ? Personne ne le sait. On peut imaginer que cette femme est une excellente amante, à la science infinie, experte dans l’art de l’amour lesbien. Peu importe… Tout ce que tu dois faire, c’est te laisser prendre dans ses filets. Et être suffisamment douée pour t’attirer des faveurs bien au-delà de ses espérances, la surprendre et la surpasser dans des limites quelle n’a pas l’habitude de connaître…

Estelle leva sur elle un regard abasourdi.

  • Attendez, je peux faire semblant, ce qui est déjà beaucoup… Mais de là à adorer ce genre de trucs entre filles et paraître une lesbienne volcanique, c’est pousser le bouchon un peu trop loin…
  • C’est pour cela que je suis ici. Pour compléter ta formation, te préparer soigneusement à cette opération. Je vais t’initier à certains usages raffinés et particuliers, l’art de séduire et envoûter sexuellement une autre femme, tout ce qu’elles attendent de ce genre de relations…

Avec la souplesse d’une chatte langoureuse, elle se rapprochait en même temps.

Estelle avait du mal à analyser ce qu’elle venait d’entendre, comme si son cerveau le refusait. Paralysée, elle restait plantée là, indécise, en proie à un égarement presque pathétique. Christelle se colla à elle, lui communiquait son désir.

Son hésitation l’exaltait, cela était cent fois plus excitant qu’une femme qui cédait trop facilement.

- Laisse-toi faire, lui dit-elle.

Estelle restait debout. Christelle l’observait en silence, fascinée. 27694.jpg

Bon sang, comme cette jeune femme était craquante ! Ses grands yeux verts étaient en parfaite harmonie avec le doux ovale de son visage, ses traits étaient sensuels, pimentés par une bouche chaude et généreuse. Ses cheveux blonds comme le blé rebondissaient sur ses épaules, luisants, comme animés d’une vie propre, avec la même vitalité qui semblait émaner de tous les atomes de son corps. Ainsi vêtue de lingerie sexy, elle alliait grâce enfantine et insolence. Le corset prés du corps mettait admirablement en valeur sa taille souple et évasée mais, surtout, dévoilait la longueur interminable des jambes fuselées.

Estelle se révolta faiblement :

- Attendez, il y’a peut être d’autres moyens…

Christelle, la gorge sèche, la fixait intensément avec un sourire énigmatique.

  • Non, aucune échappatoire n’est possible. Prends cela pour un test indispensable. Tu dois être prête pour cette mission…

Elle continuait de la défier du regard en s’approchant. Elle ne souriait plus. Estelle semblait hypnotisée, tremblante de la tête aux pieds. Enfin, elle se ressaisit, recula d’un pas, bredouilla :

  • Tout cela est-il vraiment nécessaire ? Je peux jouer et user de mes charmes sans… sans être obligée d’aller jusqu’au bout… Le moment venu, faire preuve d’initiative et de ruse pour la tromper et… et…

L’émotion lui coupa la parole. Christelle resta tout prés d’elle, sans la toucher. Ses lèvres s’étaient entrouvertes, mais elle ne l’embrassa pas tout de suite, savourant pleinement cet instant. Elle lui susurra au creux de l’oreille :

  • Ne sois pas naïve… Agathe a cinquante ans, c’est une femme accomplie à la sexualité débridée. Une vraie croqueuse de femmes, avec l’instinct du prédateur, et elle va détecter ta peur et tes mensonges si tu n’es pas préparée à cette mission. La moindre erreur et elle va se méfier. C’est cela que tu veux ? Tout faire rater par simple pudeur déplacée ? Laisser pourrir ton mari en prison par ce que tu préfères te cloîtrer dans ta dignité et ta vertu ?

Estelle ferma les yeux deux à trois secondes, comme pour digérer l’information et les conséquences de sa rébellion. Christelle en profita pour l’effleurer davantage. Estelle recula encore mais elle se retrouva coincée dans un angle, contre un buffet.

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Elle ne bougeait plus, pétrifiée, interdite. Doucement, Christelle l’enlaça, lui clouant les bras aux cotés, la tenant à sa merci. Sa voix était suave lorsqu’elle lui souffla prés de l’oreille

- Tu es tellement désirable… C’est là toute ta force. Tu es très jeune, très naïve, et terriblement séduisante… Agathe va tomber sous ton charme et va vouloir faire de toi tout ce que je vais t’apprendre… L’entraînement commence, ma douce…

Christelle maintenait sa prise en l’attirant à elle.

Estelle gémit. Christelle dardait une langue pointue entre ses dents, la passant lentement sur la bouche avant de l’embrasser avec application. Elle enroula aussitôt la langue autour de la sienne, exigeant une réponse, mais Estelle se laissa faire, sans y répondre, essayant de lutter contre la panique. Elle finit par tourner la tête avec un petit soupir rebelle. En même temps, elle réussit à dégager ses mains, les croisant sur sa gorge nue, dans un ultime geste de défense.

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Christelle ne se laissa pas décourager. Elle repartit à l’attaque, frottant sa bouche sur les lèvres pleines et fraîches, se laissant griser par ce délicieux contact. Elle baissa la tête, lui embrassant goulûment la gorge, les épaules,

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avant de revenir vers la bouche. Comprenant que la jeune femme n’était pas encore prête à se soumettre, elle lui prit la main avec fermeté et la tira vers le lit.

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Estelle lui résista, refusant d’avancer, mais les conséquences de son refus lui revinrent brusquement à l’esprit, et ce fut les jambes tremblantes qu’elle se laissa guider vers le lit. Pourtant, elle céda à l’affolement lorsqu’elle réalisa que, lorsqu’elle serait étendue sur ce lit, elle y serait définitivement vulnérable, perdue et offerte aux perversions de cette femme. Elle se raidit, glacée d’effroi en s’allongeant sur le dos. Ses poings se serrèrent d’un bloc lorsqu’une main se posa à plat sur son sexe, par dessus le string. 17399.jpg

Elle émit un hoquet d’angoisse, cherchant à se redresser. Mais Christelle lui ordonna alors d’une voix sans appel :

  • Embrasse-moi si tu ne veux pas que ma main se glisse plus loin !

La menace fit son effet. Estelle émit un petit sanglot nerveux et, brusquement, tendit ses lèvres.

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Elle ne se déroba plus lorsque Christelle prit possession de sa bouche. Sa langue était douce, agile et insistante, sa bouche souple et fruitée. Estelle en fût surprise, persuadée de ressentir du dégoût devant un tel contact. L’effet était électrisant, et elle se laissa enivrée par ce goût parfumé, faisant durer malgré elle le plaisir. Après tout, c’était loin d’être désagréable, un baiser innocent qui n’irait sans doute pas plus loin.. Si elle se montrait docile, sans doute la leçon se terminerait-elle plus tôt que prévu, et c’est sur cet espoir qu’elle décida d’y participer timidement. Leurs langues s’entremêlèrent donc dans un baiser d’abord indécis, sage, que Christelle se dépêcha d’activer sur un chemin plus brûlant, plus ardent, 18328.jpg

l’affolant de circonvolutions exquises qui firent monter leur désir de plusieurs degrés.

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Estelle s’y laissa emportée,

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s’accrochant à elle comme une noyée. Christelle profita de son consentement pour avancer ses mains vers son décolleté, effleurant sa peau nue juste au-dessus. Estelle poussa un petit cri désespéré lorsque son corset, tiré vers le bas, dévoila le bout de ses seins qui, brusquement vulnérables, se tendaient en pointes érigées. Pour étouffer ses plaintes, Christelle lui glissa une langue vorace dans la bouche.

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Leur baiser reprit, plus brûlant, plus audacieux, au rythme endiablé que Christelle lui imposait avec toute la science dont elle était capable. Estelle se tendit en arc de cercle, se tortillant comme un vers, lorsque la bouche féminine venait de descendre, glissant sur son menton, embrassant sa gorge tendrement, tandis qu’une main se refermait sur son sein, le caressait sournoisement. Elle laissa échapper une sourde plainte, se crispant brusquement. De ses deux mains, Christelle caressait maintenant la superbe poitrine, passant lascivement ses doigts sur les bouts qui se dressaient instinctivement sous la caresse. Les assauts étaient si rapides, si sournois et raffinés, que Estelle n’arrivait pas à les contrer, prise de court à chaque attaque. Elle poussa un cri de surprise lorsque la bouche se mêla au jeu, sursautant de plaisir, ouvrant grands les yeux avec consternation alors que des ondes de chaleur la submergeaient délicieusement. Les forces semblaient l’abandonner…

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Tandis qu’elle lui picorait le bout des seins,

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Christelle ne cessait d’observer ce splendide corps qui, lisse et velouté, avait des reflets dorés, à la fois beau et émouvant, comme une offrande. Elle sentait la jeune femme troublée d’une curiosité nouvelle, partagée entre l’envie fougueuse de se laisser faire et celle de lui résister. Le corps à moitié nu était secoué de frissons, la chair était hérissée, comme torturée d’une exaspération charnelle qui la faisait chavirer du coté de la tentation. Christelle l’épiait à travers ses longs cils, elle était aux aguets, brûlante de la même fièvre, dans l’attente d’un signe ou d’une faiblesse pour lui porter le coup de grâce. Elle ignorait si la jeune femme jouait la comédie, cherchant à réussir son examen de passage, mais son instinct la trompait rarement, des signes qui laissaient supposer une défaite rapide : son expression hébétée et avide, sa respiration de plus en plus forte, ses yeux trahissant l’égarement d’un désir primitif. Non, elle en était certaine, la jeune femme était une proie qu’elle avait presque vaincue. Elle força la chance à se redresser, nouant ses bras autour du cou de Estelle pour l’emporter avec elle. Puis, vivement, elle entreprit de laisser dépasser ses seins du soutien-gorge. Estelle se sentit bouleversée en voyant bondir vers son visage les deux melons libérés de leur entrave. Cette femme avait des seins réellement superbes : haut placés, d’un galbe et d’une rondeur parfaits, tout gonflés de désir. Les globes se terminaient par de larges aréoles légèrement proéminentes, ce qui leur donnait l’aspect de fruits mûrs. Emerveillée, Estelle ne savait plus comment réagir, ses yeux éperdus parcouraient tout son buste, scrutant ses formes splendides, plongeant dans la vallée profonde qui séparait ses deux melons épanouis qui, tels deux obus, semblaient la viser, finissant de la troubler. A faire semblant de se montrer consentante, elle réalisait avec effroi qu’elle prenait un chemin dangereux qui risquait de se retourner contre elle. A son corps défendant, tout ce qui se passait avec cette femme était divinement agréable, et seule sa volonté lui permettait de garder encore la tête froide. Mais pour combien de temps encore ? Si cela allait trop loin, elle devrait y mettre un terme. Pour l’instant, mue par une soudaine impulsion, elle s’empara d’un sein,

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parce qu’elle se doutait que c’était la chose à faire, ce qu’attendait d’elle l’agent instructeur. Ainsi, elle entreprit de malaxer le sein avec vigueur tandis que sa bouche se mettait à téter le mamelon fièrement dressé de l’autre globe.

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Christelle gémissait de plaisir, l’encourageait à continuer.

  • Oh ! Oui, continue, fit-elle, exaltée.

Estelle lui obéit. Elle ne savait plus trop si c’était par soumission ou une réelle envie, mais elle se mit à lécher les globes frémissants à grands coups de langue. Ses seins gonflaient littéralement tant ils étaient tendus vers ses caresses, tant ils aspiraient à être triturés, malaxés, pétris. Estelle, en réalisant brusquement qu’elle y prenait goût, se figea, freinée par un sursaut de conscience. Pour l’emporter de nouveau vers les affres du désir, Christelle lui saisit le visage entre ses deux mains, l’embrassant aussitôt avec fougue. Estelle y répondit, mais avec moins d’ardeur. Ses états d’âme reprenaient le dessus. Furieuse, Christelle la bascula sur le dos, la chevaucha, frottant son entre-cuisse d’un long mouvement du bassin sur les longues jambes parfaitement galbées dont elle pouvait, sous elle, apprécier la finesse des lignes et les muscles divinement dessinés sous la peau douce et soyeuse. Un contact qui l’excitait incroyablement alors qu’elle continuait de s’y appuyer, se déhanchant dans un mouvement obscène. Trop abasourdie pour réagir, Estelle la laissa faire, réfléchissant encore sur le comportement à adopter. Elle se fit toute molle, ne comprenant pas où se situait le plaisir à se frotter ainsi l’une contre l’autre… Cette accalmie lui permettait de reprendre ses esprits, de réfréner ces sensations étranges qui l’avaient un moment déroutée. Elle sentait le poids des seins contre sa poitrine, la peau blanche vibrer et onduler souplement tout contre elle, et, alors qu’elle ne s’y attendait pas, une douce et insidieuse chaleur commença à l’envahir, lui donnant la chair de poule, le feu aux joues, la respiration courte… Voilà que cela la reprenait… C’était incompréhensible ! C’était horrible, mais ce contact était délicieusement aphrodisiaque ! De cette chair frémissante et satinée montait des effluves frais et sensuels, une odeur terriblement enivrante qu’elle aspirait à pleins poumons. C’était comme une bouleversante alchimie qui s’emparait de tout son corps, de toute son âme, affolant ses sens d’une exquise brûlure. Estelle prit peur et la repoussa légèrement pour la regarder avec inquiétude et curiosité . Mais Christelle, ignorant son regard suppliant, était trop occupée à onduler sur elle de souples mouvements du bassin, comme cherchant à s’incruster dans elle, à ne faire qu’une… Pas de toute, cela dépassait de loin la relation de prof à élève ! L’agent Christelle se laissait dépasser par ses émotions, et s’excitait réellement de la situation… Après tout, à quoi aurait-elle dû s’attendre en connaissant d’avance les mœurs de cette femme ? Son cœur noble se laissait toujours guider par de purs sentiments, elle ne voyait jamais le mal, et sa stupide naïveté venait de la plonger dans un sacré pétrin ! Brusquement, elle eut du mal à se concentrer sur ses pensées… Le contact de plus en plus étroit et fougueux de cette femme en chaleur se frottant sur elle devenait insistant et terriblement érotique. Estelle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, mais elle ne pouvait retenir malgré elle des râles alors que la femme mettait encore plus de vigueur à glisser sur elle, à la pénétrer de son désir bouillant, à lui communiquer son énergie sexuelle, frottant leur pubis alors que leur string semblait soudainement présenter une maigre protection. Estelle résista de toutes ses forces contre cette onde de désir qui semblait prendre possession de son corps, l’irradiant d’une douce et traître chaleur.

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Son souffle s’accélérait et c’est tout son corps qui ondulait à présent, renvoyant les bonds de la femme, propulsant son pubis dans une parodie de mime sexuelle. Alors que la poitrine de la blonde s’appuyait sur son visage, que les bouts tendus se pressaient sur ses lèvres, cherchant à être caressés, Estelle fut surprise de prendre l’initiative en les prenant d’elle-même dans sa bouche,

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les suçant, les aspirant, répondant à ses attentes alors qu’elle ne lui avait rien demandé. C’est comme si son corps échappait à tout contrôle, suivant d’instinct un chemin dangereux dans lequel il semblait renaître et s’épanouir. Cette constatation la terrifia, la propulsant entre incompréhension, horreur et excitation. Le goût du péché avait quelque chose de terriblement délicieux, avec une libido brusquement enfiévrée qui semblait s’enfoncer dans un continent de voluptés interdites.

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Elle ne se reconnaissait plus, elle la sage et raisonnable épouse, la craintive et responsable maman, la femme engluée dans son sens profond des convenances ! Désemparée, elle laissait échapper de petits gémissements étouffés, luttant contre cette fulgurante marée incandescente qui charriait de la lave bouillante dans ses veines, dans tout son corps. Le plaisir qui montait était si intense, si dévastateur, qu’elle cria de surprise,

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éperdue, exaltée. Elle réalisa avec effroi qu’elle était au bord de l’orgasme, et un orgasme d’une telle violence qu’elle risquait d’en perdre la raison. Non, elle ne pouvait pas ! C’était odieux, une aberration sans nom ! Elle était une hétérosexuelle convaincue, mariée, mère, et elle s’accrocha de toute son énergie à cet amour qui les liait tous les trois… Cela porta ses fruits. Ce fût comme une douche glaciale qui bloqua soudainement toutes ses ardeurs, un brusque sursaut de volonté qui lui permit d’échapper à cette voluptueuse emprise.

- Christelle, stop !

C’était un cri d’alarme et de révolte. Elle se redressa, la repoussa, 29595.jpg

s’habilla avec une telle hâte qu’elle en perdit un moment l’équilibre. Elle se précipita sur la porte, l’ouvrit et jaillit dans le couloir. Soudain, ses nerfs la lâchèrent. Elle s’en fut désespérément, les larmes aux yeux, les mains aux oreilles, pour ne pas entendre les ordres de cette femme lui hurlant de revenir. Mais il n’en fut rien…

 

Assise devant son ordinateur, Christelle écrivait un résumé de l’entretien quand un homme de haute taille entra dans la pièce. Elle ne leva même pas le regard, toujours concentrée sur son compte-rendu. L’homme s’assit sur un fauteuil, croisant les jambes d’un air détaché.

  • Alors, notre jolie oie blanche est-elle prête à perdre quelques plumes ?
  • Elle est très attirante, répondit Christelle avec malice. Elle a la candeur et l’innocence d’une jeune femme extrêmement sexy et troublante, avec suffisamment d’ambiguïté pour tromper et émouvoir celle qui se laissera charmer. Son côté prude et ingénue est très agaçant et surtout très excitant. Je ne pense pas que Agathe y résiste très longtemps. 
  • Elle fera donc parfaitement l’affaire ?
  • Elle est pudique, sentimentale et conformiste, ce qui ne joue pas en sa faveur pour cette mission. Elle n’est pas vierge, mais ses sens ne sont pas réellement éveillés, sa sexualité est indécise, immature, avec des envies qui ont du mal à s’exprimer… Mais…
  • Mais ?
  • Mais j’ai détecté chez elle un terrible potentiel érotique, un pouvoir sexuel extrêmement puissant qu’elle-même ignore… Des pulsions enfouies que seule une femme peut éveiller et exploiter dans toute sa démesure.
  • L’homme fit une grimace salace, exprimant une satisfaction rusée.

    • Une lesbienne refoulée ? C’est excellent ça, cela sert nos desseins à merveille…
    • Sans doute… Ou une bisexualité qui s’ignore… Cette fille est une bombe à retardement, et ce n’est apparemment pas son mari- ou un autre homme- qui a trouvé le détonateur. Si on la jette dans les bras de Mm de La Salle, celle-ci va n’en faire qu’une bouchée, elle va la dévorer toute crue ! La pauvre Estelle va lui exploser littéralement dans les bras …
    • Tant mieux. Si Agathe s’entiche de cette fille, c’est une chance inespérée. La réussite de cette mission repose sur leur attirance et leur partie de jambes en l’air. Elles peuvent baiser comme des chiennes en chaleur toute une semaine, c’est autant d’occasions pour Estelle de gagner sa confiance, son amour, et des confidences sur l’oreiller… Elle aura tout le temps nécessaire pour récupérer la clef USB, c’est parfait…
    • Et les conséquences ? Estelle est profondément hétérosexuelle pour l’instant, sentimentale et bourrée de valeurs. Si elle va jusqu’au bout d’une relation sexuelle avec Agathe, et si elle adore ça en plus, elle peut ne pas assumer ses nouvelle orientations sexuelles, se détester et sombrer dans la déprime ou la folie. C’est là un lourd fardeau et de lourdes remises en questions qu’elle ne pourra sans doute pas supporter !

    L’homme éclata de rire, repoussa les objections d’un geste agacé.

    • Et alors ? C’est le cadet de mes soucis ! Cette fille peut virer lesbienne ou nymphomane comme elle veut, à partir du moment où elle accomplit sa mission… Je n’ai pas de temps pour les considérations morales. Si elle doit se sacrifier pour la bonne cause, que ce soit par amour ou par patriotisme, peu importe… Seul le résultat compte… Maintenant, nous devons régler quelques détails avant de lancer l’opération en toute sécurité.
    • Très bien… Je vais donner les instructions nécessaires pour accélérer le programme. Dans trois jours, Estelle sera opérationnelle.
    • Parfait. Et ne vous occupez plus de son instruction intime… Laissons intacte cette pureté qu’elle a en elle. C’est son innocence qui fait tout son charme, Agathe va adorer cela. Laissons faire la nature… Si vous avez détecté chez elle des envies trop longtemps enfouies, Agathe est une femme suffisamment mature et experte pour les découvrir et les réveiller… Ne gâchons pas son plaisir…
    • Bien… Je ne m’occupe que des leçons de séduction alors…

    L’homme lui répondit en acquiesçant légérement de la tête. Il se leva et sortit sans bruit.

    Suite au prochain épisode…

    Le vice contre la vertu…

    La perversion contre l’innocence…

    Entre les deux femmes, ce sera une guerre sans merci, où tous les coups sont permis pour soumettre l’autre à sa volonté…

    Un combat d’un érotisme inouï…

    Se jetant dans la gueule du loup, Estelle va vite affronter la fougue et les appétits démesurés d’une femme redoutable.

    Puisant ses forces dans son amour pour sa famille et ses convictions hétérosexuelles, Estelle va résister corps et âme, se débattant comme une naufragée qui s’accroche à la raison, perdue dans un tourbillon d’émotions qu’elle ne peut accepter… s12961.jpg

    Mais c’est sans compter sur l’impétuosité et l’acharnement d’Agathe. Celle-ci va tenter de l’immerger dans son monde, entre voluptés et licences effrénées, là où plus aucune frontière n’existe…

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    Déterminée à réveiller chez sa partenaire des pulsions trop longtemps enfouies, elle va user de toutes ses armes pour briser ses défenses et la révéler à sa vraie nature. s45762.jpg

Lesbos sisters 1

Classé dans : Lesbos sisters — 29 septembre, 2009 @ 7:48

Carole mène une vie bourgeoise auprès de son mari, Laurent, qui est issu d’une famille cossue de Toulouse. Alors qu’elle-même, mannequin vedette d’une grande marque de sous-vêtements, 

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évolue avec grâce dans le monde clinquant de la jet-set, son mari correspond parfaitement à son critère de beauté : un brun ténébreux bouleversant de beauté, footballeur professionnel dont les revues de mode se disputent l’exclusivité. Gâtée par la vie, tout n’est qu’insouciance et facilité. Elle a donc tout pour être heureuse, même si elle ressent épisodiquement un grand vide dans ce monde d’apparences… L’ennui rôde et les convenances pèsent. Rien ne semblerait pouvoir troubler cette existence mondaine et superficielle quand, à la mort de son père, la belle Carole se découvre une demi-soeur qui ne lui ressemble en rien, Stéphanie. Celle-ci est un vrai garçon manqué, aux manières franches et brutales, mais avec un cœur généreux et plein d’amour à donner. Un amour qu’elle réserve exclusivement aux femmes puisqu’elle assume fièrement son homosexualité. Peintre en bâtiment, sans aucune coquetterie, elle ne changerait de métier pour rien au monde. Malgré les apparences, ces deux femmes vont se rapprocher, réussissant à assumer les liens du sang. Par sa fougue et sa spontanéité, sa franchise et son entourage d’amis dévoués et authentiques, Stéphanie va bouleverser ses habitudes. Carole va réaliser la monotonie et la fadeur de sa vie. Les deux sœurs vont donc peu à peu se rapprocher, même si Carole s’efforce de garder ses distances par principe. En effet, son entourage voit d’un mauvais œil sa nouvelle fréquentation, riant et méprisant tout ce qui est différent et ne faisant pas partie de leur monde. Carole reste donc discrète. Malgré sa prudence, ses plus proches amis se rendent compte que l’intérêt de Stéphanie dépasse les simples rapports entre sœurs et, raillant Carole sur son innocence et sa naïveté, la pousse à la séduire et l’allumer, certains d’avoir raison sur les réelles motivations de Stéphanie. Par peur du ridicule, poussée à bout, Carole finit par céder et entrer dans leur jeu, acceptant le défi pour avoir ensuite la paix. Après une soirée bien arrosée, Carole se sent vivante et audacieuse comme elle ne l’a jamais été. Elle accepte l’invitation de se rendre dans l’appartement de Stéphanie, forçant la chance à l’entraîner jusqu’au lit.

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Elle s’amuse de son petit jeu, allumant et aguichant sa sœur plus que de raison. La sentant excitée mais freinée par quelques incertitudes, elle pousse le vice jusqu’à l’embrasser.

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Son insouciance la met en situation de danger alors que Stéphanie répond ardemment à son baiser, y mettant tout sa volupté et son énergie. Surprise par la saveur de ce baiser, Carole n’a pas la force de l’interrompre.

 Sans savoir comment, elle se retrouve la poitrine nue alors que leurs langues se nouent dans un ballet de plus en plus grisant.

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Timide, hésitante, Carole se laisse faire, abasourdie par les événements qui prennent une tournure inattendue. Mais Stéphanie dégage une telle énergie sexuelle, avec au début de la douceur, de la sensualité,

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des préliminaires hautement érotiques, que Carole commence à s’échauffer,

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répondant avec plus d’ardeur aux sollicitations torrides de sa sœur.

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Elle n’a pas la volonté de lui résister lorsque Stéphanie commence à la déshabiller,

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l’affolant à chaque fois de baisers passionnés pour lui faire perdre la tête.

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La passion brise leur incertitude, les emportant dans une volupté effrénée, où Stéphanie garde malgré tout le contrôle, la dominante qui mène le jeu.

Elle guette les réactions de sa sœur, joue avec son corps, explore la moindre faille et se délecte de chaque zone érogène qui l’amène de plus en plus vers le point de non retour.

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Des efforts largement récompensés quand Carole, elle, finit par perdre totalement le contrôle.

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Leurs étreintes vont prendre une autre direction, vers l’obscène et le sexe sans retenue.

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Un moment, Carole semble défaillante et hésitante, un sursaut de conscience lorsqu’elle se retrouve sur sa sœur et que celle-ci profite de son avantage pour glisser tous ses doigts dans l’intimité brûlante,

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s’infiltrant si profondément qu’elle y met presque la main entière. Affolée, Carole lui bloque le poignet, cherchant à arrêter son geste,

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comprenant trop tard qu’elles vont beaucoup trop loin dans les préliminaires obscènes.

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Mais il est trop tard pour les remords. Stéphanie a réveillé un volcan et use de tout son pouvoir et son savoir pour l’amener dans ses ultimes limites, là où le sexe s’exprime dans toute sa démesure.

Carole dépose les armes. Finalement, elle est tellement excitée qu’elle se laisse pénétrer par la main entière de sa sœur, s’empalant d’elle-même sur les doigts qui l’investissent toute entière.

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C’est l’explosion des sens, la chair sans concession, sans tabou, là où les pulsions les plus sauvages prennent le dessus sur la raison et la bienséance.

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Sa sœur l’envoûte de caresses divines et inconnues, vers des zones profondes et inexplorées qui, d’une certaine façon, revendiquent une sexualité naturelle, belle et impudique à la fois, où l’excès et la volupté se conjuguent au féminin.

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L’abandon et la soumission de Carole est d’autant plus forte qu’elle lui cède tout, vidée de toute morale, de toute conscience, comme un combat perdu d’avance. Elle se livre corps et âme, une confiance absolue, comme si elle s’en remettait à une évidence contre laquelle elle ne peut pas lutter : son corps vibre à l’unisson, en osmose avec sa partenaire, et réclame d’autres caresses lesbiennes.

A mesure qu’elle progresse dans l’interdit, Carole se déleste de son masque social, perd toute pudeur, s’enfonce dans une débauche littéralement débridée où apparaît son vrai visage, sa vraie nature, celle d’une lesbienne refoulée qui se libère enfin.

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C’est l’extase absolue en quête de la plénitude et, surtout, de la révélation. Celle qui bascule un destin et remet tout en cause.

Le péché et l’interdit dans tous ses excés.

Pour Carole, plus rien ne sera comme avant…

Elle abandonnera tous ses priviléges pour vivre la plus belle histoire d’amour avec sa demi-soeur, tournant le dos à ses origines et se moquant totalement des conventions.

FIN.