divines et innocentes 2

Ode à l’érotisme et à l’innocence.

SYNOPSIS

Enregistré dans : SYNOPSIS — nicogarner @ 17:03

Histoires érotiques et romans-photos qui suivent les incertitudes et les émois  de femmes ingénues et respectables, souvent mariées et mères de famille, engluées dans leur routine et leur bienséance, qui vont brusquement être confrontées à un monde qu'elles ignoraient, un monde de passion et de sexe, de libertinage, où d'autres laissent libre cours à leurs désirs et à leurs fantasmes sans le moindre tabou. Là, elles vont devoir affronter des situations sensuelles et érotiques, faire face à toutes sortes de tentations troublantes dont elles ignoraient jusqu'ici l'existence.

Dans libertinage 1, suivez les émois de Sandrine, douce et attentionnée, affective et réservée,  lea129444120.jpeg qui coule des jours paisibles avec son mari. Trop paisibles… La routine a pris le dessus, anesthésiant des rapports sexuels bien trop rares. Alors, à la question “  que faire pour sauver son couple ?” , ils ont trouvé une réponse radicale : chercher de nouvelles sources d’excitation dans le libertinage.Avec prudence. Pour voir. Par curiosité.

Mais dans ce milieu sensuel, érotique et suffocant, l’excitation monte, le désir s’installe, les pulsions se déchaînent.

Et Sandrine, de simple spectatrice, va découvrir et explorer un nouveau continent de volupté, happée dans des expériences torrides qui détermineront de façon définitive l’avenir de son couple.  lea0590thumb.jpeg   leahpic014.jpeg

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Dans libertinage 2, ” Un Amour de tante”, nous prenons maintenant le cas d’une attirance impossible entre Ingrid, étudiante studieuse et romantique, aussi sage que timide, et sa tante Julie, adepte du libertinage, passionnée et indépendante, d’un tempérament volcanique.  

Habituée à satisfaire ses désirs sans aucune contrainte, séparant sexe et amour, Julie va pourtant se trouver dans une situation inhabituelle et perturbante lorsque l’amitié et les liens familiaux vont céder la place à un sentiment beaucoup plus troublant. 83982.jpg Elle ne résistera pas longtemps à la tentation de séduire et pervertir la propre fille de sa sœur.    92823.jpg    110701.jpg    13972.jpgPossédée d’une passion aussi dévorante qu’interdite, elle va emporter Ingrid sur des chemins hors norme, entretenant une relation charnelle si intense qu’elle l’emportera dans sa chute. 21938.jpg

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L'esprit de Ingrid va peu à peu se consumer dans cet amour fou, lui faisant perdre tous ses repères, la libérant de toutes ses inhibitions, pour à son tour se lancer à corps perdu dans un libertinage effréné.

Lesbos sisters 1 : A la mort de son père, une très belle femme se découvre une demi-sœur inattendue, aussi masculine qu’elle-même est féminine, aussi homosexuelle qu’elle-même est hétérosexuelle. Comment, dans ces conditions, malgré les liens du sang et leur contradiction, ces deux femmes vont-elles franchir la ligne jaune et entamer une liaison aussi passionnelle que torride ?sl119378.jpg sl177371.jpgsl141605.jpg 

La proie :

Estelle est une jeune femme gracile et sérieuse, à la fraîcheur et candeur émouvantes, qui a tout pour être heureuse. Prudente et raisonnable,

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elle mène une vie paisible entre son mari et son enfant qu’elle adore, et son emploi de professeur des écoles dans une petite ville provinciale où il ne se passe jamais rien. Pourtant, cette jeune femme ordinaire va être plongée dans une situation explosive et sa vie en sera bouleversée à jamais lorsque son mari va se faire arrêter pour meurtre. Déterminée à l’innocenter et faire éclater la vérité, elle découvre qu’il est en fait un agent du service de renseignement français et que l’une de ses missions a mal tournée. Décidée à sauver son mari, elle intègre provisoirement les services secrets et se voit confier une mission dangereuse : récupérer coûte que coûte une clef USB que détient une directrice de banque, Agathe de La Salle, dont l’influence s’étend jusqu’aux plus hautes sphères politiques. Agathe est une femme dominatrice, autoritaire et impitoyable, qui affiche sans vergogne sa réussite et son homosexualité, mais dont le plus grand tort est d’être secrètement responsable d’un vaste réseau clandestin de trafic d'armes en Afrique du Nord. Pour l’approcher, Estelle va devoir séduire cette femme, usant de sa jeunesse et de son charme pour la tromper. En effet, Agathe est une lesbienne mâture, décadente et perverse, aux pulsions sexuelles exacerbées, et qui adore avant tout séduire et corrompre de jeunes femmes innocentes. Sa philosophie : satisfaire tous ses instincts dans l’instant, intensément, sans morale ni limite. Estelle est donc une proie facile : immature, fragile et pudique, émotive et bouleversée, motivée par des sentiments purs envers son mari qu’elle veut innocenter et qui lui feront prendre tous les risques. Sans expérience, elle va donc livrer contre Agathe un combat d'un érotisme inouï,

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 où la peur de l’une va exciter le désir de l’autre, la vertu contre le vice, la fraîcheur et l’innocence face à la maturité et la décadence d’une femme prête à tout pour arriver à ses fins.

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Dans ” LES SIRENES DU LAGON”, comment résister au chant langoureux et envoûtant de sublimes et divines libertines ?

Quand les feux de la passion embrasent une île isolée du Pacifique…

A la mort de son père, Jade découvre alors qu’il était directeur d’un établissement libertin sur une île paradisiaque et isolée du Pacifique Sud, en Polynésie française. Elle hérite donc d’un hôtel de luxe bien particulier, confrontée à un univers foisonnant et fascinant dont elle ignorait jusque là l’existence. Un véritable choc pour Jade, bourgeoise catholique et pudique,  33.jpeg         002.jpeg

propulsée dans un monde libertin qui va lui révéler bien des surprises… Dans un décor magique, sauvage, emprunt d’une sensualité oppressante, se dissimule un monde de passions exacerbées et de codes mystérieux, avide de tous les raffinements et de toutes les voluptés…Des plages oniriques aux hôtels de luxe, des filles envoûtantes aux soirées fastueuses et voluptueuses, Jade se persuade vite que la mort de son père n’est pas naturelle, usant alors de toute sa séduction avec autant d’ignorance que d’inconscience pour délier les langues et dévoiler de sombres mystères, évoluant dans un tourbillon lascif où se mêlent le chantage et la corruption, la luxure et les pièges tortueux de l’amour. Ses principes rigoureux vont ses fissurer lentement lorsqu’elle se laissera troubler par un beau et mystérieux libertin qui tentera par tous les moyens de la pousser aux délices d’une aventure extra-conjugale.  266.jpeg

Mais sa confusion sera poussée à l’extrême lorsqu’elle devra affronter les avances de Laure, sa demi-sœur, libertine trop belle et audacieuse, inventant autour d’elle un univers de voluptés et de tentations, cherchant à la précipiter dans les bras d’une lesbienne bien trop heureuse de cette aubaine… Un flirt poussé qui la laissera désorientée, beaucoup trop fragilisée et beaucoup plus apte à succomber après aux tentatives de Laure. Mais Jade est bien trop honnête pour se résoudre à l’adultère et au lesbianisme avec sa propre sœur.

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A moins que celle-ci rivalise de sensualité

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et d’ingéniosité pour briser ses ultimes défenses, la consumant dans les ravages d’une passion coupable…

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La juge d’instruction Marine Clément et le lieutenant Esther Salignac mènent une enquête délicate dans le milieu très fermé des clubs échangistes. Un crime maquillé en accident, celui du Directeur de l’hôtel “  Le Lagon des Délices ” et les voici lancées à corps perdu dans de troublantes investigations. Une enquête hors norme dans une société libre et dissolue, ouverte aux licences les plus effrénées. Un havre de tentation et de volupté qui va quelque peu ébranler les sentiments de la jeune recrue des forces de l’ordre, alors en couple avec Marc, également lieutenant de police et partenaire dans cette affaire. Esther, jeune femme flic sans expérience mais pleine de fougue,

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inventive et téméraire, va explorer pour les besoins de l’enquête le plaisir absolu, une intrigue sulfureuse qui va la plonger au plus profond des dérives sexuelles de l’âme humaine. Malgré les mises en garde de son fiancé, et en dépit des dangers et des tentations qu’elle encourt, Esther va s’investir bien plus que de raison, entraînée malgré elle dans des jeux d’un érotisme brûlant.

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 Les désirs interdits vont atteindre leur paroxysme, une explosion brutale des sens dont les conséquences seront irrémédiables.

 1782.jpg Une spirale trop intense dans laquelle son fiancé va également se laisser happer.

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La juge d’instruction Marine Clément paiera également de sa personne dans cette troublante aventure. Froide et ambitieuse, ses investigations poussées au cœur de la communauté échangiste vont ébranler sa rigueur. Dans une ambiance lourde de sexe débridé, de corps qui se nouent et se dénouent au gré des désirs, de liberté effrénée et virevoltante, elle va se sentir belle et désirable, poussée malgré elle dans les bras d’un amant exceptionnel.

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Il en sera de même pour d’autres personnages qui vont entrecroiser leur destin, attisant les convoitises, provoquant passions et jalousies, intrigues et manipulations, les entraînant dans un tourbillon si voluptueux que les événements vont déraper. A la merci de libertins qui n’hésiteront pas à basculer tous les tabous, certaines révéleront leur vraie nature, livrées corps et âme aux caprices les plus décadents, tandis que d’autres organiseront la riposte, entre séduction et mensonges, un jeu de pistes dont elles ne sortiront pas indemnes.

Divine tentation

Enregistré dans : Divine tentation — nicogarner @ 17:45

 Ce blog est un hommage à la femme, exalter et sublimer sa beauté, son pouvoir de séduction, et que même dans le sexe, aussi poussé soit-il, elle restera toujours intacte, source de joie, de bonheur et d'énergie vitale. Ode à l'innocence, à l'esthétisme, je compte mélanger érotisme et poésie, débauche et romantisme, pour démontrer que le sexe n'est en aucune façon sale ou aveulissant, mais bien la plus belle chose qui existe…

Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu’elle s’interdit. ( Oscar Wilde )

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Hâtez-vous de céder à la tentation avant qu’elle ne vous passe. ( Edouard Herriot)

La tentation d’une infidélité est d'autant plus forte qu'elle est réprimée, et le désir latent ne cesse de croître dans toute sa démesure. Plus vous y résisterez et plus intense sera votre défaite. 0257504066.jpeg    1182030781.jpeg0196904039.jpeg                                            Scénario troublant et élaboré de faire l’amour pour la première fois à un autre homme ? Etre la proie frémissante et hésitante qui se laisse happer par le péché, commettre l’irréparable et se laisse emporter par un tourbillon trop impétueux pour y résister…

Votre partenaire est un homme viril, alternant douceur et vigueur, sensualité et force,  0599878872.jpeg      0839947197.jpeg

sachant vous surprendre à tout instant. Celui qui prend toutes les décisions et vous oblige à dépasser toutes les limites que vous vous étiez fixées auparavant avec votre compagnon habituel. 0069768471.jpeg          0150035846.jpegVous lui cédez tout. A votre grande surprise, rien ne lui ai refusé…0398292323.jpeg     1169828293.jpegDes performances que vous n’osiez même pas imaginer dans vos rêves les plus fous. 01.jpegAvec lui, vous êtes légére, souple, audacieuse…Vous vous sentez belle, vivante, désirable…Il vous manipule à sa guise comme une poupée docile et toutes les positions qu'il vous impose semblent naturelles, d'un érotisme raffiné qui éveille votre curiosité et votre sensualité.0599330174.jpeg       1346675336.jpeg Troubles et émois, incertudes et incohérence, c'est la passion qui l'emporte sur la raison. Pour votre plus grand bonheur …127234.jpgQuel émoi ! Cette tentation divine et délicieuse de transgresser un interdit, de déraper, d’être un instant libre et audacieuse, de s’abandonner à des passions défendues, se perdre dans l’ivresse d’une liaison extra-conjugale.Et, qui sait, de tomber amoureuse peut-être…1189579956mn4l2gyjmin.jpg Romantisme, quand tu nous tiens… Alors venez partager le désarroi, les émois, les incertitudes, et enfin l’abandon total de ces femmes qui ont osé commettre l’irréparable, un point de non-retour aussi intense que bouleversant. Laissez-vous guider…Avec des hommes.

Ou avec des femmes.

Alors choisissez l’intrigue amoureuse qui vous convient le mieux dans la catégorie  SYNOPSIS .
Et rêvez…

Les textes m'appartiennent, merci de ne pas les reproduire sans mon autorisation.

Les photos et images n'étant pas ma propriété toutes seront retirées sur simple demande des auteurs .

nicogarner@hotmail.fr

31 octobre, 2009

La proie

Enregistré dans : La proie — nicogarner @ 21:39

Estelle, mariée à François et mère d’un jeune garçon, semble mener une vie idéale. Son mari se montre attentionné, son fils est adorable, elle mène une carrière sans histoire comme professeur des écoles. Fragile, émotive, elle aime se sentir sécurisée par une existence réglée comme du papier à musique, sans surprise… Ce bonheur bascule le jour où elle assiste, horrifiée et impuissante, à l’arrestation de son mari par la police. Anéantie, elle tente de comprendre, ne croyant pas aux accusations qui pèsent sur son mari : l’assassinat d’un haut diplomate algérien. Elle se bat pour la vérité, confrontée peu à peu au versant obscur de la vie de l'homme qu'elle croyait connaître… Mais le cauchemar ne fait que commencer lorsque des hommes de la DGSE la contacte, et c'est ainsi qu'elle apprend que François faisait partie d'un groupe d’agents secrets. En mission pour démanteler un réseau clandestin de trafic d'armes en Afrique du Nord, François menait une enquête délicate au sein du gouvernement français impliqué dans cette sale affaire, et s’est fait stupidement piéger par ses ennemis. La DGSE se retrouve pieds et mains liées, impuissante à faire éclater la vérité, par peur du scandale et des représailles. La seule solution consiste à récupérer une clef USB contenant des informations précieuses sur ce réseau clandestin de trafic d'armes, ce qui permettrait de confondre les politiciens corrompus et d’innocenter par la même occasion François. Désespérée, Estelle se laisse manipuler et accepte de mener une mission à haut risque : sauver son mari et, pour cela, séduire la personne qui détient la clef USB. Un jeu dangereux qui va remettre en question la vie bien rangée et maîtrisée d’Estelle, la détournant de ses certitudes hétérosexuelles alors que cette personne est une femme sournoise et perverse. Directrice d’une des plus grande banque privée, Agathe est une femme de poigne et de caractère, aussi dangereuse que manipulatrice, et habituée à satisfaire ses désirs sans la moindre retenue. Inconsciente et inexpérimentée, usant de sa jeunesse et de son charme, Estelle est une proie beaucoup trop facile, lâchée dans un mission qui va vite la dépasser. Jouant avec le feu en l’aguichant et la provocant, elle tentera au début de lui résister. Mais, dépassée par les événements, elle sera vite sacrifiée à la libido exubérante et volcanique d’une femme dominatrice qui va vite la plier à tous ses caprices.

 

Estelle resta immobile, essayant de contrôler les tremblements nerveux qui ne cessaient de la secouer. Même ses dents claquaient. Prés d’elle, la femme planta ses yeux dans les siens, la toisant avec sévérité. Blonde comme elle, un peu plus grande, elle était d’une beauté froide, la scrutant d’un air critique. Sa voix était aussi glaciale :

-   Vous êtes certaine de pouvoir accomplir cette mission ?

-   Oui

-  Vous voulez vraiment sauver votre mari ?

Au souvenir de celui-ci, emprisonné pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, Estelle sentit sa raison vaciller.

  • Oui. Plus que tout. J’ai besoin de lui. Mon fils a besoin de lui.

Sa voix tremblait. La femme s’approcha d’elle.

  • Très bien. Alors déshabillez-vous.

Estelle, évidemment, parut réellement surprise. Mais le regard de la femme ne tolérait aucune objection. Estelle comprit alors qu’on testait sa détermination, un examen de passage pour juger son courage. Elle ne devait pas échouer. La survie de son mari en dépendait. L’avenir de sa famille en dépendait. Alors elle obéit, se mordant les lèvres en ôtant sa robe

qu’elle laissa tomber à terre, puis affichant un air farouche en dégrafant son soutien-gorge.

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Livide, elle croisa aussitôt les bras sur sa poitrine. Puis, avec hésitation, se sentit obligée de baisser les bras pour saisir l’élastique de son slip. Mais le courage lui manqua quand il lui fallu ôter celui-ci. Désemparée, elle quêta vainement du regard un soutien autour d’elle, accrochant le regard de la femme. Celle-ci restait imperturbable. Pourtant, elle arrêta son geste.

  • Stop ! Restez en slip.

Soulagée, Estelle demeura figée,

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les cuisses collées et les mains étroitement serrées sur les seins. A contre-cœur, elle leva la tête et observa son reflet dans la glace. Elle s'obligeait à combattre son embarras, observant son propre corps qui, nu et indécent, s'offrait à ses yeux. Se voir ainsi était toujours pour elle source d'embarras, une gêne qu'elle traînait comme un boulet depuis son adolescence. Elle en connaissait l'origine. Ses parents, fervents catholiques aux traditions profondément ancrées, avaient exigé d'elle qu'elle soit à leur image, modeste, pudique, effacée. Sa mère l'avait élevée dans le respect d'une morale très stricte, l'avait dépouillée de toute vanité, de toute coquetterie, et Estelle, par amour, avait accepté le poids des traditions parce que cela lui semblait normal de se plier aux exigences de ses parents. Mais, secrètement, elle savait que cette rigueur serait provisoire, rêvant un jour de voler de ses propres ailes, de construire une vie de famille différente, plus moderne, de s’émanciper et se libérer dans les bras de celui qui serait son mari. François était donc le mari idéal, doux, prévenant, conciliant, lui laissant toute la liberté qu’elle voulait avec la plus grande confiance. Fou amoureux, il multipliait les preuves d’attention à son égard : bouquets de fleurs, billets doux, restaurants et repas aux chandelles, week-end en amoureux, tout lui était bon pour la surprendre et la gâter. Il était si attendrissant en ces moments d’abandon, si éperdu, si amoureux, qu’elle en éprouvait une réelle fierté : se sentir belle et désirable était le plus bel hommage qu’un homme puisse rendre à sa femme. Elle lui en était reconnaissante, se pliant au devoir conjugal alors que le sexe n’était pas dans ses priorités. Elle aimait cela, mais sans plus, n’éprouvant pas cette attirance qui affole, cette magie qui alimente et renouvelle le désir… Il y manquait la flamme, le petit plus qui faisait que c’était rarement le grand frisson, celui qui bascule et emporte tout… Des fois, elle se sentait emportée par un tourbillon vertigineux, se sentait prête à crier, à perdre toute pudeur, mais ses principes la retenaient, freinant ses pulsions. Ce n’était pas de la faute à François car il était un très bon amant, plein de patience et d’attention. Non, c’était de sa faute à elle. Son éducation rigide, bien qu'enfouie derrière elle, laissait des traces profondes et continuait d'exercer sur sa vie une influence redoutable. Elle se mettait des barrières, la peur de se laisser aller, de perdre le contrôle, car cela était contre sa vertu et ses principes… Mais tout cela n’avait aucune importance. Elle l’aimait de tout son cœur, prête à se sacrifier pour lui. Vivre sans François lui était insupportable, jamais elle ne pourrait se le pardonner s’il était jugé aux assises alors qu’il existait une solution pour l’innocenter. Alors que tout son univers s’était écroulé lorsqu’il avait été arrêté, elle connaissait maintenant l’effroyable vérité, l’incroyable et inattendue vérité, celle qui redonne avant tout espoir pour l’avenir. Alors que la femme blonde prenait ses mesures et notait tout sur un carnet,

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Estelle se souvenait de ce jour effroyable, lundi dernier, quand son mari avait été interpellé par trois policiers en civil, menotté comme un vulgaire gangster et amené sans ménagement dans une voiture banalisée. Pourtant, tout avait commencé comme une journée ordinaire… François, ingénieur en informatique, avait partagé son petit déjeuner avec sa femme et son fils. Comme tous les matins, c’était à lui de conduire ce dernier à l'école. Estelle, en retard, avait embrassé sa petite famille en coup de vent avant de monter dans sa voiture, pestant aussitôt lorsqu’elle s’était retrouvée bloquée derrière un tracteur qui bloquait le chemin. . Alors qu'elle se traînait sur la route, ses pensées se concentraient sur son mari, si distant et nerveux ces derniers jours… Sa tension était si palpable qu’elle en était mal à l’aise, dans l’incapacité de le faire parler alors qu’ils avaient toujours privilégié la communication dans leur couple. Profondément inquiète, Estelle avait été incapable, ce matin-là, de se concentrer sur son travail et de maintenir la discipline dans une classe particulièrement agitée. Et, au retour, cela avait été le début du cauchemar. Les policiers qui sortaient brusquement de leur maison, traînant de force François alors que leur fils s’accrochait à ses jambes, pleurant et criant, cherchant à retenir son papa qu’on lui enlevait. Puis la course incessante entre la gendarmerie et le cabinet d’avocat, entre le Palais de Justice pour les autorisations de visite à la Maison d’Arrêt… Une longue et éprouvante bataille auprès des autorités judiciaires et politiques pour découvrir la vérité. L’horreur, l’incompréhension, le désespoir, sa vie qui s’écroulait alors que les preuves s’accumulaient pour traîner son mari devant les Assises, coupable d’assassinat, le meurtre d’un diplomate dont elle n’avait jamais entendu parler… Les nuits blanches, son arrêt maladie, le début d’une dépression, une spirale infernale dans laquelle elle sombrait à une vitesse vertigineuse. Et, enfin, au bout du tunnel, une lueur d’espoir. La visite de deux hommes en costume sombre qui lui avait balancé une bombe en plein visage : François était un agent du gouvernement français ! A l’insu de ses proches, faisant croire à tout le monde qu’il était un paisible informaticien, François multipliait des missions dangereuses de contre-espionnage. En mission pour démanteler un réseau clandestin de trafic d'armes en Afrique du Nord, François menait une enquête délicate au sein du gouvernement français impliqué dans cette sale affaire. Infiltré auprès de hauts fonctionnaires de l’état, son enquête l’avait lancé sur les traces d’un membre influent de l’aristocratie française, proche des plus hauts politiciens au pouvoir : Agathe de La Salle. Apparemment trop proche de la vérité, au moment même où il comptait récupérer une clef USB contenant tous les secrets de cette vaste opération illicite, ses ennemis l’avaient piègés en s’arrangeant pour l’accuser d’un meurtre dont il était totalement innocent. La DGSE se retrouvait pieds et mains liés, impuissante à faire éclater la vérité, par peur du scandale et des représailles. La seule solution consistait à reprendre la mission de François et récupérer cette maudite clef USB, ce qui permettrait alors de confondre les politiciens corrompus et d’innocenter par la même occasion son mari. Estelle n’avait pas alors hésité, s’accrochant à la perche que les hommes du gouvernement lui avait tendue : démanteler la filière et confondre Agathe de la Salle. Et voilà comment Estelle, femme rangée et sans histoire, épouse comblée et mère de famille, se retrouvait plongée au cœur d'un gigantesque complot international, recrutée par la DGSE pour une mission à haut risque.

Mais avant de devenir un membre opérationnel, elle devait s’instruire au sein même d’un lieu secret d'entraînement de la DGSE… Un entraînement accéléré car le temps était compté… D’urgence, elle avait juste eu le temps de confier son fils à ses beaux-parents, prétextant un rendez-vous secret avec des membres influents du gouvernement qui pourraient lui apporter des conseils avisés.

Ses pensées revinrent au présent. La femme blonde continuait toujours de prendre ses mensurations, ne cessant de parler, comme quoi les apparences étaient primordiales, le bon goût et la sophistication nécessaires pour les besoins de sa mission. Elle parlait comme si elle était un médecin, avec des yeux sans expression, des yeux faits pour enregistrer, analyser avec un détachement clinique. Du moins, au début… Au fur et à mesure qu’elle se dévoilait dans son plus simple appareil, ce regard qui la parcourait lentement, comme l’objectif d’une caméra, la prenant toute entière dans son champs, semblait furtivement voilé d’un trouble indéfinissable. Lorsqu’elle la fixait ainsi, Estelle faisait un terrible effort pour soutenir ce regard sans broncher. Cette femme était réellement bizarre. Elle s’appelait Christelle Laloy, agent de formation au sein de la DGSE. Sa spécialité était l’art de la séduction, du paraître, comment sublimer la féminité pour mieux tromper son monde. Elle connaissait parfaitement son métier. Elle aimait les femmes, leur beauté, et savait mettre en avant tous les signes distinctifs de leur sensualité. Pour donner l’exemple, elle s’absenta un court moment pour se changer, mettant en pratique cette vision lascive de la mode en portant elle-même une tenue osée et sexy, tout de noir vêtue, avec un décolleté aussi profond devant que dans le dos. Svelte, aux formes sensuelles, dégageant une aura sulfureuse malgré sa froide apparence, Christelle était à ne pas en douter une très belle femme qui savait se mettre en valeur. Ce qu’elle comptait bien apprendre à son élève… Ainsi, au début, elle lui fit essayer toutes sortes de vêtements, les plus sexy et les plus audacieux. Mini-jupe, robe longue de soirée, pantalon en cuir, rien ne lui était épargné, à partir du moment que cela transcendait la féminité. A chaque essayage, Estelle se sentait horriblement mal à l'aise en s'observant dans la glace. Christelle tentait de la motiver, lui redonnant confiance dans son pouvoir de séduction. Elle ne comprenait pas sa timidité et sa maladresse, malgré elle époustouflée devant sa beauté. Estelle était admirablement proportionnée, svelte et élancée. Plus grande, elle aurait pu faire carrière comme top-model sans aucun souci. Christelle le lui dit tout de suite et Estelle rougit de plaisir. Mais, sans se départir de sa réserve prudente, elle restait toujours sur ses gardes. Elle n’avait pas confiance en cette femme. Dans le centre de formation, ses mœurs étaient bien connues : Christelle préférait les femmes et ne s’en cachait pas. Peu importe… Après tout, cette femme faisait ce qu’elle voulait en dehors du boulot. Elle était ici en tant que professionnelle, pour lui enseigner des méthodes efficaces qui serviraient plus tard ses desseins. Aiguillonnée par cette certitude, Estelle baissa un moment sa garde, osant une attitude à la fois provocante et farouche. C’est comme si elle était métamorphosée… D’un coup, elle pétillait d’un naturel désarmant, elle semblait se libérer totalement,

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 une véritable tornade de fraîcheur et de spontanéité, dont le charme opérait divinement. Mais son audace fut de courte durée. De nouveau, devant une robe trop moulante qui dévoilait outrageusement ses seins, elle osait à peine lever les yeux sur son reflet. Christelle devinait là les conséquences d'une éducation puritaine, ce que confirmait le dossier qu’elle avait auparavant épluché avec minutie. Elle avait du boulot en perpective… Maintenant, le plus difficile restait à faire : lui faire essayer des sous-vêtements affriolants. Evidemment, à sa question, Estelle lui avoua ne jamais mettre des strings. Christelle prit un air désapprobateur et faussement maternel.

- Là, la situation est grave. Il faut vraiment que je te prenne en main, il y' a toute une éducation à refaire ! Allez, au boulot !

Elle lui présenta toute une série de sous-vêtements, de la marchandise de qualité, des dessous chics pour femmes au top de la séduction, des femmes qui n'ont pas froid aux yeux pour revendiquer leur féminité. Elle lui choisit un modèle, se détourna un moment alors qu’Estelle l’essayait nerveusement. Quand elle se retourna, Christelle en eut le souffle coupé, comme si on lui avait balancé un magistral coup de poing en plein ventre. Estelle était littéralement craquante en body-string couleur mauve, au soutien-gorge triangle, et porte-jarretelles en stretch plus foncé.

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Mais cela passa en second plan. Dans un autre ensemble rose fuchsia, elle réussit à combattre sa timidité, pivotant sur elle-même en faisant voleter ses cheveux. 3098.jpeg

 

Puis, simplement vêtue d’un string rose plus pâle, les seins nus, s'efforçant de sourire, elle joua l’insolence et l’espièglerie d’un air faussement décontracté.

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 Christelle la mangeait des yeux, dans l'incapacité d'en détourner le regard. Estelle était splendide. Ses seins étaient petits, mais arrogants. Ses fesses étaient aussi agressives, bombées et fermes, son ventre plat, ses jambes fuselées à la perfection, le tout avec cette peau dorée, éclatante de santé et de vitalité, qui transcendait avec délicatesse chaque forme affriolante. C’est d’une d'une voix faible et extasiée qu’elle murmura :

- Femme- enfant, mi- ange mi- démon, si innocente et perverse à la fois…

En effet, Estelle devenait une troublante lolita, ingénue et voluptueuse. Comme encouragée par sa contemplation, elle s'enhardit dans une autre lingerie, les mains sur les hanches, prenant des poses lascives, et s’amusant de se dépasser dans la provocation et l’effronterie.

Christelle était sur des charbons ardents, prête au viol tandis que cette blonde sublime l’aguichait involontairement. Elle était sous le charme, réalisant avec trouble que cette jeune femme dégageait quelque chose d’inhabituel. Divinement sexy dans d’autres sous-vêtements, elle était à la fois farouche et insolente, vulnérable avec son regard un peu vacillant, cette expression presque apeurée que démentait une lueur enflammée… On avait envie de la protéger, de la réconforter, et surtout de la consoler dans des câlins qui étaient tout sauf innocents… Elle était auréolée d’une sorte de détresse et de pureté qui inspirait des sentiments bien troublants. L’envie de la corrompre, la pervertir… C’était extrêmement fort et dérangeant. En y songeant, Christelle avait de plus en plus chaud, et c’est à grand effort de volonté qu’elle réussit à se détacher de sa contemplation.

  • Très bien, vous pouvez vous rhabiller maintenant…

Soulagée, Estelle allait récupérer ses vêtements lorsque la voix de Christelle claqua comme un fouet.

  • Non, pas ces haillons dans lesquels vous êtes venus. C’est ceci que vous devez mettre.

Saisie d’une terreur nouvelle, elle s’exécuta. Elle ne comprenait pas l’utilité de mette un corset aussi indécent, avec bas et porte-jarretelles, le tout complété par de longs gants en soie. C’est à peine si elle entendit la voix de Christelle :

  • Bien, maintenant, parlons de votre mission. De ta mission, si cela ne te dérange pas si je te tutoie. Au lit, t’es comment avec les hommes ?

La question prit Estelle par surprise. Elle n’en crût pas ses oreilles. Elle se sentait défaillir, rougissante jusqu’à la racine des cheveux. Elle s’appuya au rebord d’une armoire et balbutia d’une voix éteinte :

  • Je… Je ne comprends pas ce que vient… vient faire cette question dans…

Christelle la coupa sèchement.

- Mes questions ne sont pas anodines… Tu comprendras plus tard. Alors réponds. Tu es plutôt du genre délurée, extravertie, ou pudique et réservée ?

  • Je ne sais pas moi… Je crois que je suis normale… Enfin, je…
  •  

  • Bon, on ne va pas y passer la nuit. Si tu es une bombe sexuelle au lit, c’est un atout supplémentaire. Par contre, dans le cas contraire, on lancera le programme avec prudence, en douceur, sans te brusquer…
  •  

  • Ah ? Je suis alors plutôt dans la seconde catégorie…
  •  

  • Timide et réservée, je m’en doutais… Ta pudeur saute aux yeux comme le nez au milieu du visage. Bon, en général, tu as combien d’orgasmes ?
  •  

  • Je… Deux, dans le meilleur des cas…
  •  

  • Bien. T’es clitoridienne ou vaginale ?
  •  

  • Les… les deux, répondit-elle en baissant les yeux.
  •  

  • Yahoo ! J’adore ça ! Encore plus de possibilités pour plus de plaisir… C’est excellent ! Malgré ta timidité, j’ai senti un feu secret qui brûle en toi.
  •  

  • Si vous le dites.

Estelle recula d’un pas alors que la femme blonde s’avançait vers elle. Les questions étaient tout à fait révoltantes. Elle rassembla son courage et, prenant une attitude défensive, demanda :

  • Vous êtes vraiment obligée de me poser toutes ces questions ? C’est très intime.

Le regard implacable de l’agent instructeur plongeait dans les yeux verts égarés, imposant leur volonté.

  • Contente-toi de répondre. Clitoridienne et vaginale… Voilà qui laisse rêveur… Et tu te satisfais seulement de deux orgasmes ? Mais je suis étonnée ! Les filles comme toi ont d’habitude beaucoup plus d’orgasmes ! A mon avis, c’est ton mari qui ne sait pas exploiter tout ton potentiel érotique !
  •  

  • C’est faux ! François est un amant extraordinaire ! Je suis une femme comblée !
  •  

  • Bien, si tu le dis… Il te prend pas derrière ?
  •  

  • Bien sûr que…oui. ! Enfin, non. C’est faux, ça il le fait pas… Et c’est parce que je ne le veux pas non plus !
  •  

  • Bien sûr. Et il lui arrive d’utiliser des gadgets ?
  •  

  • Des gadgets ?

Excédée, Christelle se cabra et sa voix devint cinglante :

- Oui, ne fais pas l’idiote. Des sex-toys quoi !

  • Quelle horreur ! Pour quoi faire ?
  •  

  • Tu ne peux pas imaginer le nombre de femmes qui adorent ça, qu’elles soient hétéros ou homos d’ailleurs…
  •  

  • Je… non, jamais je n’ai utilisé ce genre… ce genre de trucs.
  •  

  • Tu lui fais des fellations au moins ?
  •  

  • Oui, ça je le fais !
  •  

  • Tu rougis. Regarde-moi dans les yeux.
  •  

  • C’est vrai… Juré craché ! Mais pas très souvent…

Estelle enfouit son visage dans ses mains et fondit en larmes. Impitoyable, Christelle commenta :

  • Et uniquement pour lui faire plaisir j’imagine. Sinon tu t’en passerais bien…

Estelle avoua en sanglotant :

  • Oui, c’est vrai, je n’aime pas trop ça…
  •  

  • Tu as connu combien d’hommes avant lui ?
  •  

  • Deux. Et je n’ai couché qu’avec un seul avant de connaître François. Lui et moi étions très jeunes lorsqu’on s’est rencontré. C’est l’homme de ma vie.
  •  

  • Génial ! Voilà qui fait rêver. Bref, tu n’as aucun expérience, ce qui veut dire qu’il y’a du boulot en perpective…
  •  

  • Mais on peut avoir beaucoup d’expériences avec un seul partenaire !
  •  

  • C’est cela… Toujours le même homme dans son lit, le même sexe, la même peau, les mêmes baisers, les mêmes caresses… Arrête, je suis au bord de la déprime là… Surtout s’il ne fait qu’un dixième de ce qui est possible entre un homme et une femme ! Tu parles d’expérience ! Sur le chiffre soixante neuf, le pauvre n’a pas dépassé la dizaine.
  •  

  • Je… ce qui compte, c’est l’amour, l’osmose !
  •  

  • Le retour de Blanche Neige ! ironisa Christelle d’une voix sifflante. Enfin, ta naïveté fait tout ton charme, c’est déjà ça…

Elle n’alla pas plus loin dans la cruauté. Elle sentait qu’elle devenait trop brutale et que la jeune femme ne se remettrait pas de ses émotions.

  • Cessons de parler des hommes pour l’instant. Ils sont ignorants dans bien des domaines et sont indignes d’intérêt…

Elle avança vers elle d’un air protecteur, saisissant au passage un paquet de kleenex qu’elle lui tendit. Estelle en saisit un d’une main tremblante et s’essuya les larmes. Maintenant, Christelle lui parlait d’une voix douce et onctueuse.

  • Nous sommes entre femmes, alors parlons justement des femmes… A ce sujet, une dernière petite question embarrassante : justement, as-tu déjà couché avec une autre femme ?

Les yeux d’Estelle s’écarquillèrent de surprise. Blême, elle en bafouilla :

  • Non, non… Bien sûr que non. Jamais de la vie !
  •  

  • Et un simple flirt avec une fille ?

Estelle cacha de nouveau son visage entre les mains. D’une voix étouffée, elle murmura, derrière cet écran protecteur :

  • Bien sûr que non… C’est contre-nature ! Mais pourquoi cette question ?
  •  

  • J’y viens, j’y viens… Si cela devait arriver, par obligation, pour un besoin de survie, ou pour la patrie, serais-tu prête à envisager une telle relation ? Pourrais-tu jouer la comédie ou faire semblant d’aimer le sexe entre femmes ?
  •  

  • Je ne sais pas… Je ne me suis jamais posée la question…

Sa voix s’étrangla dans sa gorge. Que pouvait-elle dire de plus ?

  • Et si c’était pour sauver ton mari ? Si une telle relation était indispensable pour la réussite de ta mission, pour innocenter l’homme de ta vie, hésiterais-tu toujours à le faire ?

Estelle secouait la tête d’un air indécis. Elle s’efforçait de réfléchir, de se rendre utile, mais elle ne pouvait imaginer une telle situation. Coucher avec une autre femme ? Elle avait si peu d’expérience avec les hommes, si peu d’audace, que l’idée de faire ça avec une fille était complètement aberrant et illogique… Mais si la survie de son mari en dépendait… Elle releva la tête et affronta le regard de Christelle.

  • Je pourrai essayer, oui… Je suis prête à tout pour sauver mon mari. Même faire semblant…
  •  

  • A la bonne heure. Voilà justement où je voulais en venir… On t’a déjà parler de Mlle Agathe de La Salle, propriétaire de la banque la plus puissante de France. Et son implication dans l’affaire qui nous intéresse… Cette précieuse clef USB en sa possession… Et c’est justement là que tu interviens, ma jolie…

A la fois horrifiée et fascinée, Estelle observait le visage attentif qui l’examinait avec des yeux pétillants de malice. Les lèvres pulpeuses et humides s’entrouvrirent, d’une manière presque obscène. Estelle avait peur de comprendre et, résignée, écoutait la suite.

  • C’est une mission qui sort de l’ordinaire, un jeu de séduction plutôt particulier… Il s’agit de tomber amoureuse. D’une femme. Voilà, c’est tout.

Même si elle s’y attendait, Estelle en resta sans voix. La bouche de Christelle arbora une moue sensuelle et ravie. Elle jubilait :

  • Et, le plus important, qu’elle aussi tombe amoureuse. Folle amoureuse… Suffisamment pour t’ouvrir ses bras, son lit, sa maison, et que tu puisses t’approcher au maximum de tous ses petits secrets et de la fameuse clef USB.
  •  

  • Je… Je ne savais pas que cette femme était lesbienne…
  •  

  • Peu le savent… Mais nous avons un dossier complet sur elle que je te transmettrai plus tard et que tu devras étudier avec la plus grande attention. Déjà, je vais te préparer une élégante garde-robe qui sera un premier atout pour la séduire. Puis tu y rencontreras cette femme. Si tu lui plais, c’est elle qui viendra à toi. C’est une séductrice redoutable, pour ne pas dire une prédatrice de premier ordre. Les femmes qui ont succombés à ses avances sont tombés sous son emprise, transies d’amour, pâmées et follement accroc… Pourquoi ? Personne ne le sait. On peut imaginer que cette femme est une excellente amante, à la science infinie, experte dans l’art de l’amour lesbien. Peu importe… Tout ce que tu dois faire, c’est te laisser prendre dans ses filets. Et être suffisamment douée pour t’attirer des faveurs bien au-delà de ses espérances, la surprendre et la surpasser dans des limites quelle n’a pas l’habitude de connaître…

Estelle leva sur elle un regard abasourdi.

  • Attendez, je peux faire semblant, ce qui est déjà beaucoup… Mais de là à adorer ce genre de trucs entre filles et paraître une lesbienne volcanique, c’est pousser le bouchon un peu trop loin…
  •  

  • C’est pour cela que je suis ici. Pour compléter ta formation, te préparer soigneusement à cette opération. Je vais t’initier à certains usages raffinés et particuliers, l’art de séduire et envoûter sexuellement une autre femme, tout ce qu’elles attendent de ce genre de relations…

Avec la souplesse d’une chatte langoureuse, elle se rapprochait en même temps.

Estelle avait du mal à analyser ce qu’elle venait d’entendre, comme si son cerveau le refusait. Paralysée, elle restait plantée là, indécise, en proie à un égarement presque pathétique. Christelle se colla à elle, lui communiquait son désir.

Son hésitation l'exaltait, cela était cent fois plus excitant qu’une femme qui cédait trop facilement.

- Laisse-toi faire, lui dit-elle.

Estelle restait debout. Christelle l'observait en silence, fascinée. 27694.jpg

Bon sang, comme cette jeune femme était craquante ! Ses grands yeux verts étaient en parfaite harmonie avec le doux ovale de son visage, ses traits étaient sensuels, pimentés par une bouche chaude et généreuse. Ses cheveux blonds comme le blé rebondissaient sur ses épaules, luisants, comme animés d'une vie propre, avec la même vitalité qui semblait émaner de tous les atomes de son corps. Ainsi vêtue de lingerie sexy, elle alliait grâce enfantine et insolence. Le corset prés du corps mettait admirablement en valeur sa taille souple et évasée mais, surtout, dévoilait la longueur interminable des jambes fuselées.

Estelle se révolta faiblement :

- Attendez, il y’a peut être d’autres moyens…

Christelle, la gorge sèche, la fixait intensément avec un sourire énigmatique.

  • Non, aucune échappatoire n’est possible. Prends cela pour un test indispensable. Tu dois être prête pour cette mission…

Elle continuait de la défier du regard en s'approchant. Elle ne souriait plus. Estelle semblait hypnotisée, tremblante de la tête aux pieds. Enfin, elle se ressaisit, recula d'un pas, bredouilla :

  • Tout cela est-il vraiment nécessaire ? Je peux jouer et user de mes charmes sans… sans être obligée d’aller jusqu’au bout… Le moment venu, faire preuve d’initiative et de ruse pour la tromper et… et…

L'émotion lui coupa la parole. Christelle resta tout prés d'elle, sans la toucher. Ses lèvres s’étaient entrouvertes, mais elle ne l’embrassa pas tout de suite, savourant pleinement cet instant. Elle lui susurra au creux de l’oreille :

  • Ne sois pas naïve… Agathe a cinquante ans, c’est une femme accomplie à la sexualité débridée. Une vraie croqueuse de femmes, avec l’instinct du prédateur, et elle va détecter ta peur et tes mensonges si tu n’es pas préparée à cette mission. La moindre erreur et elle va se méfier. C’est cela que tu veux ? Tout faire rater par simple pudeur déplacée ? Laisser pourrir ton mari en prison par ce que tu préfères te cloîtrer dans ta dignité et ta vertu ?

Estelle ferma les yeux deux à trois secondes, comme pour digérer l’information et les conséquences de sa rébellion. Christelle en profita pour l'effleurer davantage. Estelle recula encore mais elle se retrouva coincée dans un angle, contre un buffet.

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 Elle ne bougeait plus, pétrifiée, interdite. Doucement, Christelle l'enlaça, lui clouant les bras aux cotés, la tenant à sa merci. Sa voix était suave lorsqu’elle lui souffla prés de l'oreille

- Tu es tellement désirable… C’est là toute ta force. Tu es très jeune, très naïve, et terriblement séduisante… Agathe va tomber sous ton charme et va vouloir faire de toi tout ce que je vais t’apprendre… L’entraînement commence, ma douce…

Christelle maintenait sa prise en l'attirant à elle.

 Estelle gémit. Christelle dardait une langue pointue entre ses dents, la passant lentement sur la bouche avant de l'embrasser avec application. Elle enroula aussitôt la langue autour de la sienne, exigeant une réponse, mais Estelle se laissa faire, sans y répondre, essayant de lutter contre la panique. Elle finit par tourner la tête avec un petit soupir rebelle. En même temps, elle réussit à dégager ses mains, les croisant sur sa gorge nue, dans un ultime geste de défense.

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Christelle ne se laissa pas décourager. Elle repartit à l’attaque, frottant sa bouche sur les lèvres pleines et fraîches, se laissant griser par ce délicieux contact. Elle baissa la tête, lui embrassant goulûment la gorge, les épaules,

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avant de revenir vers la bouche. Comprenant que la jeune femme n’était pas encore prête à se soumettre, elle lui prit la main avec fermeté et la tira vers le lit.

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Estelle lui résista, refusant d’avancer, mais les conséquences de son refus lui revinrent brusquement à l’esprit, et ce fut les jambes tremblantes qu’elle se laissa guider vers le lit. Pourtant, elle céda à l’affolement lorsqu’elle réalisa que, lorsqu’elle serait étendue sur ce lit, elle y serait définitivement vulnérable, perdue et offerte aux perversions de cette femme. Elle se raidit, glacée d’effroi en s’allongeant sur le dos. Ses poings se serrèrent d’un bloc lorsqu’une main se posa à plat sur son sexe, par dessus le string. 17399.jpg

 Elle émit un hoquet d’angoisse, cherchant à se redresser. Mais Christelle lui ordonna alors d’une voix sans appel :

  • Embrasse-moi si tu ne veux pas que ma main se glisse plus loin !

La menace fit son effet. Estelle émit un petit sanglot nerveux et, brusquement, tendit ses lèvres.

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Elle ne se déroba plus lorsque Christelle prit possession de sa bouche. Sa langue était douce, agile et insistante, sa bouche souple et fruitée. Estelle en fût surprise, persuadée de ressentir du dégoût devant un tel contact. L’effet était électrisant, et elle se laissa enivrée par ce goût parfumé, faisant durer malgré elle le plaisir. Après tout, c’était loin d’être désagréable, un baiser innocent qui n’irait sans doute pas plus loin.. Si elle se montrait docile, sans doute la leçon se terminerait-elle plus tôt que prévu, et c’est sur cet espoir qu’elle décida d’y participer timidement. Leurs langues s’entremêlèrent donc dans un baiser d’abord indécis, sage, que Christelle se dépêcha d’activer sur un chemin plus brûlant, plus ardent, 18328.jpg

l’affolant de circonvolutions exquises qui firent monter leur désir de plusieurs degrés.

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Estelle s’y laissa emportée,

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s'accrochant à elle comme une noyée. Christelle profita de son consentement pour avancer ses mains vers son décolleté, effleurant sa peau nue juste au-dessus. Estelle poussa un petit cri désespéré lorsque son corset, tiré vers le bas, dévoila le bout de ses seins qui, brusquement vulnérables, se tendaient en pointes érigées. Pour étouffer ses plaintes, Christelle lui glissa une langue vorace dans la bouche.

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Leur baiser reprit, plus brûlant, plus audacieux, au rythme endiablé que Christelle lui imposait avec toute la science dont elle était capable. Estelle se tendit en arc de cercle, se tortillant comme un vers, lorsque la bouche féminine venait de descendre, glissant sur son menton, embrassant sa gorge tendrement, tandis qu’une main se refermait sur son sein, le caressait sournoisement. Elle laissa échapper une sourde plainte, se crispant brusquement. De ses deux mains, Christelle caressait maintenant la superbe poitrine, passant lascivement ses doigts sur les bouts qui se dressaient instinctivement sous la caresse. Les assauts étaient si rapides, si sournois et raffinés, que Estelle n’arrivait pas à les contrer, prise de court à chaque attaque. Elle poussa un cri de surprise lorsque la bouche se mêla au jeu, sursautant de plaisir, ouvrant grands les yeux avec consternation alors que des ondes de chaleur la submergeaient délicieusement. Les forces semblaient l’abandonner…

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Tandis qu’elle lui picorait le bout des seins,

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Christelle ne cessait d’observer ce splendide corps qui, lisse et velouté, avait des reflets dorés, à la fois beau et émouvant, comme une offrande. Elle sentait la jeune femme troublée d’une curiosité nouvelle, partagée entre l’envie fougueuse de se laisser faire et celle de lui résister. Le corps à moitié nu était secoué de frissons, la chair était hérissée, comme torturée d’une exaspération charnelle qui la faisait chavirer du coté de la tentation. Christelle l’épiait à travers ses longs cils, elle était aux aguets, brûlante de la même fièvre, dans l’attente d’un signe ou d’une faiblesse pour lui porter le coup de grâce. Elle ignorait si la jeune femme jouait la comédie, cherchant à réussir son examen de passage, mais son instinct la trompait rarement, des signes qui laissaient supposer une défaite rapide : son expression hébétée et avide, sa respiration de plus en plus forte, ses yeux trahissant l’égarement d’un désir primitif. Non, elle en était certaine, la jeune femme était une proie qu’elle avait presque vaincue. Elle força la chance à se redresser, nouant ses bras autour du cou de Estelle pour l’emporter avec elle. Puis, vivement, elle entreprit de laisser dépasser ses seins du soutien-gorge. Estelle se sentit bouleversée en voyant bondir vers son visage les deux melons libérés de leur entrave. Cette femme avait des seins réellement superbes : haut placés, d’un galbe et d’une rondeur parfaits, tout gonflés de désir. Les globes se terminaient par de larges aréoles légèrement proéminentes, ce qui leur donnait l’aspect de fruits mûrs. Emerveillée, Estelle ne savait plus comment réagir, ses yeux éperdus parcouraient tout son buste, scrutant ses formes splendides, plongeant dans la vallée profonde qui séparait ses deux melons épanouis qui, tels deux obus, semblaient la viser, finissant de la troubler. A faire semblant de se montrer consentante, elle réalisait avec effroi qu’elle prenait un chemin dangereux qui risquait de se retourner contre elle. A son corps défendant, tout ce qui se passait avec cette femme était divinement agréable, et seule sa volonté lui permettait de garder encore la tête froide. Mais pour combien de temps encore ? Si cela allait trop loin, elle devrait y mettre un terme. Pour l’instant, mue par une soudaine impulsion, elle s’empara d’un sein,

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parce qu’elle se doutait que c’était la chose à faire, ce qu’attendait d’elle l’agent instructeur. Ainsi, elle entreprit de malaxer le sein avec vigueur tandis que sa bouche se mettait à téter le mamelon fièrement dressé de l’autre globe.

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Christelle gémissait de plaisir, l’encourageait à continuer.

  • Oh ! Oui, continue, fit-elle, exaltée.

Estelle lui obéit. Elle ne savait plus trop si c’était par soumission ou une réelle envie, mais elle se mit à lécher les globes frémissants à grands coups de langue. Ses seins gonflaient littéralement tant ils étaient tendus vers ses caresses, tant ils aspiraient à être triturés, malaxés, pétris. Estelle, en réalisant brusquement qu’elle y prenait goût, se figea, freinée par un sursaut de conscience. Pour l’emporter de nouveau vers les affres du désir, Christelle lui saisit le visage entre ses deux mains, l’embrassant aussitôt avec fougue. Estelle y répondit, mais avec moins d’ardeur. Ses états d’âme reprenaient le dessus. Furieuse, Christelle la bascula sur le dos, la chevaucha, frottant son entre-cuisse d’un long mouvement du bassin sur les longues jambes parfaitement galbées dont elle pouvait, sous elle, apprécier la finesse des lignes et les muscles divinement dessinés sous la peau douce et soyeuse. Un contact qui l’excitait incroyablement alors qu’elle continuait de s’y appuyer, se déhanchant dans un mouvement obscène. Trop abasourdie pour réagir, Estelle la laissa faire, réfléchissant encore sur le comportement à adopter. Elle se fit toute molle, ne comprenant pas où se situait le plaisir à se frotter ainsi l’une contre l’autre… Cette accalmie lui permettait de reprendre ses esprits, de réfréner ces sensations étranges qui l’avaient un moment déroutée. Elle sentait le poids des seins contre sa poitrine, la peau blanche vibrer et onduler souplement tout contre elle, et, alors qu’elle ne s’y attendait pas, une douce et insidieuse chaleur commença à l’envahir, lui donnant la chair de poule, le feu aux joues, la respiration courte… Voilà que cela la reprenait… C’était incompréhensible ! C’était horrible, mais ce contact était délicieusement aphrodisiaque ! De cette chair frémissante et satinée montait des effluves frais et sensuels, une odeur terriblement enivrante qu’elle aspirait à pleins poumons. C’était comme une bouleversante alchimie qui s’emparait de tout son corps, de toute son âme, affolant ses sens d’une exquise brûlure. Estelle prit peur et la repoussa légèrement pour la regarder avec inquiétude et curiosité . Mais Christelle, ignorant son regard suppliant, était trop occupée à onduler sur elle de souples mouvements du bassin, comme cherchant à s’incruster dans elle, à ne faire qu’une… Pas de toute, cela dépassait de loin la relation de prof à élève ! L’agent Christelle se laissait dépasser par ses émotions, et s’excitait réellement de la situation… Après tout, à quoi aurait-elle dû s’attendre en connaissant d’avance les mœurs de cette femme ? Son cœur noble se laissait toujours guider par de purs sentiments, elle ne voyait jamais le mal, et sa stupide naïveté venait de la plonger dans un sacré pétrin ! Brusquement, elle eut du mal à se concentrer sur ses pensées… Le contact de plus en plus étroit et fougueux de cette femme en chaleur se frottant sur elle devenait insistant et terriblement érotique. Estelle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, mais elle ne pouvait retenir malgré elle des râles alors que la femme mettait encore plus de vigueur à glisser sur elle, à la pénétrer de son désir bouillant, à lui communiquer son énergie sexuelle, frottant leur pubis alors que leur string semblait soudainement présenter une maigre protection. Estelle résista de toutes ses forces contre cette onde de désir qui semblait prendre possession de son corps, l’irradiant d’une douce et traître chaleur.

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Son souffle s’accélérait et c’est tout son corps qui ondulait à présent, renvoyant les bonds de la femme, propulsant son pubis dans une parodie de mime sexuelle. Alors que la poitrine de la blonde s’appuyait sur son visage, que les bouts tendus se pressaient sur ses lèvres, cherchant à être caressés, Estelle fut surprise de prendre l’initiative en les prenant d’elle-même dans sa bouche,

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les suçant, les aspirant, répondant à ses attentes alors qu’elle ne lui avait rien demandé. C’est comme si son corps échappait à tout contrôle, suivant d’instinct un chemin dangereux dans lequel il semblait renaître et s’épanouir. Cette constatation la terrifia, la propulsant entre incompréhension, horreur et excitation. Le goût du péché avait quelque chose de terriblement délicieux, avec une libido brusquement enfiévrée qui semblait s’enfoncer dans un continent de voluptés interdites.

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Elle ne se reconnaissait plus, elle la sage et raisonnable épouse, la craintive et responsable maman, la femme engluée dans son sens profond des convenances ! Désemparée, elle laissait échapper de petits gémissements étouffés, luttant contre cette fulgurante marée incandescente qui charriait de la lave bouillante dans ses veines, dans tout son corps. Le plaisir qui montait était si intense, si dévastateur, qu’elle cria de surprise,

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éperdue, exaltée. Elle réalisa avec effroi qu’elle était au bord de l’orgasme, et un orgasme d’une telle violence qu’elle risquait d’en perdre la raison. Non, elle ne pouvait pas ! C’était odieux, une aberration sans nom ! Elle était une hétérosexuelle convaincue, mariée, mère, et elle s’accrocha de toute son énergie à cet amour qui les liait tous les trois… Cela porta ses fruits. Ce fût comme une douche glaciale qui bloqua soudainement toutes ses ardeurs, un brusque sursaut de volonté qui lui permit d'échapper à cette voluptueuse emprise.

- Christelle, stop !

C’était un cri d’alarme et de révolte. Elle se redressa, la repoussa, 29595.jpg

 s’habilla avec une telle hâte qu’elle en perdit un moment l’équilibre. Elle se précipita sur la porte, l’ouvrit et jaillit dans le couloir. Soudain, ses nerfs la lâchèrent. Elle s’en fut désespérément, les larmes aux yeux, les mains aux oreilles, pour ne pas entendre les ordres de cette femme lui hurlant de revenir. Mais il n’en fut rien…

 

Assise devant son ordinateur, Christelle écrivait un résumé de l’entretien quand un homme de haute taille entra dans la pièce. Elle ne leva même pas le regard, toujours concentrée sur son compte-rendu. L’homme s’assit sur un fauteuil, croisant les jambes d’un air détaché.

  • Alors, notre jolie oie blanche est-elle prête à perdre quelques plumes ?
  •  

  • Elle est très attirante, répondit Christelle avec malice. Elle a la candeur et l’innocence d’une jeune femme extrêmement sexy et troublante, avec suffisamment d’ambiguïté pour tromper et émouvoir celle qui se laissera charmer. Son côté prude et ingénue est très agaçant et surtout très excitant. Je ne pense pas que Agathe y résiste très longtemps. 
  • Elle fera donc parfaitement l’affaire ?
  •  

  • Elle est pudique, sentimentale et conformiste, ce qui ne joue pas en sa faveur pour cette mission. Elle n’est pas vierge, mais ses sens ne sont pas réellement éveillés, sa sexualité est indécise, immature, avec des envies qui ont du mal à s’exprimer… Mais…
  •  

  • Mais ?
  •  

  • Mais j’ai détecté chez elle un terrible potentiel érotique, un pouvoir sexuel extrêmement puissant qu'elle-même ignore… Des pulsions enfouies que seule une femme peut éveiller et exploiter dans toute sa démesure.
  •  

    L’homme fit une grimace salace, exprimant une satisfaction rusée.

    • Une lesbienne refoulée ? C’est excellent ça, cela sert nos desseins à merveille…
    •  

    • Sans doute… Ou une bisexualité qui s’ignore… Cette fille est une bombe à retardement, et ce n’est apparemment pas son mari- ou un autre homme- qui a trouvé le détonateur. Si on la jette dans les bras de Mm de La Salle, celle-ci va n’en faire qu’une bouchée, elle va la dévorer toute crue ! La pauvre Estelle va lui exploser littéralement dans les bras …
    •  

    • Tant mieux. Si Agathe s’entiche de cette fille, c’est une chance inespérée. La réussite de cette mission repose sur leur attirance et leur partie de jambes en l’air. Elles peuvent baiser comme des chiennes en chaleur toute une semaine, c’est autant d’occasions pour Estelle de gagner sa confiance, son amour, et des confidences sur l’oreiller… Elle aura tout le temps nécessaire pour récupérer la clef USB, c’est parfait…
    •  

    • Et les conséquences ? Estelle est profondément hétérosexuelle pour l’instant, sentimentale et bourrée de valeurs. Si elle va jusqu’au bout d’une relation sexuelle avec Agathe, et si elle adore ça en plus, elle peut ne pas assumer ses nouvelle orientations sexuelles, se détester et sombrer dans la déprime ou la folie. C’est là un lourd fardeau et de lourdes remises en questions qu’elle ne pourra sans doute pas supporter !

    L’homme éclata de rire, repoussa les objections d’un geste agacé.

    • Et alors ? C’est le cadet de mes soucis ! Cette fille peut virer lesbienne ou nymphomane comme elle veut, à partir du moment où elle accomplit sa mission… Je n’ai pas de temps pour les considérations morales. Si elle doit se sacrifier pour la bonne cause, que ce soit par amour ou par patriotisme, peu importe… Seul le résultat compte… Maintenant, nous devons régler quelques détails avant de lancer l’opération en toute sécurité.
    •  

    • Très bien… Je vais donner les instructions nécessaires pour accélérer le programme. Dans trois jours, Estelle sera opérationnelle.
    •  

    • Parfait. Et ne vous occupez plus de son instruction intime… Laissons intacte cette pureté qu’elle a en elle. C’est son innocence qui fait tout son charme, Agathe va adorer cela. Laissons faire la nature… Si vous avez détecté chez elle des envies trop longtemps enfouies, Agathe est une femme suffisamment mature et experte pour les découvrir et les réveiller… Ne gâchons pas son plaisir…
    •  

    • Bien… Je ne m’occupe que des leçons de séduction alors…

    L’homme lui répondit en acquiesçant légérement de la tête. Il se leva et sortit sans bruit.

     

    Suite au prochain épisode…

     

    Le vice contre la vertu…

    La perversion contre l’innocence…

    Entre les deux femmes, ce sera une guerre sans merci, où tous les coups sont permis pour soumettre l’autre à sa volonté…

    Un combat d’un érotisme inouï…

    Se jetant dans la gueule du loup, Estelle va vite affronter la fougue et les appétits démesurés d’une femme redoutable.

    Puisant ses forces dans son amour pour sa famille et ses convictions hétérosexuelles, Estelle va résister corps et âme, se débattant comme une naufragée qui s'accroche à la raison, perdue dans un tourbillon d'émotions qu'elle ne peut accepter… s12961.jpg

    Mais c’est sans compter sur l’impétuosité et l’acharnement d’Agathe. Celle-ci va tenter de l’immerger dans son monde, entre voluptés et licences effrénées, là où plus aucune frontière n’existe…

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    Déterminée à réveiller chez sa partenaire des pulsions trop longtemps enfouies, elle va user de toutes ses armes pour briser ses défenses et la révéler à sa vraie nature. s45762.jpg

     

29 septembre, 2009

Lesbos sisters 1

Enregistré dans : Lesbos sisters — nicogarner @ 19:48

Carole mène une vie bourgeoise auprès de son mari, Laurent, qui est issu d’une famille cossue de Toulouse. Alors qu'elle-même, mannequin vedette d'une grande marque de sous-vêtements, 

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évolue avec grâce dans le monde clinquant de la jet-set, son mari correspond parfaitement à son critère de beauté : un brun ténébreux bouleversant de beauté, footballeur professionnel dont les revues de mode se disputent l’exclusivité. Gâtée par la vie, tout n’est qu’insouciance et facilité. Elle a donc tout pour être heureuse, même si elle ressent épisodiquement un grand vide dans ce monde d’apparences… L'ennui rôde et les convenances pèsent. Rien ne semblerait pouvoir troubler cette existence mondaine et superficielle quand, à la mort de son père, la belle Carole se découvre une demi-soeur qui ne lui ressemble en rien, Stéphanie. Celle-ci est un vrai garçon manqué, aux manières franches et brutales, mais avec un cœur généreux et plein d’amour à donner. Un amour qu’elle réserve exclusivement aux femmes puisqu’elle assume fièrement son homosexualité. Peintre en bâtiment, sans aucune coquetterie, elle ne changerait de métier pour rien au monde. Malgré les apparences, ces deux femmes vont se rapprocher, réussissant à assumer les liens du sang. Par sa fougue et sa spontanéité, sa franchise et son entourage d’amis dévoués et authentiques, Stéphanie va bouleverser ses habitudes. Carole va réaliser la monotonie et la fadeur de sa vie. Les deux sœurs vont donc peu à peu se rapprocher, même si Carole s’efforce de garder ses distances par principe. En effet, son entourage voit d’un mauvais œil sa nouvelle fréquentation, riant et méprisant tout ce qui est différent et ne faisant pas partie de leur monde. Carole reste donc discrète. Malgré sa prudence, ses plus proches amis se rendent compte que l’intérêt de Stéphanie dépasse les simples rapports entre sœurs et, raillant Carole sur son innocence et sa naïveté, la pousse à la séduire et l’allumer, certains d’avoir raison sur les réelles motivations de Stéphanie. Par peur du ridicule, poussée à bout, Carole finit par céder et entrer dans leur jeu, acceptant le défi pour avoir ensuite la paix. Après une soirée bien arrosée, Carole se sent vivante et audacieuse comme elle ne l’a jamais été. Elle accepte l’invitation de se rendre dans l’appartement de Stéphanie, forçant la chance à l’entraîner jusqu’au lit.

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Elle s’amuse de son petit jeu, allumant et aguichant sa sœur plus que de raison. La sentant excitée mais freinée par quelques incertitudes, elle pousse le vice jusqu’à l’embrasser.

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Son insouciance la met en situation de danger alors que Stéphanie répond ardemment à son baiser, y mettant tout sa volupté et son énergie. Surprise par la saveur de ce baiser, Carole n’a pas la force de l’interrompre.

 Sans savoir comment, elle se retrouve la poitrine nue alors que leurs langues se nouent dans un ballet de plus en plus grisant.

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Timide, hésitante, Carole se laisse faire, abasourdie par les événements qui prennent une tournure inattendue. Mais Stéphanie dégage une telle énergie sexuelle, avec au début de la douceur, de la sensualité,

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des préliminaires hautement érotiques, que Carole commence à s’échauffer,

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répondant avec plus d’ardeur aux sollicitations torrides de sa sœur.

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Elle n’a pas la volonté de lui résister lorsque Stéphanie commence à la déshabiller,

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l’affolant à chaque fois de baisers passionnés pour lui faire perdre la tête.

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La passion brise leur incertitude, les emportant dans une volupté effrénée, où Stéphanie garde malgré tout le contrôle, la dominante qui mène le jeu.

Elle guette les réactions de sa sœur, joue avec son corps, explore la moindre faille et se délecte de chaque zone érogène qui l’amène de plus en plus vers le point de non retour.

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Des efforts largement récompensés quand Carole, elle, finit par perdre totalement le contrôle.

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Leurs étreintes vont prendre une autre direction, vers l’obscène et le sexe sans retenue.

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Un moment, Carole semble défaillante et hésitante, un sursaut de conscience lorsqu’elle se retrouve sur sa sœur et que celle-ci profite de son avantage pour glisser tous ses doigts dans l’intimité brûlante,

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s’infiltrant si profondément qu’elle y met presque la main entière. Affolée, Carole lui bloque le poignet, cherchant à arrêter son geste,

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comprenant trop tard qu’elles vont beaucoup trop loin dans les préliminaires obscènes.

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Mais il est trop tard pour les remords. Stéphanie a réveillé un volcan et use de tout son pouvoir et son savoir pour l’amener dans ses ultimes limites, là où le sexe s’exprime dans toute sa démesure.

Carole dépose les armes. Finalement, elle est tellement excitée qu’elle se laisse pénétrer par la main entière de sa sœur, s’empalant d’elle-même sur les doigts qui l’investissent toute entière.

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C’est l’explosion des sens, la chair sans concession, sans tabou, là où les pulsions les plus sauvages prennent le dessus sur la raison et la bienséance.

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Sa sœur l’envoûte de caresses divines et inconnues, vers des zones profondes et inexplorées qui, d'une certaine façon, revendiquent une sexualité naturelle, belle et impudique à la fois, où l'excès et la volupté se conjuguent au féminin.

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L’abandon et la soumission de Carole est d’autant plus forte qu’elle lui cède tout, vidée de toute morale, de toute conscience, comme un combat perdu d’avance. Elle se livre corps et âme, une confiance absolue, comme si elle s’en remettait à une évidence contre laquelle elle ne peut pas lutter : son corps vibre à l’unisson, en osmose avec sa partenaire, et réclame d’autres caresses lesbiennes.

A mesure qu’elle progresse dans l’interdit, Carole se déleste de son masque social, perd toute pudeur, s’enfonce dans une débauche littéralement débridée où apparaît son vrai visage, sa vraie nature, celle d’une lesbienne refoulée qui se libère enfin.

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C’est l'extase absolue en quête de la plénitude et, surtout, de la révélation. Celle qui bascule un destin et remet tout en cause.

Le péché et l’interdit dans tous ses excés.

Pour Carole, plus rien ne sera comme avant…

Elle abandonnera tous ses priviléges pour vivre la plus belle histoire d'amour avec sa demi-soeur, tournant le dos à ses origines et se moquant totalement des conventions.

FIN.

26 septembre, 2009

Mon Profil.

Enregistré dans : Mon profil. — nicogarner @ 19:10

Marié, 2 enfants, j’ai 43 ans, cadre à la fonction publique.

Je vis dans les Pyrénées Orientales.

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Sentimental, doux-rêveur, j’adore écrire toutes sortes d’histoires, avec sans cesse cette imagination qui déborde d'un esprit inventif et audacieux, et que je souhaite faire partager aux autres.

Mes passions : lecture – cinéma – écriture évidemment – jardinage.

V.T.T – Moto – Randonnée – Voyage.

Ce que j’aime : Les femmes. Leur beauté, leur grâce, leur sensibilité, leur fragilité apparente alors qu’elles sont bien plus fortes que les hommes.

Leur sensualité. Ce don qu’elles ont de nous rendre si beaux et si importants, si vivants et si fougueux, confirmant cette triste réalité que les hommes ne peuvent pas se passer des femmes. Alors que le contraire est tout à fait possible…

Ce que je déteste : Les machos. Ceux qui ne savent ni écouter et ni respecter les envies et les attentes de leur femme. Ceux qui se considèrent importants, indispensables, le chef de famille respecté et redouté parce qu’ils travaillent alors que la femme en fait bien plus et qu’elle a bien plus de mérites… Ceux qui font les gros durs, qui crient, gesticulent et rugissent pour se donner de l’importance, avec cette fierté mal placée de ne pas vouloir être sur la même longueur d’onde que leur conjointe, de ne pas comprendre et entendre, rester humble et réceptif, ne pas afficher leur sentiment et démontrer leur amour car ils prennent cela pour de la faiblesse ou de la lâcheté…

Les égoïstes. Ceux qui vivent dans leur monde, se limitent à leur boulot, leur foot ou leur rugby, leur plaisir personnel, leur bricolage, leur malheur ou leur égocentrisme, si concentrés autour de leur nombril qu’ils en oublient d’être attentif et prévenant envers leur tendre moitié… Ceux qui ne pensent qu’à leur propre plaisir, ignorent les préliminaires ou brûlent les étapes dans le plus grand dédain… Ceux qui ne réalisent pas leur chance, refusent la patience ou la sensualité, ignorent leur part de féminité dans les étreintes amoureuses, trop aveugles ou stupides pour ne pas savourer leur bonheur et considérer leur femme comme le plus précieux et délicat des objets d’art… A savourer avec délice et lenteur… A manipuler avec douceur et attention, sensualité et volupté… A grignoter tendrement… A consommer sans modération…

A bon entendeur salut…

nicogarner@hotmail.fr

Mon blog.

Enregistré dans : Mon blog — nicogarner @ 19:02

Je propose ici des histoires ou des romans-photos où chaque personnage a une réelle épaisseur psychologique, un passé, avec sa force et ses faiblesses, pour qu'ils en deviennent attachants et que les lecteurs s'identifient peu à peu à eux. Les héroïnes sont souvent des femmes pures et innocentes, sages ou respectables, et non pas des femmes faciles ou de moralité douteuse qui auraient la fâcheuse tendance à coucher à la va-vite avec n'importe qui. Le piquant de l'histoire est de confronter ces femmes conventionnelles à un monde qu'elles ignoraient, un monde de passion et de sexe, de libertinage, où d'autres laissent libre cours à leurs désir et à leurs fantasmes sans le moindre tabou. Là, elles vont devoir affronter des situations sensuelles et érotiques, faire face à toutes sortes de tentations troublantes dont elles ignoraient jusqu'ici l'existence.

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Tout l'intérêt est de les voir céder lentement,

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une attente langoureuse et raffinée qui va éveiller l'excitation des lecteurs et lectrices.

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 Ceux-ci, impatients, n'attendront qu'une chose : que la belle et pure jeune femme sombre enfin dans la luxure et s'adonne sans retenue à tous les plaisirs. a061.jpeg

 

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Perte de l'innocence, perte des valeurs conjugales, ou tout simplement la liberté dans le plaisir, l'acceptation et l'affirmation de soi dans le sexe…

Cette découverte a évidemment ses conséquences, une libération totale qui peut bouleverser une vie, basculer un destin, une porte grande ouverte sur de nouveaux horizons, où le goût de la volupté transformera et marquera à jamais les héroïnes de mes histoires. Leur défaite sera propice à un véritable parcours initiatique, un jeu de pistes aussi intense que sensuel, une expérience érotique qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'au bout.

16 septembre, 2009

LES SIRENES DU LAGON 2.

Enregistré dans : LES SIRENES DU LAGON. — nicogarner @ 18:18

Marine Clément alluma ses feux de position avant de s'enfoncer dans le parking souterrain. Lorsqu'elle fut garée et descendue de voiture, la grille d'acier s'était déjà rabattue bruyamment. Le silence qui régnait était impressionnant, inquiétant même, et le bruit de ses hauts talons claquant sur le sol et résonnant contre les murs en béton était maintenant le seul signe distinctif d'une présence humaine. Elle fut rassurée à l'idée de savoir que ce sentiment de solitude était inexact. Au sous-sol, un gardien devait l'observer sur ses écrans. Au Palais de Justice, les lieux étaient aussi bien sous surveillance audio que vidéo, et ce souvenir la rasséréna. Elle prit l'ascenseur de haute sécurité jusqu'au deuxième étage. Ici, tout était aussi vide et silencieux. Il était un peu moins de huit heures du matin, même sa secrétaire et le greffier n'étaient toujours pas là, ce qui lui allait très bien. Un peu de calme allait lui permettre de se concentrer sur ce dossier pourri qu'on lui avait refilé, une affaire qui sentait le piège à plein nez et qui allait ruiner à coup sûr sa carrière si elle n'y prenait pas garde. Y repenser la mit en colère, et elle ruminait toujours son ressentiment envers le substitut du Procureur alors qu'elle gagnait son bureau. Elle n'aurait jamais dû accepter ce dossier, mais de toute façon avait-elle vraiment le choix ? Elle manipula distraitement des papiers qui traînaient sur son bureau avant de se décider à attaquer le dossier épais qu'on lui avait si sournoisement transmis et qu'elle avait étudié malgré tout avec minutie. Heureusement, malgré ses préjugés, sa conscience professionnelle était toujours vivace, un esprit obstiné et pragmatique qui ne lui faisait jamais défaut, surtout si on l'attendait au tournant. Savoir qu'on essaierait de la coincer dés son premier faux pas était le plus motivant des stimulants, aussi mit-elle de coté sa rancœur pour reporter son attention sur ses notes. Elle revint vite au premier procès verbal concernant sa cliente, Romane Lauris. Elle tenta le mieux possible de rester objective en relisant cet interrogatoire qui fut le plus insolite et absurde de toute sa carrière :

Question : Quelle relation entreteniez-vous avec la victime, Lionel Bignolas ?

Réponse : Amicale. Je le connais depuis six ans et nous avons toujours entretenus de très bonnes relations.

Question : Amicale ? Plusieurs témoins affirment que vous entreteniez plutôt des relations dépassant de loin la simple amitié…

Question : Attendez, ne confondons pas tout. Dans notre milieu, on sépare totalement le sexe de tout le reste. Les sentiments, on les met de côté… Que du sexe, du plaisir, de la chair… Alors, en effet, j’avais des relations sexuelles avec Lionel, mais cela se déroulait dans un accord tacite, en toute amitié. Nous n’étions pas pour autant amants ou amoureux l’un de l’autre. Il le faisait avec moi comme il le faisait avec beaucoup d’autres femmes…

Question : Il avait donc plusieurs maîtresses ?

Réponse : Simplement des partenaires. Ou des complices, comme vous préférez… Lionel n’était pas homme à se contenter d’une seule femme et je n’avais pas plus d’importance que les autres…

Question : Pourtant, il paraît que vous passiez beaucoup plus de temps avec lui ces derniers mois ?

Réponse : Ni plus ni moins qu’avant. Et le fréquenter ne me désigne aucunement comme une meurtrière. Si c’est là votre critère de sélection, il vous faudrait arrêter alors la moitié des clientes de l’hôtel et une bonne partie du personnel féminin. Bon courage…

Réponse : Ce n’est pas cela qui a attiré notre attention. Mais plutôt vos plans sordides et tous ces complots que vous maniganciez dans l’ombre. Dés le début de l’enquête, vous nous avez mis des bâtons dans les roues et tout mis en œuvre pour brouiller les pistes. Avouez que ce comportement n’avait là rien d’innocent ?

Réponse : D’accord, mais c’était juste pour m’amuser. J’ai ce côté calculatrice et provocatrice qui me joue souvent des tours, je l’avoue… Mais cela ne fait pas de moi pour autant une meurtrière en puissance.

Réponse : La suite de l’enquête nous le dira… Mais cette façon de tirer les ficelles dans l’ombre, de manipuler les gens, vos manigances et faux-fuyant, tout cela n’est pas très sain… Nous pouvons déjà vous inculper pour chantage et corruption après toutes les plaintes que nous avons reçus. A force de creuser, la face cachée de l’iceberg nous est apparu dans toute son horreur. Les langues commencent à se délier et je ne pense pas être au bout de mes surprises. Et, votre plus grande erreur, a été de vous attaquer à une représentante des forces de l’ordre, en l’occurrence le lieutenant de police Esther.

Réponse : Comme je vous l’avais déjà dit, je voulais juste m’amuser, la provoquer un peu, tester ses réactions… Les réactions de la jolie femme flic n’étaient pas prévus au programme, comme tout le reste d’ailleurs… Mais, étant donné la suite des événements qui ont pris une tournure totalement inhabituelle, je peux affirmer que je ne regrette rien ! J’ai vécu les semaines les plus surprenantes et les plus exaltantes de toute ma chienne de vie !

Question : Comment cela ?

Réponse : J’adore détenir le pouvoir, casser le train-train triste et routinier de ces petits bourgeois engoncés dans leur bienséance. Mettez-les dans une situation qui sort de l’ordinaire, une situation pénible et dérangeante, et leur carapace se fissure pour montrer leur vrai visage. Les masques tombent et la vérité vous explose dans une dérive incontrôlable. Cela promet de belles surprises, croyez-moi, et je n’ai pas été déçue par cette bande d’hypocrites. Imaginez un peu l’opportunité que j’avais de rigoler un peu. Presque en même temps, voilà que débarque une splendide et troublante femme flic, son mignon et craquant collègue, une romancière aussi belle que romantique, et enfin une splendide héritière beaucoup trop sage et trop pudique. Un délicieux concours de circonstance comme il ne s’en passe qu’une seule fois dans toute une vie. Une telle occasion était trop belle pour que je ne saisisse pas ma chance. Alors, c’est vrai, j’ai un peu joué avec tout ce joli monde, des brebis égarées dans l'antre du fauve… Je les ai mis en situation de danger et de tentations, des situations inhabituelles et… explosives, pour ne pas dire torrides. Et l’expérience fût très enrichissante, bien au-delà de toute imagination.

Question : L’expérience ? Cela vous amuse donc de jouer avec la sexualité des honnêtes gens. Vous y trouvez un plaisir malsain ? Par votre faute, ils sont tout de même devenus les jouets innocents d'une bande de dépravés. Et vous parlez de simple expérience ?

Réponse : Ne confondez pas tout. Les clients de l’hôtel ne sont pas des dépravés ou désaxés sexuels pour rien au monde. Ne jugez pas ce que vous ignorez. Tout se passe dans le respect et la confiance, où domine le libre arbitre avant tout. Je reconnais que j’ai beaucoup moins de scrupules, et j’ai agi de mon propre chef pour provoquer toutes ces situations. Mais, ce que je n’avais pas prévu, c’est que tout déraperait avec une telle violence, jamais je ne me serai doutée que cela prendrait de telles proportions. Notre intervention a engendré un véritable choc, une forme de tentations, une perte de repères chez des gens qui croyaient avoir trouvé une forme de sérénité parce qu’ils correspondaient à la norme et à ce que la société bien-pensante attend d’eux. Cet équilibre a été rompu lorsque certaines ont franchi la ligne jaune, lorsqu’elles ont expérimenté des désirs interdits qu’elles n’auraient jamais goûté dans des conditions normales. Mes amis et moi avons été le détonateur de ce qu’elles avaient déjà enfouies au plus profond d’elles même. Tout le monde a ses petits démons et ses petits penchants, mais il faut un peu les bousculer pour qu’ils remontent à la surface.

Question : C’est à elle seules de décider, non ? C’est ce qu’on appelle justement ce libre arbitre dont vous me parliez à l’instant.

Réponse : Je ne vois pas où est le mal de les réveiller et les révéler à leur vraie nature. Je n'en connais aucune qui a eu à se plaindre de ces nouvelles expériences. Certaines ont beaucoup aimé, et d'autres en ont même redemandé…

Question : Vous en êtes vraiment sûre ? Si c'était vraiment le cas, il n'y aurait pas eu de plainte et de recours en justice. En plus du chantage et de l’abus de confiance, vous devez répondre à d’autres accusations dont vous connaissez déjà la teneur. Cela peut aller très loin … Vous réalisez tout de même que ces femmes menaient une existence paisible avec leur mari ou leur fiancé, certaines ont des enfants même, et aucune ne s’était portée volontaire pour assouvir vos penchants pervers. Toutes étaient des femmes sans histoire, respectables, heureuses et épanouies dans leur existence actuelle, et n’avaient nullement besoin de coucher avec un autre homme pour vous prouver quoi que ce soit. Et celles qui sont hétérosexuelles n’avaient aucune envie d’essayer avec une autre femme, juste pour prouver vos théories selon lesquelles toute femme est une homosexuelle refoulée. Les femmes hétéros existent toujours, et vous avez pris l'habitude de l'oublier un peu trop souvent. Vous le reconnaissez au moins ?

Réponse : Reconnaître que l'hétérosexualité est une race en voie de disparition ? Bien sûr, je confirme, et heureusement que je suis là pour remettre sur le droit chemin les quelques brebis égarées qui passent à côté du bonheur. On devrait au contraire me remercier pour mes actes d’utilité publique !

Question : Ce n'était pas le sens de ma question, vous le savez parfaitement. Ces femmes n'étaient pas consentantes, et même s’il n’est pas question de viol, vous avez usé de stratèges et de manipulations particulièrement sournoises pour arriver à vos fins.

Réponse. Je les ai juste confronté à leurs vrais désirs, et c’est injuste si maintenant elles se drapent dans leur dignité en brandissant une croix et m’accusant de leur malheur. Ce sont toutes des hypocrites, oui !

Question : Jade Flory vous accuse de l'avoir poussée dans les bras de sa propre sœur – pardon, sa demi-sœur, Laure – un piège ignoble que vous avez combiné sournoisement. Est-ce vrai oui ou non ?

Réponse : Bordel ! J’ai juste forcer un peu le destin. Laure aime les femmes et elle était folle dingue de sa demi-sœur, ça crevait les yeux ! Je lui ai donné un petit coup de pouce en la mettant nue et pâmée dans les bras de Jade qui, soit dit en passant, devait aussi en mourir d’envie pour craquer aussi vite.

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Question : C’est une analyse personnelle qui ne correspond en rien à la réalité.

Réponse : Vous n’en savez rien. Moi, j’étais là. Jade était terriblement attirante dans son rôle de jolie héritière délicieusement chaste et coincée.

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Un vrai gâchis quand on pense qu’une pareille beauté n’a connu qu’un seul homme dans toute sa vie : son mari ! Mais c’est une femme comme les autres. Avec des émotions et des envies qui, même enfouies, ne demandaient qu’à s’éveiller. Alors je l’ai confronté à ses propres désirs, et ils étaient bien là, intenses et violents, pour la soumettre à la loi de sa vraie nature

La pulsion est venue de sa frustration. Et elle en avait des appétits à rattraper. Bon sang, j’ai réveillé sans le savoir un vrai volcan, elle était bouillante comme de la lave en fusion, et c’est rien de le dire. Elle a baisé comme une folle sans jamais rien refuser à sa demi-sœur, du délire non-stop !

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Question : Je me passe de vos commentaires scabreux. Quel que soit le résultat final, même si Mm Flory avait des prédispositions pour… hum… pour les relations homosexuelles, vous n’aviez pas à l’obliger à franchir le cap. Cette façon de manipuler les gens, les forcer à faire des choses qu’ils ne feraient jamais dans la vie normale, de les mettre à l’épreuve, de jouer avec eux, est une vraie abomination. C’est dépasser les limites de la morale et transgresser bien des lois en vigueur. Dans quel monde serions-nous si tout le monde s’amusait à appliquer votre conception de la vie ?

Réponse : Bon sang, ne soyez pas plus hypocrites que toute ces femmes qui viennent maintenant se plaindre ! Elles sont bourrées de principes stupides, cloîtrées dans leur sacro sainte institution ringarde… Le mari, les enfants, la maison, le modèle familial, une petite vie bien rangée et toute tracée pour rentrer dans le moule. Est-ce pour autant qu'elles sont heureuses ? Moi, je leur ai donné du bonheur, du plaisir comme jamais elles n'en ont eu, un vent de liberté et de folie sur leur triste existence. Demandez à Rose Marty combien elle était heureuse lorsqu’elle se faisait culbuter par Christophe, un ami libertin.

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Il n’a pas eu à trop se faire prier pour la baiser, et jamais elle n’a été aussi belle et vivante de toute sa vie ! Ce n'est tout de même pas moi qui l'ai obligée à avoir orgasmes sur orgasmes avec son bel étalon.…

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Question : S’il vous plaît, je vous ai déjà demandé d’éviter les détails scabreux, surtout s'ils sont le fruit de vos fantasmes débridés…

Réponse : Débridé, ça oui, ça l'était… Surtout quand elle est venue le retrouver toutes les nuits dans son lit.

Comme les autres, Rose était totalement libre et consciente de ses actes.

Question : Sur ce fait précis là, les faits concordent, en effet… Mais nous ne sommes pas là pour parler et juger de l’infidélité de cette femme, nous nous écartons de l’affaire… Par pitié, ne me parlez de consentement pour les autres victimes. Justement, avouez que vous n'avez laissé aucune chance à l’inspectrice Esther Garrieux en la droguant d’un puissant aphrodisiaque. Etant donné qu'elle représentait un danger de par son métier et ses pratiques de sport de combat où elle risquait de vous neutraliser à tout moment, vous avez préféré mettre toutes les chances de votre côté en lui administrant une substance excitante et illicite. C’était facile ensuite d’abuser d'elle. Et, le plus ignoble dans vos pratiques, c’est que vous ne lui avez laissé aucune chance, car ce sont deux femmes – des complices, je n’en doute pas – qui l’ont soumise à tous leurs caprices abjects.

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L’union fait la force, et l’obliger de subir les outrages les plus dégradants dans un simulacre de trio lesbien et dépravé dépasse l’horreur.25172.jpg

Réponse : Merde, mais c’est faux, archi-faux ! Il faut connaître les tenants et les aboutissants de toute l’histoire avant de conclure si vite !

Question : Mm Jade Flory, l’avocate dont nous parlions tout à l’heure, a été malgré elle témoin de cette scène où, je cite : ” des cris et des hurlements inhumains m’ont poussé à entrouvrir discrètement la porte. Ce que j’ai vu dépassait l’entendement. La pauvre Esther était assaillie de toutes parts par ces deux lesbiennes déchaînées qui la prenaient en sandwich, la retournaient dans tous les sens comme un vulgaire jouet dont elles pouvaient user et abuser en toute immoralité.

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Jamais je n’ai assisté à une telle débauche de vices et de turpitudes, deux femmes sans pitié qui infligeaient à leur victime les pires dérives sexuelles. Lorsqu’elles ont joué les dominatrices armées d'un horrible gadget pour tenter de la mener à la jouissance, 8954.jpg

je n’ai pu en supporter davantage et je suis repartie avec tout le dégoût que cette scène m’avait inspirée. Aujourd’hui, je m’en veux encore de n’être pas intervenue pour la sortir de leurs griffes, ma lâcheté me poursuivra toute ma vie… ” Je vous rappelle que Mm Flory est une avocate respectée et respectable, et que son témoignage pèse très lourd dans la balance et ne peut être remis en question. Alors, un commentaire ?

Réponse : Elle a mal interprété ce qui se passait dans la chambre. Elle a vu ce que ses yeux voulaient voir, influencée par les événements et par tout ce qui se passait depuis ces deniers jours. La jeune et jolie fliquette était littéralement consentante ! Elle a même carrément bluffée ses partenaires par ses aptitudes et ses envies insatiables.

Question : Vous vous moquez de moi ?

Réponse : Non, c’est la stricte vérité. Mais vous ne connaissez pas toute l’histoire. Esther, pour les biens de son enquête, a sympathisé avec Mylène, une libertine que je fréquente assez peu je dois l’avouer… Celle-ci lui a demandé, en échange de quelques informations qu’elle pourrait lui transmettre plus tard, de l’aider à séduire une autre femme, de faire semblant d’être sa complice quoi… Après, si la jolie policière a fondu comme neige au soleil sous les assauts lesbiens, cela n’est pas de ma faute…

Question : Vous voulez me faire croire à te telles inepties ? Pour qui vous la prenez ?

Réponse : Je vous rappelle que Esther est une femme flic et qu’elle est amenée dans son boulot à affronter des dangers certainement bien plus grands… Et, de surcroît, qu’elle est particulièrement naïve, pour ne pas dire complètement inconsciente… Enfin, peu importe, là n’est pas le problème. En tout cas, je sais de source sûre qu’elle a séduit une de mes amie, toujours pour lui soutirer quelques informations, et qu’elle n’a pas hésité pour cela à jouer avec le feu.

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Apparemment, le flirt n’a pas été jusqu’au bout, d’après ce qu’on m’a dit…

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 Mais Esther a remis ça avec Mylène et l’autre femme et, cette fois-ci, elle n’a plus rien contrôlé.

Question : Là, vous insultez mon intelligence. Jamais je n’ai eu vent de toute cette histoire abracadabrante !

Réponse : Si, si, je vous assure que c’est vrai ! Esther a agit seule, sans en parler à quiconque. Enfin, quoi qu’il en soit, la femme flic s’est retrouvée prise à son propre piège.

La pauvre s’est retrouvée dans l’incapacité de repousser trop longtemps les assauts lubriques des deux lesbiennes carrément déchaînées, de nature déjà gourmande et encore plus excitées par la participation active de cette superbe femme. D’après Myléne, cela a été la nuit la plus longue et la plus agitée de toute sa vie de débauche. Le record a été battu par la fliquette de charme qui s'est découverte des dispositions lesbiennes carrément époustouflantes ! Le combat au corps à corps est vraiment sa spécialité, elle a étourdi ses partenaires ! Celles-ci arrivaient à peine à la suivre dans ses acrobaties, au point que les gadgets n’ont pas été de trop pour calmer ses ardeurs.

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Question : Je vous arrête tout de suite. Croire à vos délires lubriques m’insupporte réellement.

Réponse : C’est pourtant la stricte vérité. Esther a couché avec deux autres femmes, que cela vous plaise ou pas, et elle a adoré ça ! 32068.jpg

Question : Bravo ! On devrait vous remettre une médaille pour avoir libéré et révélé ces femmes à leur vrai destin. Non mais, vous me prenez pour qui ? Et pour Mm Ricci Monica ? Vous allez aussi me dire que c’est elle qui a cherché à se faire attraper par deux hommes ?

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Réponse : Mais vous me fatiguez à croire que toutes étaient contraintes ou forcées de faire ce qu’elles ont fait ! C’est en effet Monica qui s’est jetée dans la gueule du loup, acceptant de coucher avec deux hommes en même temps, et avec les yeux bandés ! Un acte de pure soumission, où elle se régalait de jouer l’esclave totalement docile et consentante. J’ai assisté par hasard à la scène, et j’ai été la première surprise en découvrant une Monica complètement débridée et imprévisible, avec des appétits démesurés que les deux hommes avaient du mal à assouvir. C’était dément ! Une vraie orgie là-dedans !

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Question : Donc, en conclusion, votre défense reste la même. Ce ne sont pas des victimes, toutes étaient consentantes et même ravies d'avoir croisé votre chemin, les accusations ne sont fondées que sur de faux témoignages et de faits erronés. Est-ce bien cela ?

Réponse : Hé, je vous vois venir avec votre petit sourire moqueur ! Qu'est-ce que vous croyez ? Toutes ont peur du scandale, de cette morale bien pensante qui les posera en suspecte a si jamais elles avouaient leurs actes. Quelle horreur et quelle honte si elles admettaient avoir pris leur pied comme jamais elles ne l’ont pris! Et juste à l’endroit où un crime a été commis ! D’innocentes victimes qui, à cause d’un meurtre, se retrouvent projetées sous les feux des médias ! Croyez-moi, ces femmes préféreraient mourir plutôt que reconnaître leurs faiblesses, et encore plus si la justice s’en inquiète… Ce meurtre et mes petites combines sont totalement fortuits et étrangers, un malheureux concours de circonstances qui vous détournent de votre seul et unique objectif : retrouver le meurtrier ou la meurtrière de Lionel. Mes affaires de cul, même si elles sont illicites et immorales, n’ont rien à faire là-dedans. Alors cessez de me considérer comme votre principale suspecte.

Excédée, Marine interrompit sa lecture. Elle se souvenait très bien de cette parodie d'interrogatoire qui l'avait mise hors d'elle. Elle avait manqué de discernement et d'impartialité, des fautes impardonnables qui ne lui étaient pas coutumières. L’accusée était bornée, cynique, provocante et égocentrique. Tout ce qu'elle détestait. Un examen psychologique était en cours, et elle ne serait pas surprise si on la classait comme mythomane et psychopathe pathologique. Elle s'enfermait dans ses fantasmes, prenant ses désirs pour des réalités, absolument convaincue qu'elle avait changé ces femmes en ce qu'elles n'étaient pas, pour satisfaire autant sa libido que son égo. Absurde ! Marine s'étonnait encore de toutes ces confidences qu'elle a pu obtenir en si peu de temps. Au lieu de montrer du repentir, d'avouer ses fautes et s'excuser, la suspecte s'enfonçait dans ses délires paranoïaques, persuadée du bien-fondé de ses actes. Un comportement que même son avocat, maître Buisson, n'avait pu modifier. Il l'avait encouragée à se montrer plus prudente, moins bavarde et vantarde, que tout ce qu’elle disait ne pouvait qu’attirer davantage les soupçons, mais elle s'accrochait à ses affirmations, farouchement campée sur ses positions. Elle ne défendait ni sa vie ni sa liberté mais ses convictions. C'était une obstination vouée à l'échec. Obligatoirement, ses combines et manipulations d’ordre sexuel étaient liées à cette affaire. Et, de toute façon, Marine n’avait que cette piste pour l’instant…

Marine s’étira en soufflant d’un air exaspéré. Son mal de tête se transformait en vraie migraine. Il y’ avait tellement de zones d’ombre, de contradictions, que démêler le fil de cet écheveau relevait du casse-tête chinois ! Intrigues, mensonges, faux-semblants, elle se perdait entre rêve et réalité, comploté par une femme perverse et manipulatrice. Romane avait ce don pervers pour brouiller les pistes. Si certaines se rapprochaient de la vérité, d’autres étaient trop absurdes pour y attacher la moindre attention. Comment croire au soit disant consentement de la femme flic, Esther, et à la vengeance de son fiancé, Marc, qui aurait tenté d’oublier son chagrin d’amour en se jetant dans les bras d’autres femmes !

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Du vrai délire !  Et Marine croyait encore moins à cette histoire aberrante concernant Océane Duris. Son cas avait été soulevé la semaine dernière, et cette désaxée de Romane affirmait que celle-ci avait succombé de son plein gré à ses avances, acceptant de se perdre dans un trio lesbien des plus glauques ! Seulement là, il y’ avait une grosse différence qui faisait toute la différence. Marine connaissait assez bien la victime. Océane était une romancière reconnue et talentueuse dont elle avait lu quelques livres. Comment imaginer une femme respectable, douce et fragile, éternelle romantique et incorrigible fleur bleue, s’enfoncer dans une orgie lesbienne ?

Ridicule… D’ailleurs, elle avait porté plainte, accusant son éditrice, Romane, de harcèlement sexuel et viol.

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Et d’avoir cédé à ses avances parce qu’on lui avait tendu un piège. Accusation qu’avait démentie avec véhémence Romane, perdant toute crédibilité en criant haut et fort son amour pour Océane, affirmant que celle-ci avait adoré ce qu’elles avaient fait ensemble. 1390911.jpg

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 D’après elle, Océane était aux abois, désorientée par son obstination à se croire toujours hétérosexuelle et refusant son attirance pour les femmes. D’où ses mensonges et son faux témoignage. C’était la parole de l’une contre celle de l’autre, mais Marine avait déjà tranché. Romane se complaisait à tout transformer en vice et en turpitude, rehaussant le côté obscur des gens pour briser tout ce qui était bon ou pur chez eux. Marine détestait cette façon qu’elle avait de détruire méthodiquement et sournoisement l’image idéale de la famille française ordinaire, faisant resurgir les fantasmes ou les désirs inavouables que chacun pouvait garder enfoui au plus profond de soit. Romane était un être torturé avec une intensité rare de noirceur, de mal être, mais dont le sordide de l’affaire pouvait éclabousser beaucoup de monde. Le ridicule de cette scabreuse enquête allait ternir sa carrière et son avenir, c'est la seule certitude à laquelle Marine pouvait croire pour l'instant. La confusion la gagna en réalisant que cette sordide enquête avait déjà brisé son mariage. N’avait-elle pas cédé à la tentation en s’aventurant dans une relation extra-conjugale avec le beau et viril Patrick ?

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Elle avait fait avec lui ce qu’elle n’aurait jamais osé partager avec son propre mari après toutes ces années de mariage…

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 A ce souvenir, une bouffée de chaleur l’envahit. Vite, elle réprima ce désir honteux. Son attirance pour Patrick la rendait faible et indécise, ce qu’elle ne pouvait se permettre. Elle rangea furieusement le procès verbal dans le tiroir de son bureau. Elle ne pouvait pas en lire davantage, c'en était trop. Elle ruminait encore de sombres pensées lorsque sa secrétaire entra comme une tornade et déposa son sac sur la photocopieuse. Trop heureuse de se défouler sur quelqu'un, Marine se leva d'un bond et s'écria :

- Julie, vous avez vu l'heure qu'il est ? J'en ai marre de vos retards permanents, il faudra y mettre un terme si vous tenez à votre place.

- Oh ! s'exclama Julie, un peu excitée, mais aussi surprise par l'agressivité de sa patronne. Désolée, il y' avait de sacrés embouteillages à cause d'un accident sur la nationale. J'ai vu une moto encastrée dans le capot d'une voiture qui…

- J'en ai marre aussi de vos excuses bidons ! la coupa Marine. ” Hier, c'était une crevaison, l'autre jour une panne de réveil, et demain qu'est-ce que ce sera ? Julie, faites un effort, je ne vous demande pas l'impossible !

- J'habite loin, et il y' a souvent des imprévus sur la route, répondit calmement Julie en retouchant son rouge à lèvres.

Marine se retint. Il n'était pas facile de vexer ou de culpabiliser Julie, rien ne l'atteignait, sauf ses problèmes de cœur. Un être égoïste qui ne respectait rien. Comme Romane. Au souvenir de cette affaire qui la préoccupait tant, son cœur se remit à battre plus fort. Malgré son dégoût pour l’accusée, il y’ avait aussi un plaisir malsain qui la tenaillait plus que tout. La curiosité de savoir ce qui s’était réellement passé dans ce magnifique hôtel perdu en plein Océan Pacifique. Si elle s’était laissée influencer par la magie sensuelle qui régnait là-bas, pourquoi Esther, Jade, Marc et Océane auraient-ils résistés ?

9 septembre, 2009

LES SIRENES DU LAGON.

Enregistré dans : LES SIRENES DU LAGON. — nicogarner @ 0:56

Comment résister au chant langoureux et envoûtant de sublimes et divines libertines ?…

Quand les feux de la passion embrasent une île isolée du Pacifique…

A la mort de son père, Jade découvre alors qu’il était directeur d’un établissement libertin sur une île paradisiaque et isolée du Pacifique Sud, en Polynésie française. Elle hérite donc d’un hôtel de luxe bien particulier, confrontée à un univers foisonnant et fascinant dont elle ignorait jusque là l’existence. Un véritable choc pour Jade, bourgeoise catholique et pudique, propulsée dans un monde libertin qui va lui révéler bien des surprises…Dans un décor magique, sauvage, emprunt d’une sensualité oppressante, se dissimule un monde de passions exacerbées et de codes mystérieux, avide de tous les raffinements et de toutes les voluptés… Des plages oniriques aux hôtels de luxe, des filles envoûtantes aux soirées fastueuses et voluptueuses, Jade se persuade vite que la mort de son père n’est pas naturelle, usant alors de toute sa séduction avec autant d’ignorance que d’inconscience pour délier les langues et dévoiler de sombres mystères, évoluant dans un tourbillon lascif où se mêlent le chantage et la corruption, la luxure et les pièges tortueux de l’amour. Ses principes rigoureux vont ses fissurer lentement lorsqu’elle se laissera troubler par un beau et mystérieux libertin qui tentera par tous les moyens de la pousser aux délices d’une aventure extra-conjugale. Mais sa confusion sera poussée à l’extrême lorsqu’elle devra affronter les avances de Laure, sa demi-sœur, libertine trop belle et audacieuse, inventant autour d’elle un univers de voluptés et de tentations, cherchant à la précipiter dans les bras d’une lesbienne bien trop heureuse de cette aubaine… Un flirt poussé qui la laissera désorientée, beaucoup trop fragilisée et beaucoup plus apte à succomber après aux tentatives de Laure. Mais Jade est bien trop honnête pour se résoudre à l’adultère et au lesbianisme avec sa propre sœur. A moins que celle-ci rivalise de sensualité et d’ingéniosité pour briser ses ultimes défenses, la consumant dans les ravages d’une passion coupable…

La juge d’instruction Marine Clément et le lieutenant Esther Salignac mènent une enquête délicate dans le milieu très fermé des clubs échangistes. Un crime maquillé en accident, celui du Directeur de l’hôtel “  Le Lagon des Délices ” et les voici lancées à corps perdu dans de troublantes investigations. Une enquête hors norme dans une société libre et dissolue, ouverte aux licences les plus effrénées. Un havre de tentation et de volupté qui va quelque peu ébranler les sentiments de la jeune recrue des forces de l’ordre, alors en couple avec Marc, également lieutenant de police et partenaire dans cette affaire. Esther, jeune femme flic sans expérience mais pleine de fougue, inventive et téméraire, va explorer pour les besoins de l’enquête le plaisir absolu, une intrigue sulfureuse qui va la plonger au plus profond des dérives sexuelles de l’âme humaine. Malgré les mises en garde de son fiancé, et en dépit des dangers et des tentations qu’elle encourt, Esther va s’investir bien plus que de raison, entraînée malgré elle dans des jeux d’un érotisme brûlant. Les désirs interdits vont atteindre leur paroxysme, une explosion brutale des sens dont les conséquences seront irrémédiables. Une spirale trop intense dans laquelle son fiancé va également se laisser happer.

La juge d’instruction Marine Clément paiera également de sa personne dans cette troublante aventure. Froide et ambitieuse, ses investigations poussées au cœur de la communauté échangiste vont ébranler sa rigueur. Dans une ambiance lourde de sexe débridé, de corps qui se nouent et se dénouent au gré des désirs, de liberté effrénée et virevoltante, elle va se sentir belle et désirable, poussée malgré elle dans les bras d’un amant exceptionnel.

Il en sera de même pour d’autres personnages qui vont entrecroiser leur destin, attisant les convoitises, provoquant passions et jalousies, intrigues et manipulations, les entraînant dans un tourbillon si voluptueux que les événements vont déraper. A la merci de libertins qui n’hésiteront pas à basculer tous les tabous, certaines révéleront leur vraie nature, livrées corps et âme aux caprices les plus décadents, tandis que d’autres organiseront la riposte, entre séduction et mensonges, un jeu de pistes dont elles ne sortiront pas indemnes.

PERSONNAGES PRINCIPAUX :

Marine Clément :

Juge d’instruction redoutée et redoutable, elle est passionnée par son travail qui lui prend tout son temps et son énergie. 8397.jpg

  Impitoyable, ambitieuse, perfectionniste, elle aime tout contrôler. Avec son mari, c’est la femme dominante qui gère tout, et même constat pour son jeune fils avec qui elle se montre intransigeante et autoritaire. Elle ignore les plaisirs simples de la vie, fuyant les futilités et les émotions qui pourraient la détourner de ses objectifs. Des priorités qui vont exploser en mille morceaux lorsqu’elle va se laisser séduire par un séduisant libertin, un homme fort, impétueux et charismatique qui va littéralement l’envoûter, la pliant à tous ses caprices.

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 Une métamorphose totale pour une femme qui avait l’habitude de tout maîtriser, soudainement esclave de pulsions sexuelles dont elle ignorait jusque là l’existence.

 

François : Mari de Mélanie. Ecrasé par la personnalité forte de sa femme, il est tout aussi ambitieux et vaniteux. Il souhaite réussir pour gagner son estime et son respect. Ne se satisfaisant plus de son poste de cadre dans une banque privée, il cherche à intégrer le cercle bourgeois de son directeur pour atteindre une plus haute fonction. Sa soif de reconnaissance sociale le ridiculise auprès des bourgeois auxquels il voudrait tant ressembler, et l’éloigne de sa famille. La déchéance de sa femme avec un autre homme déclenchera chez lui une spirale de folie qu’il sera incapable de maîtriser.

Océane : Elle a vingt-six ans. Jolie, fraîche et naïve,
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c’est une éternelle romantique,
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croyant toujours au grand amour alors qu’elle est anéantie par une rupture difficile et une tentative de viol. Désorientée, elle se cherche désespérément et trouve un exutoire dans l’écriture de romans à l’eau de rose qui lui ont apportés auparavant gloire et fortune. Le rêve et la solitude l’aident à surmonter son traumatisme à et reprendre le cours de sa vie.

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Emouvante dans sa détresse, rien ne semblerait pouvoir troubler cette existence paisible. Mais son amie et éditrice Romane fait appel à ses compétences pour écrire la biographie du richissime et mystérieux acteur Pierre Desantis qui, pour des raisons inconnues, accepte enfin de lever le voile sur certaines zones d’ombre de son passé chaotique et controversé. Océane, ange solitaire et effacée, se retrouve donc brutalement propulsée dans un monde de débauche et de tentations, à l’opposé de sa pureté et son innocence.

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L’hôtel le Lagon des Délices va lui réserver en effet plein de surprises… Elle va vite constater la mégalomanie de l’acteur, ses mœurs dissolues et son lourd penchant pour le voyeurisme. Manipulateur, il va tout faire pour tisser sa toile autour d’elle, cherchant à la déstabiliser et la pousser dans les bras d’autres femmes. Justement, sa beauté va faire des malheurs,

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et encore plus son innocence que certaines femmes voudront lui voler.

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Elle sera donc l’objet de toutes les convoitises entre plusieurs lesbiennes, toutes rêvant de séduire et corrompre la délicieuse et inaccessible Océane.

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Alors, pour l’incorrigible sentimentale, ce sera un combat sans merci

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pour préserver ses certitudes hétérosexuelles,  

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s’accrochant à la raison alors que sa libido chavire et vacille, succombant peu à peu à des désirs dont elle ignorait jusque là les limites…

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Romane : La cinquantaine épanouie, au charme vénéneux, elle refuse de vieillir, restant dans sa tête une adolescente fantasque qui ne cesse de se remettre en question, ayant besoin de relever toujours de nouveaux défis, de plaire et séduire. Pour se rassurer et prouver son pouvoir de séduction, elle préfère les très jeunes femmes, type ingénues, qu’elle s’emploie à pervertir. D’où sa forte attirance pour la douce et rêveuse Océane qu’elle cherche à séduire par tous les moyens.

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 Pour mieux l’attirer dans ses filets, quoi de mieux que la sortir de sa solitude et la projeter dans un univers de luxe, de volupté et de tentation facile… C'est ainsi, alors que la jeune femme ne cesse de lui résister, qu'elle va s'allier avec une complice pour parvenir à ses fins.

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Elle vit dans l’excès et la démesure, alcool, sexe et trash, avec tous les dérapages qui s’ensuivent et lui causent du tort. Peu importe. Elle fonce tête baissée sans jamais lever le pied, une furie dévastatrice prête à tout pour assouvir ses instincts, calculatrice et dépravée sans concession, au point d’être redoutée et méprisée par certains de ses amis libertins qui respectent certains principes.

Esther : Flic de charme et de choc qui manie aussi bien le revolver que les sports de combat. Malgré son jeune âge et son apparente fragilité,

1001.jpeg  prinzzess01.jpeg       prinzzess2.jpeg         14.jpeg

 la troublante inspectrice ne se laisse pas marcher sur les pieds.

prinzzess02.jpegElle adore son métier, s’y épanouit et son pouvoir dans les forces de l’ordre lui acquiert une certaine assurance malgré son inexpérience. Elle mène une vie saine et équilibrée avec son petit ami qu’elle adore, mais ne se sent pas encore prête pour fonder une famille. Intuitive, fonceuse, son courage frôle l’inconscience, et son côté tête brûlée va la mettre dans des situations périlleuses et brûlantes qui finiront vite par lui échapper.

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Son univers de certitudes va voler en éclats lorsque, pour les besoins de son enquête, elle va jouer un jeu terriblement dangereux, devenant l’enjeu d’une lutte torride entre deux femmes aussi belles que perverses qui vont l’attirer dans leurs filets,

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réveillant chez leur proie des envies trop longtemps enfouies, la plongeant dans des abîmes de débauche où les dérives n’ont plus de limites.

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 Les ardeurs vont s'enflammer, faisant voler les tabous en éclat, libérant des pulsions si intenses que la fougue de la jeunesse va rapidement prendre le dessus, déclenchant des ressources inépuisables.

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Marc : Un jeune homme bien dans sa tête et bien dans son corps. Il a réussi un parcours sans faute, tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie affective : amoureux plein d’attention envers Esther, il est aussi un policier fort respecté, dévoué aux autres et s’épanouissant dans un métier qui est pour lui une vraie vocation. Il est volontaire pour infiltrer également le milieu libertin, gardant ainsi un œil attentif sur sa fiancée un peu trop téméraire. Brutalement confrontée à des tentations qu’il ignorait, un moment de faiblesse va le perdre dans des ébats torrides avec des libertines bien trop belles pour leur résister.34819.jpg

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Il va y perdre ses idéaux et, pire, l’amour de sa vie lorsqu’il sera le témoin impuissant des frasques débridées de sa fiancée, jetée en pâture aux appétits insatiables de quelques libertines qui,

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 d’instinct, détecteront tout son potentiel érotique.

Jade :  

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 Elégante et raffinée, elle arbore tous les signes extérieurs de richesse. Non contente d’être une séduisante avocate, elle s’illustre brillamment en défendant les causes les plus médiatiques.

Mais, malgré ce monde de pouvoir et d’apparences qu’elle est obligée de fréquenter, Jade sait garder la tête froide, prenant le recul nécessaire pour rester humaine, aussi idéaliste qu’impartial. Elle doit cet équilibre à ses convictions religieuses – catholique pratiquante – et sa vie amoureuse et familiale qui l’aident à rester lucide. Douce, sécurisante, elle affiche une assurance tranquille qui rassure son entourage, au même titre que sa soif de justice et d’équité. Une honnêteté qui va lui attirer bien des ennuis lorsque, suite au décès brutal de son père, elle hérite avec sa demi-sœur d’un hôtel de luxe en Polynésie française. Quelle n’est pas sa stupeur quand elle découvre qu’il était directeur d’un établissement libertin ! Le choc passé, elle décide tout de même de reprendre le flambeau, malgré elle entraînée dans une aventure sensuelle    003.jpeg   à hauts risques lorsqu’elle émettra des doutes sur la mort accidentelle de son père. Pour résoudre son enquête, elle devra côtoyer certains libertins d’un peu trop prés, bien plus que de raison… Et succombera au charme d’un beau et mystérieux client. 2661.jpegElle y perdra ses repères et toutes ses bonnes résolutions, fragilisée ensuite par l’ambiguïté des sentiments de Laure, sa demi-sœur, comprenant vite que l’intérêt pressant que lui porte celle-ci ne relève pas de la simple relation familiale. Tentant de se défendre par tous les moyens de cette attirance contre-nature qu’elle refuse,  1677.jpg

elle se sent malgré elle subjuguée et bouleversée par l’aura à la fois maléfique et terriblement sensuelle de la troublante libertine. Jade va alors se débattre entre ce désir interdit et son envie de lui échapper, puisant sa force dans l'amour de son mari et ses enfants. Mais, à force d’obstination, Laure finira par briser ses ultimes défenses.

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Et Jade succombera alors encore plus intensément à ce délicieux pêché, se consumant dans les affres d’une liaison dévorante et destructrice avec sa demi-sœur.  5465.jpgLaure :

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Forte, indépendante, elle assume fièrement sa bisexualité et se protège de tout sentiment en ne conservant que le côté sexuel, changeant de partenaires aussi souvent que de sous-vêtements !

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Gérante de l’hôtel avec son père, les occasions ne manquent pas. Elle sait donc joindre l’utile à l’agréable, se dépassant dans l’échangisme et toutes les possibilités que cela implique, et dans son travail où elle dirige d’une main de fer et sait gérer les tensions avec impartialité.

Elle prend la vie comme elle vient, avec la même fougue et la même témérité que son caractère bien trempé. Elle suit ses instincts sans se poser de questions, partant du principe que la vie est trop courte pour se priver du moindre plaisir. Sans état d’âme, elle va pourtant voir sa carapace se fissurer lorsqu’elle va prendre conscience des tendres sentiments qu’elle ressent envers Jade, sa demi-sœur. Une attirance interdite qui la bouleverse, de plus en plus forte alors qu’elle la réconforte et la soutient dans son deuil.

Monica : La maison, l’éducation des enfants, son boulot d’Assistante Maternelle, les joyeux barbecues entre amis… 9139.jpg

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L’existence de Monica s’écoule paisiblement, sans passion et sans relief entre une progéniture ingrate et un mari qui ne communique plus. De nature anxieuse et angoissée, elle ne cesse de se lamenter et se reprocher ses échecs. Troublée et fascinée par le monde du libertinage, elle va prendre conscience de son pouvoir de séduction et, se détruisant dans une dérive effrénée de sexe et de reconnaissance, prendra une assurance trop extrême qui lui fera oublier tous ses repères.

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 Déstabilisée, elle y perdra le contrôle de son existence, dépassant des limites qu’elle n’imaginait même pas avoir. 1119.jpg

Cette série étant un projet aussi long qu'ambitieux, je me réserve le droit de reprendre quelques passages et idées déjà traités auparavant dans ” Inès, à fleur de femmes”, co-écrit avec Nicky et selon son accord bien évidemment…

Alors bonne lecture.

25 août, 2009

Un amour de tante.

Enregistré dans : LIBERTINAGE — nicogarner @ 15:38

LIBERTINAGE 2 :Prenons maintenant le cas d’une attirance impossible entre Ingrid, étudiante studieuse et romantique, aussi sage que timide, et sa tante Julie, adepte du libertinage, passionnée et indépendante, d’un tempérament volcanique. Habituée à satisfaire ses désirs sans aucune contrainte, séparant sexe et amour, Julie va pourtant se trouver dans une situation inhabituelle et perturbante lorsque l’amitié et les liens familiaux vont céder la place à un sentiment beaucoup plus troublant.

Elle ne résistera pas longtemps à la tentation de séduire et pervertir la propre fille de sa sœur. Possédée d’une passion aussi dévorante qu’interdite, elle va emporter Ingrid sur des chemins hors norme, entretenant une relation charnelle si intense qu’elle l’emportera dans sa chute. L'esprit de Ingrid va peu à peu se consumer dans cet amour fou, lui faisant perdre tous ses repères, la libérant de toutes ses inhibitions, pour à son tour se lancer à corps perdu dans un libertinage effréné.

 

Ingrid attrapa le reste de la pizza qui refroidissait dans l’assiette. Elle baissa l’intensité de l’halogène qui était prés du canapé, plongeant ainsi le salon dans une semi-pénombre plus reposante et adéquate à une bonne soirée télé. Pour la centième fois, elle regardait avec plaisir la série des “  Angélique “. Elle les connaissait par cœur mais ne s’en lassait pas. Elle replia ses jambes sous elle et pesta en faisant tomber un morceau de pizza sur la moquette. Il lui fallut faire un terrible effort de volonté pour quitter son regard de la télévision, cherchant des yeux le morceau rebelle qui avait échappé à sa vigilance. Trop tard. D’un bond souple, vif comme l’éclair, son chat ramassa le bout de pizza et fila avec en ronronnant de satisfaction.

  • Sale petit voleur !

Un juron que son chat accueillit avec un petit miaulement approbateur. Il disparut avec son larcin. Déjà, elle l’avait oublié, mâchant distraitement son repas, les yeux rivés sur l’écran. Elle était fascinée. De l’amour, du romantisme, de l’émotion et un souffle épique, voilà tout ce qu’elle aimait. Sa sensibilité à fleur de peau vibrait à l’unisson, faisant battre son cœur au rythme des aventures de la belle et indomptable Angélique. Elle se sentit frustrée lors du générique de fin. Il lui faudrait attendre la semaine prochaine pour attendre la diffusion de la suite, “  angélique et le sultan ”, son aventure préférée. Avec dépit, elle se leva, s’étira en grognant avant d’éteindre son poste de télévision. Elle gagna sa chambre d’un pas nonchalant et, en passant devant l’armoire, s’immobilisa devant le grand miroir. Elle observa le reflet de sa silhouette. Grande et mince. Sa jeunesse lui conférait des lignes pures, des formes agréables et fermes, un corps voluptueux. Sa silhouette élancée qui se mouvait avec un mélange d’innocence puérile et de sensualité provoquait le torticolis de tous les hommes qui croisaient son passage. Et son visage ovale, doux et enfantin, aux lèvres pleines, son nez en trompette, et ses longs cheveux d’or qui cascadaient sur ses épaules, finissaient de désarçonner les hommes qui se retrouvaient bouche bée et stupide. Ainsi, peu osaient l’approcher, s’imaginant certainement qu’une aussi délicieuse créature étaient déjà comblée d’amour et inaccessible, et ceux qui franchissaient le pas avaient une assurance et un ego si démesurés qu’ils en devenaient vite désintéressants. En fait, tous se trompaient sur sa personne. Ingrid était d’une nature timide, sauvage, avec peu de caractère et de confiance en elle. Elle passait donc souvent ses soirées toute seule, recluse dans son grand appartement, entre ses livres, ses études, et ses films. Sauf le week-end où son fiancé revenait à l’appartement. Chauffeur-routier, il passait la semaine sur les routes, et avait au moins trois week-end sur quatre pour honorer de sa présence leur immense quatre-piéces en plein cœur de Grasse. Hélas, sa présence ne changeait pas grand chose. La routine n’était même pas brisée, voir plutôt perturbée, ce qui avait le don de l’agacer. Trop fatigué de ses semaines de travail pour sortir, il s’enfermait entre son ordinateur et ses deux disques durs, sa X-Box et les rares films qu’il regardait alors avec elle, quand ce n’était pas des films d’horreur ! Se faire ensemble une séance home cinéma était sans doute le seul loisir qu’ils partageaient. Sauf le lit bien évidemment. C’était l’instant unique où ils retrouvaient une certaine complicité, dans une brève osmose de tendresse et de plaisirs, dans la retenue et la pudeur. Ingrid attachait peu d’importance aux choses du sexe. Elle avait très peu d’expérience avec les hommes, peu encline à briser les tabous, guère curieuse de s’aventurer dans des terrains inconnus, et il faut dire aussi qu’aucun homme n’avait réussi à lui procurer un plaisir grandiose, celui qui égare et chavire, celui qui donne envie de s’épanouir et d’aller toujours plus loin. Le sexe, c’était bien mais sans plus, une pulsion naturelle à pratiquer en toute prudence deux ou trois fois par mois, et voilà… C’est presque avec soulagement qu’elle le revoyait partir le lundi matin, contente de retrouver ses habitudes. D’une certaine manière, cette vie tranquille était ne prendre aucun risque, et cela lui convenait parfaitement. Ses études terminées, elle aurait tout loisir pour se lancer dans la grande vie et affronter le monde dans sa triste réalité. “ Et je rencontrerai peut-être le vrai prince charmant, celui qui fera tomber toutes mes barrières “  se dit-elle.

Cette pensée amena un sourire sur ses lèvres et elle décida de se mettre au lit.

La lumière s’éteignit dans sa chambre vers une heure du matin.

Ingrid rejoignit la rue et se glissa dans sa petite Twingo. Elle prit la direction de Mougins, et s’arrêta en cours de route dans une supérette pour y acheter quelques bières. Elle devait se rendre chez sa tante qui venait de s’installer dans la région. Ingrid et Julie ne se ressemblaient en rien. Ingrid avait vingt-deux ans et Julie était proche de la quarantaine. Si Ingrid se sentait plus à l’aise seule chez elle, Julie ne perdait aucune occasion pour sortir régulièrement depuis son divorce. Elle avait été mariée pendant neuf ans, la plus grosse erreur de sa vie comme elle se plaisait à répéter, et se faisait maintenant un devoir à rattraper le temps perdu après tant d’années gaspillées avec un homme qui ne lui avait apporté que des soucis. Ingrid n’en savait pas davantage, leur amitié étant trop récente. Mais elle en apprendrait certainement plus. Julie était aussi extravertie et volubile que Ingrid était discrète et prudente. Mais sitôt qu’elles étaient ensemble, un charme opérait et une connivence sincère les animait. Ingrid sortait de sa réserve et se sentait libre et audacieuse, entraînée par l’entrain et la fougue de sa tante. Leurs conversations ne se tarissaient jamais et s’étiraient souvent très tard la nuit.

La Twingo s’immobilisa devant une petit villa de couleur saumon, en plein milieu d’un joli et coquet lotissement.

Julie ouvrit la porte. C’était une grande femme aux formes épanouies, avec de longues mèches rousses qui étaient aussi naturelles que toutes les taches de la même couleur qui parsemaient sa jolie peau mate. Un large sourire illumina son visage à l’arrivée de son amie. Elle l’embrassa avec chaleur.

  • Bonsoir, belle et jolie inconnue.
  • Salut, jeune et heureuse divorcée.
  • Jeune ? Merci, tu me flattes…

Elles se tenaient les mains, heureuses de se retrouver.

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 Puis Julie s’effaça pour la laisser entrer dans le vestibule. Et la dévora du regard alors qu’elle se dirigeait vers le salon. Julie ne se lassait pas de la contempler. Jeune, fraîche, naïve et pétillante, avec un corps de rêve au sex-appeal incroyable, Ingrid avait tout pour elle. Sa robe d’été épousait ses lignes pures et graciles avec une insouciance qui la rendait encore plus désirable. Délicieuse femme-enfant ! En s’installant sur le canapé, la robe remonta plus haut sur ses cuisses, dévoilant une peau parfaite et délicate. Julie s’efforça de détourner le regard.

  • Repas chinois, ça te dis ?
  • Parfait.

Elle disparut dans la cuisine. Elle haussa le ton pour demander :

  • Tu as de nouvelles de tes parents ?

L’esprit d’Ingrid s’évada vers Paris où ses parents étaient partis vivre un an plus tôt. Son père, cadre supérieur dans un hypermarché franchisé, avait été promu et par la même occasion muté Porte de Vanves. Sa femme, experte comptable, prévoyait de changer d’employeur pour cause d’opportunités réduites dans son cabinet à Nice, et l’avait donc suivi sans la moindre hésitation, trouvant à Paris des portes grandes ouvertes qui répondaient parfaitement à ses ambitions. Ingrid avait grandi ici, à Grasse, ses rares amis s’y trouvaient ainsi que tous ses repères, et la peur de l’inconnu lui interdisait de quitter sa petite vie tranquille de provinciale. Par conséquent, elle n’avait pas voulu suivre ses parents, prétextant ses études à poursuivre et son attachement à ses origines, et ses parents avaient respecté sa décision. Ils lui avaient donc laissé l’appartement en toute confiance, connaissant le rythme pépére de leur fille, et même soulagé qu’un garçon vienne s’y installer de temps en temps pour rompre sa solitude. L’idée de laisser seule une jeune et jolie femme était toujours source d’inquiétude pour des parents prévenants et, après avoir fais connaissance de son petit ami, Gilbert, un jeune homme bien sous tout rapport, poli, doux et rêveur, les avait quelque peu rassuré. Comme le retour de Julie. Créatrice de mode fantasque et hyper active, elle revenait de New York pour envisager d’ouvrir un magasin de mode à Antibes ou Cannes. Son retour au pays était donc un réel soulagement pour sa sœur qui, du coup, avait un proche de la famille à proximité pour veiller sur sa fille chérie. Les deux sœurs étaient à l’opposé sur bien des sujets, mais entretenaient toujours des rapports tendres et bienveillants.

- Oui, ils vont bien. La vie stressante de Paris semble leur convenir à merveille, ils semblent heureux comme ça !

  • Tant mieux !
  • Tu as besoin d’aide ?
  • C’est pas de refus.

Ingrid la rejoignit dans la cuisine. Pendant que sa tante préparait le repas, Ingrid disposa assiettes et couverts sur des plateaux, installant le tout dans la salle à manger, sur une splendide table en verre fumé. Elles se mirent assez vite à table et dînèrent avec appétit. Le vin, après la bière, coula généreusement. Vers onze heures, elles étaient à moitié ivres, riant pour un rien, se moquant et critiquant le monde entier. Elles s’installèrent devant la télé. Ingrid se laissa tomber sur le canapé, tenant à peine sur ses jambes. Julie, avant de la rejoindre, posa ses mains sur sa taille, se déhanchant exagérément.

  • On s’est empiffrée comme des cochonnes ! C’est pas comme ça que je vais perdre mes kilos !
  • Arrête ! Tu es parfaite.

Son corps voluptueux impressionnait Ingrid. Elle avait beaucoup de charme. Il se dégageait d’elle une énergie sexuelle qui émanait comme de l’électricité, cette aura de sensualité que Ingrid n’avait jamais encore perçue sur aucun homme, et encore moins sur une femme.. Avec une femme pareille, les hommes devaient perdre leurs moyens, se laisser étourdir et dominer. Julie était du genre à tenir les rênes et imposer sa volonté. Son âge jouait en sa faveur, de l’expérience qui s’interdisait aucun tabou et aucune perversion, que plus personne ne pouvait surprendre. Malgré ses rondeurs, son ventre était ferme et ses cuisses musclées. Les hommes devaient être fous de ses hanches généreuses et, surtout, de ses seins volumineux, lourds, qui devaient répondre aux fantasmes masculins le plus exigeants. A ses pensées impudiques, Ingrid se sentit embarrassée. Cela n’était pas dans ses habitudes, elle avait trop bu. Elle ne s’offusqua pas lorsque la conversation dérapa sur des sujets plus personnels, où Julie lui demanda comment elle avait connu Gilbert et ce qui lui plaisait chez lui. Quand Ingrid répondit un peu mièvrement, elle se fit insistante. Elle voulut savoir si elle l’aimait. Là, Ingrid pouffa.

  • Il est gentil.
  • Gentil ? C’est tout ? Tu es avec lui parce qu’il est tout simplement gentil ?
  • Oui, et doux, attentionné, avec d’autres qualités sans doute. Je suis bien avec lui. Mais c’est trop tôt pour parler d’amour.
  • C’est déjà bien de le reconnaître. Et au lit, il est bon au moins, ou gentil tout simplement ?

Ingrid sentit la crise de fou rire monter. Une idée saugrenue lui traversait l’esprit et elle n’arrivait pas à s’en défaire. Julie sentit son hilarité et s’empressa de demander :

  • Quoi ? Vas-y, parle.
  • C’est que… Voilà, je n’ai jamais attaché d’importance à la taille du sexe de l’homme, car pour moi c’est futile et insignifiant tout ça, mais Gilbert a un tout petit… un tout petit pénis !

Elles éclatèrent de rire en même temps. Une lueur d’intérêt s’alluma dans les yeux de Julie. Elle simula une petite taille en joignant ses deux doigts à quelques centimètres l’un de l’autre.

  • Petit comme ça ?…
  • Presque.
  • Non, c’est pas vrai ? Il ne te donne pas de plaisir alors ?

Ingrid se sentit devenir rouge comme une écrevisse. Elle était partagée entre le rire et la honte.

  • C’est moyen. Mais cela n’a rien avoir avec la taille de son engin. Enfin, je pense… Les autres hommes que j’ai connu avant étaient mieux lotis dans ce domaine mais ne savaient pas mieux s’en servir… Bref, cela n’a jamais été…
  • L’apothéose. Le grand frisson.
  • Tu as deviné. Je suis une incorrigible romantique, et je crois que je n’ai jamais rencontré le bon, le vrai, le Prince Charmant qui m’emportera vers le septième ciel. Je suis ce genre de fille qui doit être follement amoureuse pour atteindre le nirvana.
  • C’est ce que tu crois. Peut-être que tu n’auras jamais le déclic avec aucun homme.

Un air gourmand passa sur le visage de Julie. Intriguée, Ingrid questionna :

  • Comment ça ? Tu veux dire que je ne rencontrerai jamais l’homme de ma vie ?
  • Il n’existe peut-être pas. Tu es sans doute lesbienne et tu l’ignores.

Ingrid roula des yeux effarés. Puis elle éclata de rire.

  • Tu me taquines, là ! Moi, une lesbienne ? Ridicule !
  • Qui sait ? Moi aussi, j’ai connu ça, le manque d’alchimie et la magie qui n’opéraient jamais avec mon mari.
  • Et c’est pour cela que tu l’a quitté ? Pour une simple histoire de cul ? Tu as rencontré un autre homme qui t’a fait grimpé aux rideaux, c’est ça, hein ?

Le visage de Julie devint grave.

  • Je l’ai quitté, oui, mais pas pour un autre homme. Pour une femme. Et une femme qui me faisait grimper aux rideaux comme aucun homme ne l’avait jamais fait.

Ingrid resta sans voix. Un silence pesant s’installa plus longuement que prévu. Elle réussit enfin à croasser :

  • Ah… Je ne savais pas. Et tu es… tu es toujours avec elle ?
  • Non. Notre rupture s’est mal passée, cela m’a beaucoup fragilisée et meurtrie… C’est l’une des raisons qui m’a poussée à rentrer au pays.

Ingrid se sentait horriblement embarrassée. Elle ne savait plus quoi dire.

  • Désolée , je ne savais pas… Et maman est au courant que tu… enfin, que tu aimes les femmes maintenant ?
  • Tu plaisantes j’espère ? J’adore ma sœur mais elle est tellement rigide et austère qu’elle ne me le pardonnerait pas… D’ailleurs, je compte sur ta plus grande discrétion…
  • Evidemment ! Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer !

Sa spontanéité naturelle enchanta Julie qui se détendit et éclata de rire.

  • Je t’adore, Ingrid ! Ta jeunesse et ta joie de vivre est un véritable bain de jouvence ! Tu me rappelles tant Susan…

La mélancolie la gagna de nouveau.

  • Susan ?
  • Oui, mon amante américaine. Elle avait ton âge… Aussi jeune, belle, et si pétillante… Mais beaucoup moins innocente que toi.
  • Ah ?
  • Elle était très gourmande des plaisirs de la vie. Et surtout du sexe dans tous ses excès. C’est elle qui m’a tout appris. Et m’a fais découvrir tant de choses différentes… En outre, le libertinage.
  • Le libertinage ?
  • Oui. L’amour libre dans toute sa splendeur. Sans contrainte et sans complication. Sans artifice. Depuis notre rupture, je ne prends que le meilleur, c’est à dire le plaisir à l’état brut, comme bon il me semble et avec la partenaire qui me plaît, ce qui reste en totale osmose avec mon caractère indépendant.

Ingrid était terriblement embarrassée. Les confidences intimes de sa tante la faisaient rougir. Celle-ci continua :

  • Elle m’a dévoilé un univers que j’ignorais et elle a tout chamboulé, mes repères, mes convictions… Cela a été au début extrêmement déstabilisant. Mais j’ai fini par réellement adoré cela, je lui ai tout donné, tout cédé, et je ne comprends toujours pas son envie de mettre brusquement un terme à notre liaison. Elle m’a brisé le cœur et l’échangisme me permet maintenant de m’enivrer de sexe sans jamais m’attacher. Avec des femmes exclusivement, bien évidemment…
  • Mais… Tu crois que tu es réellement lesbienne ou que tu vas revenir aux hommes ?
  • Les hommes ? Plus jamais ! J’ai goûté au fruit défendu et je m’en suis délectée… Je te le répète, je compte bien renouveler l’expérience et rattraper le temps perdu, crois-moi ! Même si je dois aller pour cela en enfer !
  • Tu n’iras pas en enfer pour ça quand même ! Et, après tout, après ce que tu as vécu et souffert, tu as raison d’en profiter.
  • J’ai raison ? Ces mots sonnent étrangement dans ta jolie petite bouche… Tu as toujours été prude et un peu vieux-jeu… Comme ta mère.
  • Oh ? Pas autant j’espère !
  • Non, je te taquine… Mais je suis tout de même certaine que l’idée de coucher avec une autre femme ne t’a jamais effleuré l’esprit.

     -  Et tu as bien raison…les femmes, c’est vraiment pas mon truc. Tiens, moi qui me plains d’avoir un amant avec un tout petit sexe, comment je ferai avec une femme qui n’en a pas du tout ? L’horreur ! Je serai trop frustrée.

  • Pas du tout, bien au contraire… Les femmes savent se donner du plaisir de toutes les façons inimaginables. Elles peuvent user de variantes et de fantaisies que tes rêves les plus fous n’ont jamais osés soupçonner. Attends, je reviens…

Vive comme l’éclair, elle se dressa d’un bond et disparut dans sa chambre. Ingrid était de plus en plus gênée. Sa tante une lesbienne ? Jamais elle ne l’aurait imaginé. Maintenant, certains gestes qu’elle avait eu envers elle prenaient toute leur signification. De manière anodine, d’abord, sa façon de la complimenter sur son physique, la serrer dans ses bras, se faire caressante et attentionnée… Cela voulait-il dire qu’elle la draguait ? Non, c’était absurde, elle divaguait… Elles étaient de la même famille, sa tante l’avait vue grandir, lui donnant le biberon, la prenant dans ses bras pour lui raconter des histoires, et son récent coming-out ne changeait en rien leurs relations. Tous ses gestes tendres n’avaient aucune ambiguïté. Mais ne lui avait-elle pas avoué que sa maîtresse américaine avait son âge ? Ce qui pouvait dire que Julie entretenait pour elle une attirance secrète et interdite et que plus elle y luttait et plus ses pulsions gagnaient en intensité. A cette idée, une bouffée de chaleur monta en elle. Autant les avances d’un homme l’agaçaient prodigieusement, autant les attentions d’une femme envers elle avait quelque chose de nouveau, de flatteur, de troublant presque… Tout cela était intensément bouleversant. Plaire à une femme et de surcroît à un membre de sa famille ! L’interdit était étrangement stimulant !

Ses yeux s’écarquillèrent de surprise lorsque Julie revint avec un gadget inconnu et monstrueux, d’une taille impressionnante. Sa tante le brandit avec fierté, comme un trophée.

  • Tiens, voilà un gode ceinture. Plus besoin d’homme pour prendre du plaisir. Avec ça, les effets sont garantis, il y’en a pour tous les goûts et toutes les tailles. Pas de panne, pas d’éjaculation précoce, c’est du plaisir non stop pour de longues heures et de longues nuits. Aucune déception et aucune frustration possibles. Les hommes peuvent se rhabiller avec leur engin ridicule dont ils ne savent même pas se servir !

Ingrid tenta de contrôler les tremblements nerveux qui l’agitaient de la tête aux pieds. Des images impudiques passaient devant ses yeux. Julie avec une autre femme - sa jeune amante américaine - tenant son faux sexe comme une arme redoutable pour le pointer vers les cuisses de cette autre femme. Julie se met à genoux, écarte les jambes de sa partenaire en les relevant et plonge son gadget monstrueux dans le sexe féminin, entièrement rasé, ouvert et brillant de sa liqueur intime, accueillant goulûment la pénétration alors que le va et vient prend un rythme de plus en plus soutenu. Et la pénétration s’éternise, dure une éternité, faisant hurler la femme de plaisir qui n’en peut plus d’être terrassée par des orgasmes successifs. Et cette femme, brusquement, ce n’est plus Susan, mais c’est elle, Ingrid ! Une Ingrid méconnaissable et survoltée alors que son corps exige toujours plus de plaisirs ! La pensée est si vive qu’elle en ressentit les sensations. Désorientée, sa poitrine se dressa et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir de plaisir. Elle détourna vite les yeux, rouge comme une pivoine, honteuse et perdue. Julie affichait un sourire satisfait avant de repartir avec son gadget. Elle revint les mains vides, riant pour un rien et prenant un malin plaisir à taquiner Ingrid.

  • Tu ne savais pas que les femmes utilisaient des sex-toys pour se donner encore plus de plaisir ?
  • Si, si, bien sûr…
  • Tu mens. Tu es tellement naïve et innocente. Ta fraîcheur et ton insouciance feraient des malheurs si je te présentais à quelques-unes de mes amies New Yorkaises. Elles donneraient leur âme au diable pour t’initier à leurs jeux érotiques. Il n’y a pas plus excitant que pervertir une hétérosexuelle convaincue, de surcroît si jeune et inexpérimentée.
  • Arrête de me prendre pour une écervelée qui ne connaît rien à la vie.

Ingrid n’aimait pas la tournure que prenait cette conversation. Elle passait pour une idiote, une vierge effarouchée, et même si cela était en partie vrai elle se vexait qu’une autre personne vienne le lui rappeler. Julie ne lâcha pas le morceau, la titillant là où cela fait mal.

  • Je suis certaine que si une de mes amies te draguait ouvertement, tu serais morte de honte et empotée. Tu fuirais ventre à terre au lieu de l’affronter ou la provoquer, car tu es bien trop coincée pour faire preuve d’audace ou de témérité.
  • N’importe quoi ! Personne ne m’a jamais fait peur, et encore moins une femme qui voudrait m’entraîner dans son lit. Au contraire, cela m’amuserai de l’allumer, de jouer avec elle… Ce serait trop drôle de l’aguicher pour la laisser ensuite sur sa faim !

Ingrid ne se reconnaissait plus. Elle ne serait jamais cru capable d’avoir de tels propos, mais Julie avait eu le don de l’agacer et la blesser dans son orgueil. Elle ne cessait de l’observer avec ironie, avec un sourire à la fois moqueur et vorace. Elle se régalait de la provoquer et Ingrid partait au quart de tour, trop ivre pour y détecter la moindre malice. Julie avança sournoisement un autre pion sur l’échiquier.

  • Et tu ferais quoi pour l’aguicher ?

Ingrid ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit. Son esprit embrumé ne trouvait aucune solution, et c’est sans réfléchir qu’elle balança brusquement :

  • Je lui ferai un strip-tease. C’est ça, une danse lascive qui lui laisserait la langue pendante et la bave tout autour !

Julie s’esclaffa avec méchanceté :

  • Je voudrai bien voir ça !

Piquée au vif, Ingrid se dressa d’un bond, si prestement que la tête lui tourna. Elle retrouva son équilibre, et commença d’une main tremblante à se déshabiller, se déhanchant en même temps au rythme d’une danse fictive.

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Ses gestes étaient mal assurés, ses mouvements maladroits, son sourire emprunté alors qu’elle tentait d’afficher une sensualité forcée, mais sa beauté et sa fraîcheur rayonnaient d’une telle énergie que Julie en eut vite la gorge sèche. Son regard restait figé sur ce jeune corps parfait qui se mouvait devant ses yeux comme une délicieuse offrande, et elle en avait des picotements au creux des mains. Elle résista à la tentation. Ingrid était la jeune femme la plus désirable, si fragile et troublante dans ses sous-vêtements qui la rendaient terriblement sexy. Depuis son retour, Julie devait reconnaître qu’elle pensait souvent à Ingrid avec plaisir, nouant le désir de la revoir, de goûter sa présence féminine, sa timidité et sa fragilité qui lui donnaient envie de la protéger, la réconforter. La jeune femme apportait quelque chose de frais et de spontané dans la maison, une forme de pureté à laquelle elle ne se serait jamais crue sensible. Elle était agréable, vivifiante et pétillante malgré sa réserve, et elle gardait de toutes leurs soirées une nostalgie éthérée. Souvent, la nuit, ses sentiments prenaient d’autres tournures beaucoup moins innocentes, l’envie de corrompre cette délicieuse ingénue, de l’initier à toutes formes de perversions qui la ferait devenir une authentique lesbienne totalement libérée de ses inhibitions. Il lui arrivait souvent de fantasmer sur elle, atteignant des orgasmes aussi rapides qu’intenses qu’elle en restait ensuite désorientée, malade de honte et de remords. Un mal délicieux qui l’obsédait. Julie secoua la tête pour chasser ces pensées impures, elle ne voulait plus y songer. Ingrid venait de tituber, et Julie l’accueillit aussitôt dans ses bras. Prévenante, elle l’étendit sur le canapé, la positionnant confortablement sur le dos, et Ingrid s’abandonna avec un râle éperdu. Elle était divinement affolante ainsi étendue, comme offerte, juste vêtue de dessous affriolants qui la rendait encore plus désirable. Julie n’y tint pas, lui caressa les épaules, le ventre, avec une douceur infinie. La caresse prit Ingrid par surprise qui se tendit comme un arc.

  • Chut, détends-toi, lui susurra Julie au creux de l’oreille.

Sa voix était apaisante. Elle lui sourit, lui promit que tout allait bien. Ingrid se laissa bercer, se détendit. Bientôt, une chaleur intense envahit son corps alors que des doigts légers dessinaient des courbes autour de son nombril, remontant vers le haut, glissant entre ses deux seins pour escalader doucement celui de gauche.

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Julie trouvait qu’elle avait une poitrine splendide et le lui dit d’une voix rauque. Elle posa sa main à plat sur le sein d’une façon plus appuyée, s’arrangeant pour frôler la peau nue prés de la bretelle. La caresse était réellement déplacée, et Ingrid ressentit un long frisson inconnu, si différent. Cela n’était pas désagréable, bien au contraire. Elle sentit un souffle chaud vers son cou,

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 et le baiser qui s’ensuivit la sortit brutalement de sa torpeur. Julie allait trop loin. En reprenant ses esprits, Ingrid ressentit un malaise. Elle avait hâte de quitter cette maison et une tante qui se faisait trop pressante. Elle balbutia des excuses, mit sa robe en  86034.jpg

en vitesse et sortit précipitamment. Julie la rattrapa alors qu’elle regagnait sa voiture.

  • Reste, ne fais pas l’idiote. Tu n’es pas en état de conduire.

Ingrid secoua la tête, dans l’incapacité de parler. Elle était encore bouleversée, en état de choc. Julie insista pour qu’elle ne prenne pas le volant et qu’elle dorme dans la chambre d’amis mais elle refusa catégoriquement. La fraîcheur de la nuit lui avait remis les idées en place et, sans un regard en arrière, elle démarra et s’éloigna à vitesse réduite.

Ingrid déverrouilla la porte de l’appartement et entra. Elle déposa ses affaires sur un des sofas. La journée à l’université avait été longue et fastidieuse, courant d’une salle de cours à une autre pour finalement s’enfermer trois longues heures à la bibliothèque afin de prendre des notes en vue de son mémoire de fin d’année. Elle n’aspirait plus qu’à une soirée bien calme devant la télé avec un plateau repas. Une rediffusion d’un film avec Sandra Bullock, une comédie sentimentale comme elle les adorait, serait le programme idéal. Elle aimait au fond gérer sa vie comme elle l’entendait, sans contrainte, sans risque, un cocon douillet dans lequel elle se complaisait. De plus, grâce à ses parents qui la protégeaient de tout besoin financier, elle pouvait s’assumer sans difficultés. Le week-end vint plus vite que prévu, avec la présence d’un Gilbert plus fade et ennuyeux que jamais. Le samedi soir, ils firent l’amour, d’abord sans passion, comme un besoin hygiénique pour assouvir quelques instincts naturels et pour garder quelques liens affectifs. Alors que le désir avait du mal à venir, des images de Julie et ses ébats avec son amie Susan envahirent sa tête et enflammèrent vite son corps. Alors que le sexe de son ami n’allait pas au fond d’elle, la laissant sur sa faim, elle se sentait animée d’une ardeur dévorante, un besoin incontrôlable d’aller au bout de ses envies . D’assouvir ses fantasmes. Pourtant, il y’ a des désirs qu’on ne peut pas satisfaire, des expériences qu’on doit ignorer, et la raison fît retomber son excitation aussi vite qu’elle s’était allumée. La tentation d’y céder l’obséda le lendemain. Seule entorse à ses habitudes, le repas dominical chez ses futurs beaux-parents, ce qui s’avérait alors la corvée la plus ennuyeuse de toute sa vie. D’autant plus qu’elle ne faisait que fantasmer sur Julie et l’utilisation de son gadget, et elle se montra encore plus absente. Il lui fallait penser à autre chose pour reprendre ses esprits. Mais cela n’était pas facile alors qu’une petite voix intérieure lui disait qu’elle était troublée par cette femme, et que sa morale refusait de l’admettre. Quand elle se demandait si elle était lesbienne, elle s’efforçait aussitôt de chasser cette pensée ridicule, comme prise en faute. Mais il n’y avait pas que cela. La présence de Julie lui manquait. Son dynamisme, sa vivacité, son humour. Elle lui apportait un vent de liberté. De l’assurance et de la chaleur. Julie lui prodiguait un véritable réconfort, de l’audace, la sensation d’être belle et désirable, et l’envie de se laisser prendre en main et se laissait guider la tenaillait comme une faim dévorante. Sa tante la recevait toujours à bras ouvert, se montrait attentionnée, lui offrant un soutien bienfaiteur. Ingrid se sentait alors réellement importante. Sa présence lui était donc aussi précieuse que bénéfique. A l’idée de la perdre, un sentiment de tristesse la submergea. Elle comprit qu’il lui faudrait vaincre sa timidité, ses inhibitions, et qu’il était parfois impératif de forcer son caractère. Demain, elle lui téléphonerait. Mais Julie ne prendrait-elle pas cela pour autre chose qu’une simple relation familiale ? Indécise, elle attrapa la télécommande et mit la télé pour créer une présence. Le type de présence impersonnelle qui meublait le silence sans pour autant se montrer envahissante, lui donnant l’impression de ne pas être si seule. Sans même regarder ce que diffusait la chaîne, elle se rendit dans la cuisine pour ressembler sur un plateau de quoi grignoter. Cette nuit encore, elle retarderait au maximum le moment de se coucher. Elle en avait marre des nuits blanches et agitées, se tournant dans tous les sens dans son lit sans trouver le sommeil. Absorbée dans la contemplation passive du tube cathodique, elle sursauta quand la sonnette retentit brutalement. Il était presque vingt et une heure du soir. Qui donc pouvait lui rendre visite à cette heure-ci ? Elle se leva précipitamment et sa tête se mit à tourner. Elle se tint aux murs, le temps que son trouble se dissipe. Son cœur battait la chamade. Cette visite tardive et imprévisible venait rompre ses habitudes et cela l’emplissait d’une panique irraisonnée. Finalement, elle réussit à atteindre la porte.

  • Qui est là ? demanda t- elle en haussant le ton.
  • C’est Julie.

Ingrid la laissa entrer. Aussitôt, Julie se montra légère et réconfortante, jouant habilement de son humour pour détendre l’atmosphère. L’incident de l’autre jour fut vite oublié. Ingrid accepta les cocktails alcoolisés que Julie lui prépara, se débrouillant avec ce qu’elle trouvait dans sa cuisine, innovant des mélanges explosifs. De fous rires en cocktails, la soirée s’annonçait drôle et chaleureuse. Un peu grisée, Ingrid la laissa jeter un coup d’œil dans ses armoires, la laissant faire le tri de ce qu’il fallait garder et se débarrasser.

  • Tu ne peux pas être aussi bien foutue et mettre des vieilleries pareilles ! dit-elle en jetant des habits au sol d’un air dégoûté.

Elle choisit avec une grande attention parmi sa garde-robe ce qu’elle devait mettre en priorité selon les occasions, lui donnant des conseils avisés. Elle se sentait le devoir de s’occuper d’elle, s’activant comme une abeille débordée, courant d’une armoire à l’autre, la motivant pour qu’elle essaie tous ses habits. De mauvaise grâce, Ingrid faisait des essais, embarrassée lorsque sa tante insistait pour qu'elle enfile les robes les plus légères, les tenues les plus moulantes. La robe d’été qu’elle lui choisit l’embarrassa. Elle avait l’impression d’être nue là-dedans. Au contraire, Julie la trouva craquante. Elle posa sa main sur son épaule nue.

  • Tu as une peau exquise, Ingrid. Il faut la mettre en valeur.

Ingrid dissimula son sourire gêné en baissant la tête. La couleur de la robe donnait à sa peau un teint hâlé et resplendissant. Du bout des doigts, Julie lui effleurait maintenant la joue.

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 Ingrid se mit à avoir des frissons et, les jambes tremblantes, s’assit sur le rebord de son lit. Julie s’installa à ses côtés, soupirant d’aise.

  • Si on passait aux choses sérieuses ?
  • Désolée, mais toute bonne chose a une fin. Il est bientôt minuit. Il est temps de se coucher.
  • Ah ? Toutes les deux, dans ta chambre ?

Le visage de Julie était grave alors qu’elle la dévisageait avec insistance. Ingrid n’osait pas la regarder en face.

  • Ne dis pas n’importe quoi.
  • Pourquoi ? On pourrait passer la nuit toutes des deux à se faire l’amour comme jamais on ne l’aurait fait, non ? Ce serait dommage que je rentre chez moi et qu’on dorme chacune de notre côté alors qu’on en meure d’envie toutes les deux.

La voix d’Ingrid se mit à trembler.

  • Tu sais bien que c’est impossible. Je t’aime comme une tante, comme une mère presque, ne viens pas tout gâcher.

Julie se rapprocha d’elle en la dévorant des yeux.

  • Une tante qui t’embrasserait comme ça alors…

Elle se pencha et prit possession de sa bouche, cherchant aussitôt sa langue. Surprise, Ingrid la laissa faire. Le baiser était doux, long et appliqué.

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Malgré elle, Ingrid ressentit des frissons de la tête aux pieds, et sa langue se mêla au jeu sans qu’elle le veuille. C’était son premier baiser de fille.

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Terriblement sensuel et excitant. Lorsqu’il prit fin, elle retrouva ses esprits. De ses yeux implorants, elle la supplia de cesser là ce jeu dangereux, mais Julie était trop excitée pour faire marche arrière. Elle la poussa au fond du lit,

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la coinçant contre le mur. Ses mains descendirent dans l’échancrure de sa robe et elle prit possession de ses seins aux bouts tendus.

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Ingrid gémit. Et ne cessa de râler lorsque les baisers avides picorérent ses seins,

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avant de remonter le long du cou, cherchant sa bouche.

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Puis Julie s’accroupit entre ses jambes écartées, caressant l’intérieur de ses cuisses tout en fixant le renflement sensuel qu’elle percevait sous la culotte, la retroussant jusqu’au nombril. N’y tenant plus, elle saisit alors l’élastique aux hanches et commença à tirer le slip vers le bas. Ingrid serra ses jambes pour ne pas lui faciliter la tâche, articulant des gémissements de protestation.

  • Non ! Julie, on ne doit pas…

En vain. Julie étouffa ses plaintes en lui insérant la culotte dans la bouche,

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prenant en même temps possession de son sexe d’une main active, le caressant sur toute la longueur. La caresse prit Ingrid par surprise, et la sensation en fut si vive et délicieuse qu’elle se fit tout molle, brisant net ses hésitations. Son cœur battait très fort et elle se sentait toute mouillée d’excitation. Aussi, c’est sans difficulté que Julie la posséda de ses trois doigts, la masturbant sans relâche. Ingrid ne pouvait que répondre de tout son corps consentant à cette caresse divine, et elle s’offrait entièrement à cette femme. Celle-ci enfonça alors un autre doigt en elle, la délivrant de cette frustration accumulée, attisant son désir de plusieurs degrés en se mettant à sucer ses deux tétons dressés par l’envie. Ingrid étouffa ses plaintes, honteuse d’être déjà au bord de l’orgasme. Elle se mordit les lèvres pour retenir un cri de frustration lorsque Julie cessa sa caresse. Son regard était embué de désir lorsqu’elle la dévisagea, sans comprendre. Julie se mit à genoux et ôta ses vêtements. À son tour, Ingrid se redressa et finit de se dévêtir. Un instant, elles restèrent face à face, immobiles, comme interdites, le souffle court en se dévorant des yeux. Puis elles s’enlacèrent. Julie se coucha sur elle, se coulant et se déhanchant sur tout son corps d’un mouvement lent et sensuel. Leurs seins se frottaient, et les mains d’Ingrid descendaient le long du dos de sa partenaire jusqu’à ses fesses et remontaient frénétiquement. Elle se cambra brutalement, poussant un cri de surprise alors que Julie pressait ses seins, lourds et agressifs, sur toute la longueur de son vagin lubrifié,

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titillant le clitoris d’une façon agaçante, appuyant les tétons dressés comme des crayons au plus profond de son puits d’amour.

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C’était délicieux et insoutenable. Ingrid était sa chose, elle voulait qu’elle la possède et Julie répondit à ses attentes en enfonçant la tête entre ses jambes, stimulant son clitoris de la bouche, glissant dans la vallée ruisselante de toute la longueur de sa langue. Ingrid n’en pouvait plus. Elle se tordait en tout sens, haletante et tremblante.

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Julie finit par lui arracher un orgasme si violent qu’elle faillit perdre connaissance, hurlant sa libération et agitant sa croupe sur sa bouche qui se fit plus active. Elle se sentait à peine apaisée, encore tiraillée par la faim. Le désir la rendait gourmande. Un désir qui atteignit son paroxysme lorsque Julie se leva, sortant un objet de son sac à main. C’était un gode ceinture qu’elle enfila avec autant de rapidité que de dextérité. A genoux sur le lit, elle le brandit comme un trophée, le dévoilant sous le regard trouble de Ingrid qui n’arrivait pas à s’en détacher, comme fascinée.

  • Prends-le dans ta bouche, lui ordonna Julie.

Etrangement, Ingrid ne se fit pas prier. Elle n’avait jamais vu un sexe – même s’il était factice – aussi gros, long et d’une impudeur déroutante. Docile et obéissante, c’est le souffle court qu’elle le saisit entre ses lèvres, jouant de sa langue sur toute la longueur, le léchant avec passion,

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l’idolâtrant comme une œuvre d’art qui, summum de l’érotisme, allait la pénétrer de toute sa divinité. Elle en frémissait d’impatience, prête à relever tous les défis inimaginables. Aussi, elle se laissa guider alors que Julie la retourna . Celle-ci mit les mains sur ses hanches puis releva ses fesses, positionnant la croupe de sa jeune partenaire pour qu’elle soit totalement offerte. Ses doigts entamèrent un délicieux massage sur la raie des fesses, du sphincter au vagin, puis elle humidifia avec sa bouche toute cette anatomie pendant une trop courte minute. Ingrid sentit soudain le bout du gode se présenter face à son orifice, vaginal d’abord, et elle en gémit de surprise. Les mains de Julie agrippèrent ses épaules et, d'un seul coup de rein, elle la pénétra vigoureusement.

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  Ingrid laissa échapper un cri. N’y tenant pas compte, Julie investit sa vallée intime jusqu'à la garde du gode. Ingrid hurla, ses mains tordaient les draps, elle remuait de la croupe, accentuant les coups de boutoir qui la défonçaient.

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L’orgasme explosa en un plaisir indicible. Il fut si intense et bouleversant qu’elle ne réalisa pas tout de suite que le gode s’était retiré pour que le bout du gland effectue de lents mouvements de va-et-vient à l'entrée de son autre orifice, au bord de l’anus. Peu à peu, les déhanchements prenaient plus d'amplitude et, brusquement, de nouveau, les coups de boutoir qui s’amplifiaient provoquaient de nouveaux hurlements de plaisir. Hors d’elle, Ingrid trouvait la souplesse pour se redresser,

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cherchant la bouche de son amante,

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comme pour l’encourager à poursuivre, avant de retomber à quatre pattes, éblouie et anéantie par tout ce qui lui arrivait. Combien de fois Ingrid atteignit-elle l'orgasme pendant les minutes qui suivirent ? Elle était incapable de le dire mais, ce qu’elle savait, c’est qu’elle n’avait jamais connu un tel plaisir. Et cela n’était pas fini… Alternant les pénétrations, Julie la retournait à sa guise, sur le dos ensuite,

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lui faisant l’amour avec un mélange de fureur et de tendresse. Au bout d'une heure de ce traitement, elle l’acheva tendrement, l'emmenant vers une ultime jouissance en lui susurrant des mots doux à l'oreille. Enfin, elle se retira, contemplant sa victime, vaincue et heureuse de son état, le corps ruisselant de sueur, baisée comme elle ne l’avait jamais été.

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Reconnaissante et amoureuse, Ingrid se coula sur elle, parcourant son corps de la langue,

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 et, encastrées l’une dans l’autre, sexe contre sexe, mêlant clitoris et poils, elles trouvèrent un plaisir immense dans ce frottement voluptueux, frustrant par instant, mais si divin dans toutes ces sensations diffuses que cela leur procurait.

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 L’excitation finit par être si vive que, tremblantes et gémissantes, elles explosèrent de plaisir en même temps. Ingrid était ébahie d’avoir atteint un autre orgasme. Eperdue d’amour, ses deux bras enlacèrent sa partenaire. Elles s'embrassérent longuement, avec une tendresse infinie.

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Ingrid ne s'en lassait pas. Son regard semblait perdu et un feulement ininterrompu de panthère s'échappait de sa gorge. Elle ne cessait de l’observer, croisant son regard, cherchant à comprendre ce qui lui arrivait. Soumise. Comblée. Elle était sienne. Pour toujours.

Ingrid et Julie continuèrent de se fréquenter, s’accrochant à leur amour, se perdant dans une relation charnelle si intense qu’elle les protégea un moment du reste du monde. Puis, lassée de vivre son homosexualité en cachette, de se battre contre les idées reçues, Ingrid finit par mettre les choses au clair en prévenant ses parents qui, accusant difficilement le coup, ne pardonnèrent jamais leurs choix. Aucune réconciliation n’était possible. Peu importe. Ingrid assuma son homosexualité. Puis son goût pour l’échangisme. Elle voulait tout partager avec son amante. Sans aucune limite…

20 août, 2009

Libertinage 1

Enregistré dans : LIBERTINAGE — nicogarner @ 17:21

Prenons le cas de Sandrine.

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Gentille, douce et attentionnée, tantôt elle démontre un caractère sage et docile mais, lorsque la passion l’emporte, elle peut se révéler sexy et espiègle.

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Pourtant, il y’ a toujours une certaine retenue en elle, comme s’il lui manquait un brin de folie et d’audace. Elle en est consciente et en connaît les raisons.

Sandrine avoue : ” Après plusieurs années ensemble tous les couples cherchent de nouvelles sources d'excitation pour éviter la routine et la monotonie. Avec l'idée que l'amour du conjoint nous est acquis, on néglige souvent de se soucier de son apparence comme on avait l'habitude de le faire au début de la relation. Depuis que j’ai osé l’échangisme, nous avons changé notre perspective et nous faisons, mon mari et moi, de plus grands efforts pour se plaire mutuellement. Mais cela a été un long travail sur nous-même, basé sur la confiance, le dialogue et notre amour l’un pour l’autre. Cela n’est pas venu du jour au lendemain.
Les désirs sexuels s'estompent aussi avec le temps, la preuve est que la plus grande cause de divorce est l'infidélité. Boulot-dodo, le stress, les enfants qui accaparent toute notre énergie, nous délaissions sans le vouloir notre intimité. Et, au lit, je n’étais pas ce qu’on peut appeler une bombe sexuelle. Peu d’étincelle au fond du ventre, pas de grand frisson, le désir ne m’emportait pas très loin alors que je sentais qu’il suffisait de peu pour avoir le déclic libérateur. Bien sûr, il m’arrivait d’aimer ça quand on le faisait, mais c’est lui surtout qui était le plus demandeur, cela venait rarement de moi-même.

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Il prenait toujours les devants, arrivant tout de même, à force de patience, à m’emporter là où le voulait, sur le chemin voluptueux du plaisir.

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Evidemment, du plaisir, j’en avais mais, sans que je puisse l’expliquer, il me manquait quelque chose. Je ne sais pas quoi, le petit truc en plus pour que j’apprenne enfin à me lâcher. Ma libido s’est améliorée quand j’ai trouvé le petit piment qui me faisait défaut : le fantasme, et plus particulièrement une envie d’aller voir ailleurs. Je ne sais pas pourquoi, et je m’en suis rendue compte tout bêtement en tombant un jour par hasard sur une revue porno que des collègues de boulot avaient laissés traîner sur un bureau. Je l’ai feuilleté à la va-vite, passant sur les pénétrations hommes et femmes qui me faisaient beaucoup d’effet et stoppant nette sur des photos de lesbiennes qui s’embrassaient et se caressaient avec une intensité incroyable.

Là, c’est comme si on m’avait donné un coup de poing en plein ventre, j’ai trouvé cela hyper érotique et hyper excitant. Le soir, c’est moi qui suis allée trouver Marc car j’avais envie réellement de faire l’amour, avec une fougue et un appétit qui nous a surpris tous les deux. Avec mon mari, on se dit tout, et je lui en ai donc tout raconté. Il a rien dit, mais la semaine d’après il a loué une cassette d’un film x lesbien, et cela m’a fait le même effet incroyable, comme si j’étais une autre. Marc, lui, était heureux et comblé, et cela est devenu un jeu entre nous, un aphrodisiaque qui était notre petit jardin secret pour pimenter notre vie sexuelle lorsqu’elle retombait dans la monotonie. Cela a duré sept ans. Mais, avec les années qui passent, ma vie sexuelle qui s’affirmait, ces petits jeux innocents ne me suffisaient plus, j’avais de plus en plus envie de tenter l’expérience avec une fille, cela me troublait et m’effrayait en même temps : la certitude d’adorer ça, et la peur aussi de trop aimer ça justement… Inconsciemment, j’avais d’autres réactions au lit, cherchant davantage les préludes, les préliminaires et la sensualité qui, avec Marc, ne répondaient pas vraiment à mes attentes. Il me caressait avec des mains d’homme, et c’étaient un corps et des mains de femmes que mon corps exigeait. Contre cela, il ne pouvait rien faire. “

 

Sandrine ne peut pas lutter contre ses propres démons qui, enfouis depuis trop longtemps, s’éveillent avec une trop forte intensité. Elle trahit ses désirs secrets dans l’intimité même avec un mari qui, malgré ses efforts, se laisse vite dépasser par les événements. La sexualité révèle notre vrai visage. Durant l’acte sexuel, certains gestes, positions, circonstances nous émeuvent plus que d’autres : ils s’adressent à des tendances de nous-mêmes dont nous n’avons pas conscience. Une jeune femme ne s’épanouit qu’avec des partenaires doux, attentionnés, préfère le plaisir qu’elle reçoit, n’aime pas trop donner, avec une préférence pour les préliminaires raffinés et les préludes plus subtils, et une fascination pour les images érotiques montrant deux femmes ensemble : elle aura des envies latentes de bisexualité ou de vraies tendances homosexuelles…Ainsi, c’est dans l’excitation que tombe le masque social, dévoilant son vrai visage.

Sandrine continue de témoigner : Mon mari et moi sommes passés à l’acte. Je ne le remercierai jamais pour sa confiance, mon amour n’a cessé de croître lorsqu’il a compris mes envies, me comprenant et m’acceptant tel que j’étais. C’était pour moi la plus belle preuve d’amour. Avant le jour J, j’ai constaté que mon corps commençait à réagir différemment. Toutes les fibres de ma sensualité étaient en éveil, comme à l’approche d’un fruit défendu. Je ne sais pas ce que c’était, le danger de ce qui m’attendait, l’interdit, le renouveau, mais en tout cas cela avait un effet délicieusement agréable sur ma libido. Mais, en même temps, quelque chose me tracassait. L’idée que Marc se retrouve en retrait lorsque je viendrai à le faire avec une fille me dérangeait, c’est comme si je le mettais volontairement à l’écart, l’excluant alors que je risquais de prendre un plaisir fou avec une autre personne. L’imaginer souffrir, se torturant moralement en s’imaginant ce que je faisais égoïstement dans les bras d’une femme me semblait cruel, et je ne voulais pas qu’il me le reproche un jour. Alors l’évidence s’est imposée. Je tenais à sa présence, qu’il partage avec moi ce moment unique et sans doute merveilleux. Qu’il me voit avec cette fille et, ensuite, lorsque j’en aurai envie, qu’il vienne nous retrouver. Cela me rassurait, l’avoir à mes côtés. Ainsi, nous le ferions ensemble, un lien encore plus fort qui nous rapprocherait, un bonheur partagé.

La magie a opéré dés que je suis entrée dans cette discothèque libertine. La peur de l’inconnu, l’insolite du cadre et des gens, cette ambiance sensuelle, chaude et électrique avec tous ces couples qui flirtaient partout. Déjà, j’étais troublée, et jamais je ne me suis sentie aussi belle, aussi désirable, avec de l’audace dans ma façon de danser, de bouger. Je me sentais femme –avec un grand F - et vivante. Puis une femme ne cessait de me dévorer du regard, elle était belle, indécente et sexy. Déjà, j’étais conquise. Elle est venue s’installer à côté de moi et on a commencé à parler. Mon mari, qui se sentait en trop, est parti au bar.

Lors de ma première expérience, l'autre femme – Eve -
(appelons-la Eve), m'a dit que, bien qu’en couple avec un homme, elle avait toujours été attirée par les femmes et fréquentait uniquement les clubs échangistes pour ce genre d’expérience. Eve m’a présentée une amie, Julie, une blonde de quarante ans, très extravertie et volubile, et drôlement sexy. Après avoir fait connaissance, elles m’ont proposées d’aller dans une chambre et de faire plus intimement connaissance. J’étais paralysée par la peur – et l’excitation aussi – et je voulais surtout l’accord de mon mari. Du bar, il a acquiescé de la tête, me donnant ainsi son autorisation.

Ainsi, je me suis retrouvée sur un lit avec ces deux femmes que je connaissais à peine et, après quelques banalités, elles ont commencé à me toucher le visage et les épaules, cherchant un contact de plus en plus précis. J’étais paralysée par l’appréhension, et mon visage devait exprimer une telle tension

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qu’elles m’ont mises en confiance, me parlant, me rassurant, avec le libre-arbitre de tout arrêter quand je le voulais. J’ai réussi à parler – à croasser plutôt – exprimant mon inquiétude : n’ayant jamais eu de relations homosexuelles, il me paraissait disproportionné de commencer avec deux femmes en même temps ! Julie s’est alors mise en avant, exprimant son désir d’être ma première femme, que son savoir était illimité, son expérience infinie, et que je ne regretterais jamais nos ébats lesbiens. Elle savait se vendre car je n’ai trouvé aucune hésitation à formuler. Alors elle a commencé à me caresser par-dessus les vêtements, lentement… Jusqu'à ce moment-là, tout allait bien. Eve m’a pris la main pour que je me mette à la caresser,

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puis aussi à toucher aussi Julie,

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que je ressente un contact tactile différent, extrêmement sensuel. Ensuite, elle s’est rapprochée pour venir me caresser les seins avec les mains, me poussant peu à peu dans les bras de Julie..

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Puis, cette dernière m'a embrassée. Cela a été le déclic. Le baiser d’une femme est incomparable, elles ont une façon incroyable dont elles ont seules le secret pour donner la chair de poule, c’était renversant et fabuleux.

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C’est à peine si je me suis rendue compte que l’autre femme nous laissait.

Je suis littéralement tombée dans ses bras à flirter comme une gamine de 12 ans qui découvre brutalement ses premiers émois amoureux. Puis elle m’a prise par les mains pour m’amener au fond du lit, m’installant confortablement. J’avais les jambes qui tremblaient, avec un mal fou à respirer, et j’ai commencé à ne plus rien contrôler lorsqu’elle s’est glissée entre mes jambes, se frottant contre moi avec une volupté incomparable,

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simulant la pénétration alors que nous étions toutes les deux encore habillées. L’excitation est montée d’un coup, me laissant au bord d’un plaisir inouï qui me laissait au bord du précipice, dans un état de frustration incroyable. Je crois que j’ai crié, la suppliant d’aller plus loin. Elle a fini par avoir pitié de mon supplice et j’ai eu mon premier orgasme alors qu’elle s’est mise à me caresser par-dessus mon string.

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Elle avait une façon diabolique pour me caresser et faire monter mon désir de plusieurs degrés.

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Quand elle a ôté mon haut et m’a dévoré la poitrine avec un appétit insatiable,

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c’est tout mon corps qui vibrait à l’unisson, adorant et réclamant cette bouche féminine de tout son être. Un désir encore plus trouble m’a emporté lorsqu’elle a commencé à se déshabiller, ôtant son haut, dévoilant une poitrine lourde que le soutien-gorge avait du mal à contenir. J’en avais la tête qui tournait. C’est d’instinct que j’ai eu envie de les toucher, de la main d’abord,

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 en tremblant comme une feuille, puis de la bouche, avec une gourmandise si féroce que cela en était effrayant.

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J’ai osé caresser une autre femme.
Enfin, pour la première fois de ma vie, je pouvais sentir un sein ferme au creux de ma main qui n'était pas le mien.

Ce qui m'a le plus frappé, c'est la douceur, jamais je n'avais pu sentir à quel point le sein d'une femme est doux et de sentir se dresser son mamelon dans ma bouche, ce petit chatouillement que cela procurait, j'ai adoré.

Nous nous sommes caressées mutuellement de longues minutes, échangeant baisers mouillés,

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tantôt tendres ou passionnés, puis elle a repris les rênes, bien décidée à mener la danse, sa danse, de celle qui a déjà de l’expérience et veut imposer son rythme.

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 Lorsqu’elle a posé sa bouche sur mon sexe, j’étais prête à m’évanouir tant le plaisir était intense.

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J’ai eu deux autres orgasmes successifs qui m’ont littéralement bouleversés. J’ai hurlé de plaisir.

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Puis, à mon tour, j’ai franchi la ligne rouge, osant caresser une autre femme. Tandis qu’elle se frottait sur moi, je lui ai donné du plaisir, la caressant par dessus son sous-vêtement,

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glissant ensuite mes doigts à l’intérieur de sa vallée intime, et m’excitant de la faire jouir.

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 C’était si érotique que mon désir, malgré tous mes orgasmes, est reparti de plus belle, prêt à affronter d’autres délices bien plus intenses encore. Lorsqu’elle m’a abandonné pour fixer autour de sa taille un gode-ceinture, j’ai crû défaillir. Durant nos précédents ébats, il m’avait semblé entendre un mouvement derrière nous, et je soupçonnais là la complicité de Eve, apportant dans la plus grande discrétion ce gadget. J’avais les jambes qui tremblaient en me déshabillant, 134282.jpg

et mes tremblements n’ont fait que s’accentuer lorsqu’elle m’a pénétrée avec cet engin divin, si long et si dur, qui m’investissait totalement, allant au plus profond de moi-même.

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Le plaisir m’a tétanisé, m’emportant dans des contrées que j’ignorais, le plus loin possible, bien au-delà de mes ressources.

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Puis, étrangement, d’autres besoins sont montés en moi. L’envie d’un homme, d’un sexe d’homme. Mon homme. Il était là, pas loin, à regarder, et quelle choc émotionnel quand nos regards se sont croisés. Il était partagé entre jalousie et désir, tristesse et excitation, et il a compris que je souhaitais sa présence.
Là, j'ai vécu l'extase. Deux personnes qui me
caressaient, m'embrassaient, me léchaient

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et je me disais :
” Wow ! c'est extra ! Deux personnes pour moi toute seule. Une femme, avec son corps et ses caresses uniques, et un homme, celui que j’aime, avec son corps et ses caresses uniques. Moi qui adore les préliminaires, j’étais aux petits soins, les caresses pleuvaient de la tête aux pieds sans qu’un centimètre de ma peau soit épargnée. C'était vraiment merveilleux ! La femme avait abandonné son gadget pour utiliser toutes les parties naturelles de son corps, dépassant de loin en audace et perversion mon mari qui ne savait plus trop quoi entreprendre pour me procurer d’autres sensations. Un moment, j’ai constaté qu’il avait aussi envie de caresser cette fille, mais le pauvre n’osait pas ! Il était tellement touchant ! Alors je l’ai encouragé à le faire, et cela m’a excitée au plus haut point de le voir faire l’amour à une autre fille. Elle avait des ressources incroyables, brûlante comme de la braise, et une pointe de jalousie me serrait aussi le cœur lorsque je la voyais faire à mon mari des choses que je ne lui avais jamais fait, comme lécher ainsi son sexe et aussi les fesses, en partant de la nuque jusqu’aux cuisses. Le sacripant en redemandait, alors je prenais moralement des notes, en me jurant une nuit de lui faire les mêmes choses et lui prouver que je pouvais faire encore mieux !
Suite à cette expérience, j'ai appris à ressentir une véritable attirance pour les femmes. J'ai tenté de coucher avec un autre homme, un illustre inconnu qui s'était avéré un trés bon amant

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Si bon qu'il m'a donné plus de plaisir que mon mari - ce que je ne lui avouerai jamais - mais bien moins bon qu'avec mon adorable libertine !

Alors, oui, j'ai refais l'amour à une autre femme. Et c'était encore divin.

Si intense que je renouvelle l’expérience dés qu’une occasion se présente. Mon mari ne me suffit plus, et ce malgré tout l’amour que j’ai pour lui. Avec une femme, c’est unique. C’est sexuel, charnel, fort et passionné, et même une alchimie si vivace que je me demande des fois si je ne vais pas basculer de façon définitive de l’autre côté… Et, en y réfléchissant, cela ne me gênerait pas de tomber un jour amoureuse d’une autre femme…

Qui joue avec le feu…

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